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Noix de cajou :«La perspective du secteur karité est son industrialisation», M. Aly Kéita, Directeur Général de Karité Afrique

anacardes recolte-anacarde-1130x600Prenant part à la réunion-bilan à mi parcours de la campagne 2016 de commercialisation des noix de cajou qui s’est tenue le weekend dernier à la CAISTAB, M.Aly Kéita, Directeur Général de Karité Afrique explique sa présence en ces termes :

« Nous sommes aux côtés de la filière Coton-anacarde  en tant qu’apprenant parce que cette filière, notamment le Conseil du coton et de l’anacarde a fait la preuve de ses compétences sur le terrain et la filière karité qui est naissante, est en train de s’organiser parce que les acteurs étaient en association et en groupements…On a pu mettre en place plus de 62 sociétés coopératives…

ACAJOUAujourd’hui, nous nous appuyons sur la filière Coton-anacarde pour que nous puissions avoir les meilleurs rendements de la mise en place d’une interprofession forte.  Parce qu’aujourd’hui, nous sommes prêts à aller à une interprofession car le secteur karité est face à des défis qui sont énormes : il y a les défis organisationnels, de formation, mais l’essentiel pour nous comme l’a dit le ministre Sangafowa Coulibaly, il faudrait que toutes ces filières puissent aller aujourd’hui à une interprofession forte », a-t-il déclaré.

« La filière karité est prête à aller à une interprofession forte »

Cet acteur important de la filière Karité n’a pas manqué, à cette occasion, de décliner les perspectives qui se présentent à ce domaine d’activité en plein développement en Côte d’Ivoire :

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« Les perspectives aujourd’hui, c’est l’industrialisation du secteur Karité, parce que force est de constater que sur les 5 millions de tonnes de demandes sur le marché international, la Côte d’Ivoire n’est pas fournisseur de beurre de Karité. Il faudrait que nous industrialisions le beurre de Karité pour que nous soyons un pays fournisseur, mais en même temps, il faudrait que les matrones de karité qui sont les femmes, soient formées, non seulement à la bonne pratique, mais aussi à la fabrication du savon et de tous les produits dérivés du beurre de karité.

Ces femmes ont besoin d’être formées pour ne pas qu’elles soient les oubliées de l’industrialisation du secteur karité. Evidemment si aujourd’hui l’industrialisation prend un pas sur l’artisanat, nous aurons tué un pan des acteurs du karité qui sont nos matrones ACAJOUmaîtrisant ledit secteur. Donc, en allant à cette industrialisation, il faut permettre à ces femmes de fabriquer du savon, des pommades et tous les autres produits à base de karité de sorte qu’elles puissent contribuer, d’abord à leur propre autonomisation, mais aussi participer à l’émergence de la Côte d’Ivoire en mettant les produits dans les grandes surfaces », note-t-il, pour conclure.

H.G.

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