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Abidjan :«OUI, AUTOUR DE NOUS, LA MENACE TERRORISTE EST CHAQUE JOUR PLUS ANGOISSANTE», SORO GUILLAUME.

 DSC_9479Un  séminaire régional UIP à l’ intention des parlements d’Afrique sur la mise en œuvre de la  résolution 1540 du conseil de sécurité des nations unies s’est ouvert à Abidjan. Séminaire au cours duquel le président de l’assemblée nationale ivoirienne Soro guillaume a exprimé son inquiétude face  à la montée du terrorisme avec pour cible la jeunesse désœuvrée.

 «Je me souviens que l’an dernier, lors de mon passage à Genève, à la faveur de la 41ème Session de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, j’avais, au cours de la visite que j’ai rendue au siège de l’UIP, sollicité l’organisation en Côte d’Ivoire d’une telle rencontre consacrée à la question de la prolifération des armes de destruction massive et à la menace qu’elles font peser sur la paix et la sécurité internationales en général et sur celles de notre continent en particulier.

 Aujourd’hui, je suis heureux de constater qu’une suite favorable a été réservée à cette sollicitation et c’est pourquoi je m’empresse d’adresser mes sincères remerciements aux principaux dirigeants de l’UIP représentés ici par son Secrétaire général, mon frère et ami, Monsieur Martin CHUNGONG » a déclaré Soro Guillaume, Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, lors du séminaire régional organisé à l’intention des parlements d’Afrique, par l’Union interparlementaire, sur la mise en œuvre de la résolution 1540 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, en partenariat avec le Comité 1540 et le Bureau des affaires de désarmement des Nations Unies.

Il note que  la Représentation nationale ivoirienne considère  la tenue dudit séminaire comme une  marque de confiance et de respect à son égard et s’en réjouit grandement. Il ne manque pas de saluer   ses collègues Présidents  notamment de l’Assemblée de l’Union des Comores, le docteur Abdou OUSSENI, à qui il a rendu visite en octobre 2014.

De même, des hommages déférents seront adressés à Madame MENSAH Williams Margaret, Présidente du Conseil National de Namibie. La présence de  l’Ambassadeur Isidore Marcel SENE, Vice-Président du Comité 1540 du Conseil de sécurité des Nations Unies   en partenariat dans l’organisation de cette rencontre, et celle de   Madame OLATOKUNBO Igé, Directrice du Centre Régional de l’ONU pour la Paix et le Désarmement en Afrique, et représentante du Bureau des Affaires du Désarmement des Nations Unies à ce séminaire, ne passeront pas sous silence.

DSC_9370Se penchant sur l’objet de cette activité, le président du  parlement ivoirien relève la pertinence pour son pays et pour le continent africain de la problématique que sous-tend le thème qui est proposé à la réflexion, à savoir : «Encourager les parlements nationaux à promouvoir la mise en œuvre de la Résolution 1540 du Conseil de sécurité ». 

Faut-il le rappeler, cette résolution vise à engager les gouvernements à appliquer des lois et des réglementations efficaces afin d’empêcher l’accès aux armes de destruction massive par des acteurs non étatiques. L’actualité récente, indique-t-il dans  les sous-régions, plus spécifiquement avec la montée fulgurante du terrorisme, ne peut continuer de   laisser indifférents.

Depuis le 28 avril 2004, date à laquelle le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté à l’unanimité la Résolution 1540, la prolifération des armes nucléaires, chimiques et bactériologiques n’a cessé d’être une menace pour la paix mondiale.

« Oui, autour de nous, la menace terroriste est chaque jour plus angoissante. Hélas, en dépit des graves menaces qui pèsent, c’est quelque fois le propre de l’homme de croire que ceci est une vue de l’esprit et que le kamikaze ou le porteur d’une ceinture piégée commettra forcément son forfait ailleurs et bien loin de nous ! 

Hélas, ce n’est toujours qu’après que le mal ait été commis que nous nous réveillons subitement pour constater la triste réalité. Mais à ce moment-là, bien souvent, c’est déjà trop tard : une stratégie sécuritaire ne peut être efficace que si elle ne se contente pas de réagir aux circonstances, elle se doit d’anticiper et de se prémunir, en amont, face à toutes les actions de déstabilisation et de destruction susceptibles de se produire. 

Aujourd’hui sur notre continent et dans le monde, devant la facilité avec laquelle des meurtres sont perpétrés par des individus ou des groupes terroristes disposant d’armes étonnamment dangereuses, il y a lieu d’élargir nos champs de réflexion sur la façon de mieux cerner ces menaces afin qu’elles apparaissent en bonne place dans les politiques de sécurité qui sont proposées et mises en œuvre par nos gouvernements», s’indigne-t-il.

DSC_9370Il fera allusion  à la fragilité des jeunesses face à des phénomènes comme le terrorisme qui, bien fréquemment, fait miroiter devant elles l’appât du gain facile auquel elles ont tendance à succomber facilement.

 «Les exemples récents montrent bien que la jeunesse constitue, malheureusement, le vivier du terrorisme, même si, paradoxalement, ce vivier est sacrifié et devient son tombeau. Que la pauvreté et la précarité en soient le terreau, nul ne peut le nier, et c’est pourquoi notre propre responsabilité se trouve engagée : qu’il faille lutter contre les terroristes, c’est vrai ; mais qu’il soit tout aussi important, sinon plus, de lutter contre l’émergence du terrorisme, c’est encore plus vrai. 

Rendons-nous à l’évidence : Lorsque l’on observe combien des jeunes enrôlés et endoctrinés font preuve d’une créativité sans limite dans l’exercice de la violence, on peut, non sans sueur froide, imaginer l’excitation qui peut être la leur à posséder des armes de destruction massive et à en faire usage, au nom d’un certain idéal, fut-il utopique ou mensonger. 

C’est pourquoi, je considère que la question de la sécurité ne peut être regardée de façon autonome, mais qu’elle devrait aussi croiser les politiques sociales notamment celle à l’égard et en faveur des jeunes, de leur éducation, de leur formation, de leur intégration harmonieuse dans le tissu social », rappelle-t-il.

DSC_9479« Il faut rester vigilant poursuit-il en sachant promouvoir l’école de la vie et faire taire les sirènes trompeuses de l’école de la mort ! C’est une vigilance sur laquelle, nous parlementaires, pouvons être efficaces au moment de l’examen des projets de lois et des budgets qui nous sont soumis par le Gouvernement. C’est bien là l’une des composantes essentielles de la responsabilité que nous partageons  avec l’Exécutif, dans  un domaine aussi réservé que celui de la sécurité », conseille  Guillaume Kigbafori SORO.

LA REDACTION

 

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