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ABIDJAN :ASSASSINAT DE BALLA KEITA, BOGA DOUDOU, DALY OBLE, DAGROU LOULA…DES PROCES QUE LES REGIMES ONT PASSE SOUS SILENCE

 balla  boga_doudou Le verdict du procès de l’homicide du feu Général Robert Guéi est tombé la semaine dernière à Abidjan. Après plusieurs mois de confrontations entre l’accusation et la défense, le tribunal militaire d’Abidjan a enfin tranché. Trois prévenus notamment le Général Bruno Dogbo Blé ancien commandant de la garde républicaine, le Commandant Anselme Séka Séka chef de la sécurité rapprochée de l’ex Première Dame Simone Ehivet Gbagbo et le Maréchal des logis Séry Daléba ont été condamnés à perpétuité.

 Ex-chef de la junte militaire, le Général Robert Guéi prenait les commandes de la Cote d’Ivoire à l’issu d’un coup d’Etat militaire contre Henri Konan Bédié alors président. Pour un pays qui ne connut que paix et stabilité depuis son indépendance en Aout 1960, ce coup de force de Décembre 1999 marquera le début d’une longue période de crise armée auquel le pays fera face.

 Durant ce cycle infernal de violence, ils seront nombreux, tous de braves hommes animés d’un patriotisme incontestable à perdre la vie. Ainsi, pendant que le pouvoir du Président Ouattara  remue ciel et terre pour faire incriminer les tueurs du Général Guéi, plusieurs autres assassinats demeurent malheureusement irrésolus.

 Déjà en Aout 2002, cinq semaines avant le coup d’Etat manqué de septembre 2002 qui se soldera par la suite en une rébellion armée, le Professeur Balla Kéita, ancien Ministre de la recherche scientifique sous le Président Houphouët, trouvait la mort de façon mystérieuse. Selon BOGAles résultats de l’autopsie, Monsieur Balla Kéita à cette époque Secrétaire Général de l’Union pour la Démocratie et la Paix en Côte d’Ivoire, formation politique du feu Général Robert Guéi, montra qu’il fut poignardé à plusieurs reprises dans une villa des hôtes qu’il occupait à Ouagadougou.  Pourtant il bénéficiait d’un statut de réfugié politique et était sous la charge et la protection des autorités Burkinabés.

Que dire également de l’assassinat du Ministre de l’Intérieur Boga Doudou dans la nuit du 18 au 19 Septembre 2002 alors qu’il revenait d’une mission à l’étranger. Considéré à cette époque comme étant l’homme fort du régime Gbagbo, Maitre Boga Doudou était une des cibles principales des assaillants qui ont attaqué Abidjan cette nuit. Il sera abattu à son domicile par des hommes armés qui nourrissaient une seule idée à savoir, porter atteinte aux institutions étatiques du pays.

Même sort pour les Colonels Daly Oblé et Dagrou Loula. Respectivement commandants militaires dans les régions de Bouaké et de Korhogo, ils seront également tués par des individus armés au cours de cette folle nuit du 18 au 19 Septembre 2002. Qu’avaient ils commis pour subir un tel jugement de la part des assaillants ? Peut-on s’interroger.

Autant de crimes qui demeurent jusque-là irrésolus.

Une vie ne vaut pas mieux qu’une autre. Sous le régime de Laurent Gbagbo, aucun  procès n’a été ouvert pour faire la lumière sur tous ces crimes restés  impunis et on ne sait trop  pourquoi comment expliquer que des proches de l’ex-régime soient assassinés et qu’un silence total entoure ces faits ?

assassinat Boga et ballaAlors si le gouvernement Ouattara s’est attelé à faire condamner les assassins du feu Général Robert Guéi, il doit en faire autant pour toutes ces valeureuses personnalités, victimes de la machination de certains politiciens véreux. C’est pourquoi le Président Alassane Ouattara doit mettre tout en œuvre pour que la justice ivoirienne soit véritablement indépendante. De sorte à redorer le blason d’une justice que la majeure partie des ivoiriens ont vomis.

                                                                                       DAVID GOGBE

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