Il a été bien  illuminé ce jour de  la rentrée de la première  législature de  la troisième république ! Un   contexte institutionnel nouveau en Côte d’Ivoire a entrainé selon le nouveau président de  l’Assemblée nationale  ivoirienne Soro Kigbafori Guillaume, un changement de  rythme et de nature dans le fonctionnement de l’appareil législatif.

Il n’a pas tout à fait tort quand  on y voit une entrée paisible de Maurice Kakou Guikahué, Secrétaire exécutif du parti de Bédié, à sa première mandature et celle de celui qui, un temps fut nommé  par le  gouvernement ivoirien, chef de file de  l’opposition, Pascal Affi N’guessan, lui  qui se dispute  la chaise  du  leader du Front  populaire  ivoirien, dans l’opposition avec Abou Drahamane Sangaré.

Le   tout  dans  un contexte  où désormais, l’Assemblée nationale partagera concurremment avec le Sénat, dans le cadre d’un système bicaméral, le vote des Lois de la République.  Est-ce la  traduction de l’évolution des schémas classiques du pouvoir politique qui verra jaillir en puissance des candidats hors-système ?

Pour Guillaume Soro, en effet, les tensions dans l’armée, les grèves des fonctionnaires, l’inquiétude des planteurs devant les fluctuations des cours du cacao, le chômage persistant, l’émigration de la jeunesse, rappellent qu’il y a encore de grands défis à relever pour asseoir la cohésion sociale en Côte d’Ivoire. Tout en notant la violence et la cupidité de certains dirigeants qui  compromettre durablement l’environnement social.

Il réveille Alassane Ouattara

Car pour  lui dans la configuration politique actuelle, le parlement est comptable des succès du Gouvernement comme de ses contreperformances. Et de lancer le concept  de l’approfondissement du Pardon et de la Réconciliation nationale entre tous les Ivoiriens, par-delà leurs communautés ethniques ou leurs appartenances ou sensibilités politiques.

Et d’appuyer : « la première marche vers le réveil définitif de notre jeune nation est sans aucun doute la Réconciliation entre ses filles et ses fils ».

Aujourd’hui encore,  argue-t-il : «La réconciliation dans notre pays reste manifestement  une quête à assouvir. Elle ne peut, au demeurant, ni se départir ni se défaire de son compagnon qui, à mes yeux, reste le Pardon ».

Et en conseiller du  pouvoir d’Abidjan indique-t-il, le mot ‘‘Pardon’’ signifie, « faire grâce, laisser vivre quelqu’un qui nous paraît condamné. C’est notre part de don de soi. Le pardon à autrui renvoie à un acte de politesse, un acte qui instaure la civilité entre les personnes, recréant entre ces personnes une relation de convivialité qui dissout le conflit qui les opposait dans le retour à la vie normale ».

 Ainsi renchérit-il: certains refusent de pardonner parce qu’ils croient que pardonner, c’est cautionner le mal qui a été commis ; certains encore, refusent de pardonner parce qu’ils croient qu’on leur impose ainsi la réconciliation;

D’autres, refusent de pardonner parce qu’ils croient que ce serait renoncer à la justice ; enfin, d’autres, fort pessimistes, refusent de pardonner parce qu’ils croient que c’est faire preuve de faiblesse.

«Au-delà de tout, le pardon c’est principalement la guérison des blessures du cœur, une hygiène intérieure par laquelle nous retrouvons la liberté d’aimer en nous débarrassant du poison de la haine et en évitant de laisser cette haine s’accumuler dangereusement en nous.

En définitive, le pardon, c’est l’acceptation mutuelle de revivre ensemble en mettant fin aux causes et pratiques qui nous ont opposés et faits atrocement souffrir par le passé ».  Mais  à qui  parle-t-il ainsi ? Ne dites  pas que c‘est au  président  de  la république Alassane Ouattara que celui qui n’est  plus son dauphin constitutionnel parle !

 «La  réconciliation nationale  suppose selon Soo Guillaume, un mouvement réciproque de chacun vers l’autre, un pas décisif vers le renouveau des relations humaines. Aucune société organisée ne peut se résoudre à vivre dans un contexte d’affrontement perpétuel. Lorsque la guerre arrive parce que les différends ont été exacerbés, le pardon et la réconciliation sont les seules conditions d’un retour à une vie paisible ». Quelqu’un l’a-t-il écouté 

H.MAKRE

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