Abidjan-Victorine Soko: «La journée de la photographie, c’est reconnaître sa contribution dans la transformation de l’humanité », pdte de l’OFREPCI 

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Elle continue d’écrire l’histoire de la femme photographe  avec l’organisation qu’elle dirige et composée de femmes reporter-photographes en Côte d’Ivoire. Plusieurs expositions et autres activités  à son actif Victorine Soko Kadja, présidente de l’Organisation de femmes reporter-photographes de Côte d’Ivoire-OFREPCI, n’a jamais été vaincue par l’adversité réservée parfois par la vie. Elle va ici loin dans les ambitions de son organisation avec ‘‘ledebativoirien.net’’,  à l’occasion de  la journée mondiale de  la photographie…Une question du genre ! sokosov

Parlez-nous de  l’histoire de votre premier appareil en cette  journée de la photographie. Et dites, à la tête d’une organisation de  photographe, comment vous est venue cette passion  pour la photographie ?

Juste  une grâce de  Dieu. Mais simplement  je dirai que c’est  un grand  frere de la radiodiffusion ivoirienne qui m’a mise  sur ce  chemin. Le journaliste Paul Dokui.  Voilà et je lui rends hommage. Pûis  il y a eu  le maire Gaza Gazo, et cemla remonte loin dans les années du retour au  multipartisme en Côte d’Ivoire.  Vous  voyez-bien que les  souvenirs sont vraiment  lointains. Mais j’ai fait le  chemin dans plusieurs rédactions ivoiriennes et dans des associations de repportres photographes.

Aujourd’hui c’est avec fierté que  je parle de cette passion et de ce métier de  photographe. Car la photographie, c’est  l’écriture de la lumière. Et la femme c’est la lumière. Donc  nous sommes en avant de l’humanité. C’est  pourquoi  à la tête de l’association baptisée l’Organisation des femmes Reporters-photographes de Côte d’Ivoire, nous nous donnons pour  mission de  participer  avec cette  lumière que nous tenons à longueur de  journée, au développement de  notre nation. Parce que la femme et la jeune fille  ont un très  grand  rôle  à jouer dans la construction de  notre nation qui  est en marche vers  l’émergence.

https://youtu.be/B3KkLBj8Soo

 

victorine soko femme internationale1La journée de la photographie, c’est reconnaître sa contribution dans la transformation de l’humanité. Je profite de cette  journée  pour remercier toutes le femmes battantes. Je salue  madame Affissiata Bamba-Lamine, la ministre de  la Communication qui ne ménage aucun effort  pour nous accompagner. Donc la tutelle de la presse et média en Côte d’Ivoire. Mais une femme porte-parole adjointe du gouvernement ivoirien. C’est un honneur pour nous les femmes reporters photographes, elle nous le rend  bien parce qu’elle croit en nous les femmes photographes. Donc nous sommes prêtes  à l’accompagner dans  toutes ces actions.

 Et je salue le  courage de ces  vaillantes femme au sein de  l’Ofrpreci.

Quel sens donnez-vous à la journée  internationale de la Femme journée, après la  journée de  la photographie?

Pour moi cette  journée n’a pas pour sens de  magnifier la femme dans sa beauté  physique, mais  plutôt  célébrer une autre dimension de la beauté de la femme. Il s’agit de la magnifier dans ce qu’elle fait. Sa capacité de transformer la  vie, de transformer le monde  par son travail. C’est reconnaître sa contribution dans la transformation de l’humanité, sa contribution de contenir le  monde auprès de l’homme et de bâtir un monde meilleur. Sa contribution au développement de la nature par son courage c’est ce que traduit la célébration de cette année avec son thème: ‘‘l’autonomisation de la femme’’. Une femme autonome, c’est un  monde autonome.

Vous êtes  une femme leader puisque vous êtes  à la tête d’une organisation de femmes reporters de médias et institutions. Quel est l’apport d’une femme leader au développement d’une nation?

Je dirai qu’elle contribue dans son entièreté au développement de par son action parce qu’une femme leader, elle se donne  à fond  pour entreprendre et réussir dans l’appui à la transformation des autres de façon harmonieuse. C’est pourquoi je voudrais rendre hommage à celle que je considère comme notre maman à tous ‘’La Vierge Marie’’ ; c’est notre maman. Vous savez, la photographie, c’est l’écriture de la lumière, or pour moi la lumière c’est la Vierge Marie, donc je lui rends hommage, parce que cette lumière  nous permet d’écrire les événements qui se déroulent partout dans le monde pour les générations futures.

victorine soko président des femmes reportes photographes ledebativoirien.net

Je rends aussi hommage, pour revenir à notre monde, à Agnès Kraidy, journaliste qui est une femme dynamique et engagé pour la défense de la cause de la femme. Nous pensons à initier un prix dénommé : ‘‘la meilleure photoreporter prix Agnès Kraidy’’, car elle donne envie de faire ce que l’on a envie de faire.

Je rends hommage à la directrice général du Conseil Café-Cacao, Touré Litse Massendjé. Sansnous connaitre elle nous a appuyées lors de notre première exposition photo en partenariat avec l’AIP. Grace à elle, la filière café-cacao a été stabilisé…C’est pourquoi l’OFREPCI a décidé de rendre hommage aux 100 femmes de la filière café-cacao. Ce sera  une grande exposition photo à travers  une tournée nationale pour montrer le dynamisme de la femme dans ce secteur.

Je rends hommage à la directrice de l’AIP Bary Sana qui a permis notre première exposition photo sur la femme active. Nous  préparons  un partenariat Ofrepci-Aip. Je rends  hommage à la Directrice général du FSDP Mme Bérénice N’guessan,  qui œuvre pour le plein épanouissement des entreprises de presse et des  organisations  professionnelles de ce secteur. Par ses actions, une subvention est apportée à ce milieu avec constance. C’est cela la femme quand elle décide de travailler. Nous saluons son énergie  à la tête de cette institution publique.

Quelles sont les ambitions de votre organisation?

Lorsque nous avons  mis sur pied cette organisation de femmes reporters photographes de Côte d’Ivoire, nous nourrissions l’ambition de rendre heureuses chaque femme  photographe. Et c’est  notre ambition à ce jour! Par exemple, pour cette année 2016, nous avons envisagé: «L’opération  une femme photographe,  un appareil photo’’ ; c’est son instrument de travail, ce qui la rendra autonome.

Il ya aussi l’opération, ‘‘une photographe  une assurance’’, ‘‘une photographe  un toit’’. Parce que nous écrivons silencieusement l’histoire du monde  à travers les images, et  pour ce fait, le monde doit nous rendre  à la hauteur de ce que nous faisons  pour lui, c’est-à-dire,  l’immortalité des faits par un simple cliché.

Nous dénonçons, nous bâtissons, nous transformons le monde  à travers nos  images. La photographie permet d’identifier, de transformer la laideur, la beauté, elle magnifie.

Nous ambitionnons le renforcement des capacités des membres de  notre organisation. C’est là que nous lancerons le prix de la femme leader. La meilleure photographie qui présente la femme active dans toute sa dimension. Il y aura aussi le prix Dagri Diabaté. Nous voulons rendre hommage  à la fille d’un grand photographe ivoirien.  Elle fait la fierté de la femme, c’est la grande chancelière. 

Aujourd’hui quel  message lancez-vous à la jeune fille ?

victorine soko président des femmes reportes photographes ledebativoirien.net

Je dis à la jeune fille qu’il faut aller à l’école. On n’y chicotte plus, c’est dommage, je n’encourage pas la chicotte, mais je dis  à la jeune fille qu’aller à l’école, c’est une très bonne chose. On ne regrette  pas demain. Nul ne sait son avenir, mais chacun peut faire de son avenir ce qu’il veut.

Toute petite je disais à ma jumelle que je voulais faire de communication, journaliste et elle disait qu’elle voulait me soigner. Aujourd’hui c’est cela, je suis dans le secteur de la communication, président de l’OFREPCI et elle est Déléguée médicale. Donc chacun peut essayer de décider ce qu’il peut faire de sa vie. Toute petite au lycée j’étais déjà la présidente de filles, je rassemblais et j’aimais partager. Aujourd’hui je ne regrette pas d’être une photographe-reporter. Je suis fière de ce que je fais et j’encourage la jeune fille à être fière de ce qu’elle fait et ce qu’elle entreprend.

On ne peut être leader sans un don de soi. Etre leader cela ne se décrit pas, cela se vit. On ne triche pas. Le leadership ne se vit simplement. Je rends hommage à toutes les femmes,  aux premières Dames Henriette Bédié et Dominique Ouattara  pour ce qu’elles font auprès de leurs époux, c’est grâce  à elles que nous avons la paix. Parce qu’aux côtés de grands hommes  il ya de grandes femmes. Merci pour ce qu’elles  font auprès de ces présidents. Mais je n’oublie pas la grande Chancelière Dagri Diabaté. Je rends hommage à toutes ces femmes photographes qui immortalisent la vie. Elles continueront d’écrire l’histoire de la vie avec la lumière du cliché. Et dire que l’OFREPCI accompagne l’émergence de la Côte d’Ivoire.

Ledebativoirien.net

Par H.MAKRE

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