A la sortie de la crise militaro-politique en Côte d’Ivoire durant près d’une décennie,  un décret le 8 aout 2012 crée  l’Autorité pour le Désarmement, la Démobilisation et la Réinsertion (ADDR), organe national ayant pour mission d’orienter, coordonner, superviser et effectuer le suivi de l’exécution des travaux de désarmement, de démobilisation et de réinsertion des ex-combattants issus des crises survenues depuis 2002.

Par la suite une Cellule de coordination suivi et réinsertion des ex-combattants mise en place sera placée sous l’autorité de Monsieur AGO Christian, Coordonnateur de la CCSR dans le cadre de la réalisation du projet ADDR. L’opinion aura suivi la passe d’arme entre les cabinets sollicités  à cet effet et  l’équipe du coordonnateur. Mais depuis quelques semaines la crise est refermé. Le porte-parole desdits cabinets Gbamélé Joseph revient sur cette affaire en affirmant haut que le coordonnateur Christian Ago n’y était pour rien ! Suivez-le avec ledebativoirien.net  

Une profonde crise a opposé les cabinets que vous représentez au  coordonnateur de  la cellule du suivi et réinsertion des ex-combattants. Mais voilà que depuis quelques semaines tout semble calme comme si de rien n’a été. Que s’est-il passé entre temps ?

Il y a eu simple  diverses  interprétations  autour d’une question de factures impayées pour les prestations réalisées dans le cadre du projet ADDR. Il y a que des prestations qui ont été faites, depuis juin 2014 n’ont pas été réglées par l’ADDR, jusqu’à la période de  mai  2016. En mars 2016 le coordonnateur de la CCSR, monsieur Christian Ago avait fait savoir  aux cabinets prestataires que l’Etat avait fait un effort en mettant un fonds à la disposition de la CCSR. Il voulait payer les cabinets, mais pour la crédibilité du processus de paiement, il  a souligné qu’il fallait  une évaluation ou un audit du travail fait. C’est à l’issue de cette évaluation qu’il y a eu quelques désagréments.

Il y a qu’en face de cabinets, il n’y avait pas eu quelqu’un pour nous donner les bonnes  informations et pour nous rassurer, parce que  nous sommes des cabinets prestataires et avions le personnel à dos. Des personnes  qui ont travaillé deux années sans traitement. C’était difficile à gérer. Pour nous, c’étaient des pressions  que nous avons  voulu  porter  à la connaissance de  l’opinion de sorte  à rassurer nos employés de ce que nous n’avions pas effectivement l’argent  pour les payer et qu’enfin, une solution soit trouvée  par les autorités. Cela a créé des  incompréhensions. Aujourd’hui la situation est réglée. Car depuis le  22 février  2017,  les dernières factures  ont été payées aux cabinets.

Mais vous y êtes allé un peu fort dans les déclarations..

C’est vrai, il y a eu quelques  interprétions tendancieuses qui  ont dû porter  préjudice et désagrément à l’honorabilité des certaines autorités, notamment au coordonnateur de la CCSR. Nous  voulons lever toute équivoque. Il ne s’est   agi aucunement de détournement de fonds comme cela a été dit par les médias ; mais d’un retard de paiement des factures. Nous avons ressentis cela douloureusement et cela a porté préjudices à son honneur.

Nous n’avons pas été toujours au faite de  l’information, mais aujourd’hui tout va bien puisque qu’avec le paiement effectué par le coordinateur,  les cabinets prestataires ont repris leurs activités.

C’est vrai que tout va bien  comme vous le dites, mais  il y a eu que certaines informations diffusées ont dit que ceux qui détenaient les fonds s’étaient enfuis avec ou détournés ; quel commentaire faites-vous ?

Je veux préciser clairement qu’il n’y a eu, ni de détournement d’argent,  ni de fuite des responsables de  la structure avec  l’argent destinés aux cabinets prestataires. Il y a eu des interprétations qui ont été faites surtout qu’il  s’agissait d’argent. Mais  nous le collectif des cabinets prestataires, nous avions deux objectifs dans nos revendications. D’abord ; il s’agissait dans notre démarche de rassurer nos travailleurs que nous n‘avions  pas encore reçu de fonds. C’est vrai face à la pression familiale, ils ont par moment ressenti que les responsables des cabinets avaient été payés et qu’ils refusaient de faire face à leurs obligations vis-à-vis d’eux. La deuxième chose, c’’était d’attirer l’opinion sur cette situation et inviter les autorités à quelque niveau que ce soit à l’effet de trouver  une réponse  à nos préoccupations.  Mais  à aucun moment,  le collectif n’a pris une initiative allant dans le sens d’incriminer le coordonnateur.

Mais lui, l’a vécu comme une attaque  personnelle contre sa personne…

C’est vrai, ce que vous dites, mais il n’a jamais été question  pour les cabinets de salir qui que ce soit. Mais quand il s’agit d’argent,  il y a toujours des  interprétations qui plus ou moins ont atteint son image. Nous avons eu une  ou deux occasions de lui traduire tous nos regrets  face à cette situation. Nous n’avons jamais de façon délibérée tenté d’atteindre à son honorabilité. Et nous affirmons  ici à l’opinion qu’il n’y a jamais été question de détournement ou de fuite avec des fonds, mais d’un simple retard de paiement de factures. Retard  qui a été douloureusement ressenti par les prestataires face  à la pression de leurs travailleurs.

Monsieur Ago Christian n’a jamais détourné l’argent des cabinets et  nous ne lui avons jamais prêté cette  intention. Il a servi là où il a été invité à le faire par l’Etat. Le résultat de l’ADDR a été apprécié par la communauté internationale et les bailleurs de fonds. Il est responsable de cette réussite, celle de la réinsertion des ex-combattants en Côte d’Ivoire et cela doit être reconnu.

Alors qu’elles sont ou seront la nature de vos relations désormais avec le coordonnateur Christian Ago ?

Nous avons acquis  de l’expérience dans la réinsertion des ex-combattants avec  le projet ADDR et des jeunes  à risques. Il est le coordonnateur de la CCSR qui a le programme de réinsertion des   jeunes en conflit avec  la loi.  Nous restons disponibles à appuyer l’Etat de Côte d’Ivoire dans sa  marche vers  l’émergence. Si le Coordonnateur Christian Ago nous sollicite, nous sommes prêts et disponibles à l’accompagner d’autant que nous n‘avons pas de problème particulier avec lui et lui non plus avec nous. S’il y a eu quelques zones d’ombres, nous disons qu’il est un homme intègre. Nous préparons une journée d’hommage pour le travail qu’il a abattu. Et ce  jour-là,  il y aura des ex-combattants et les cabinets autour de lui.

Entretien réalisé  par     H.MAKRE

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