« Nous sommes en avril 2017. Six années sont passées depuis la fin de la violence postélectorale. Mais il y a encore certains qui réclament le rétablissement de l’ordre ancien ; il y a dans notre Cité, un Pardon qui n’arrive pas à se donner, ou qui se donne de manière incomplète. Il y a des résistances au Pardon et à la réconciliation ».

SORO

Cette parole forte ne plait guère à Amadou Soumahoro l’intérimaire du secrétaire général qui s’effraie de la réorganisation du Front populaire ivoirien dans  l’opposition et qui voit en la personne de Guillaume Soro, une réelle menace à la succession de Ouattara en 2020. Car sera là après Ouattara ? La question mouvemente et rythme tout le souffle au RDR qui assiste allègrement  à la fin du mythe de  leur mentor. 

Mais Soro Guillaume  croit tenir le bout et d’appuyer encore qu’il en déplaise au RDR dont il est l’élu avec des ambitions très personnelles :

 « Vous me demanderez à quelles conditions devons-nous aller au pardon et à la réconciliation ? Le Pardon dans une société politique organisée ne peut avoir la valeur d’un don. Dans les affaires humaines, la repentance est ce qui conditionne l’acceptation du pardon. Pourquoi avoir honte de demander pardon quand on n’a pas eu honte de s’affronter ? Le courage, retenez le, dans le conflit ne vaut rien sans le courage dans la paix».

 Pour les  militants du RDR conduits par Touré Mamadou, voici ce que  Soro leur dit ;

«…à ceux de nos compatriotes qui se sont enfermés dans un autisme moral total, je les appelle au pardon. Il est temps qu’ils ouvrent leurs cœurs, comme nous ouvrons les nôtres ; qu’ils demandent pardon comme nous demandons pardon nous-mêmes ; qu’ils participent pleinement au jeu politique et que chacun respecte des règles justes, des mécanismes transparents dans la conquête, l’exercice et la transmission du pouvoir.

 Osons la Repentance. Osons le Pardon. Osons la Réconciliation. Osons l’Amour. Notre commune humanité nous le commande. Notre pays attend cela de nous. Nos amis et nos voisins nous y encouragent. Notre fraternité est bien plus forte que nos divergences politiques, idéologiques, sociales, ethniques, religieuses.

Espérons qu’il a été entendu!

HM

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