Alpha Condé, le président de la Guinée lors de sa visite d’Etat de 48 heures en France cette semaine a été reçu par son homologue français, François hollande, au palais de l’Elysée à Paris.   Alpha Condé s’est permis comme au temps de Sékou Touré des lendemains des  luttes de  l’indépendance de l’AOF, de  renégocier la liberté des  peuples  d’Afrique, autrement.  

Il s’est fait le porte-parole d’une autre Afrique auprès de la France pour poser la requête de la libération conditionnelle de l’ex-chef d’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo. Selon lui, il parlait au nom des chefs d’Etats suivants : Mahamadou Issoufou du Niger, Ibrahim Boubacar Keïta du Mali, Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso. Tous souhaitent la libération conditionnelle de leur Camarade Laurent Gbagbo.

«Nous ne voulons plus que les problèmes africains soient réglés en dehors de nous. Que les autres nous accompagnent, d’accord, mais pas que l’on nous dicte notre conduite. Tous les problèmes que nous avons sont liés à l’ingérence étrangère. Il faut couper le cordon ombilical. C’est-à-dire que nos relations avec la France, ou avec les autres pays, doivent être entre pays souverains, d’Etat à Etat, pour des intérêts réciproques…

 Nous sommes tous contre l’impunité. Et si on parle d’impunité, je crois qu’il y a dans le monde beaucoup d’exemples pires qu’en Afrique mais dont on ne parle pas. Est-ce seulement en Afrique qu’on massacre les gens ? Certains pays tentent de nous imposer des choses alors qu’ils n’ont jamais signé le traité de Rome et échappent donc à la CPI.

 J’attends du président Français une coopération entre Etats majeurs qui discutent d’égal à égal, et pas une relation de tutelle. Voyez la Libye ! C’est nous qui en payons les conséquences, pourtant nous avions prévenu. La Libye est aujourd’hui un cancer pour l’Afrique, un pays sans Etat, où prolifèrent les armes et le terrorisme. C’est ce dont nous ne voulons plus».

Le chef d’Etat français quant à lui a affirmé que la cour pénale internationale (CPI) travail en toute indépendance. Devant toutes les autorités, les hauts dignitaires de la France et quelques peu d’Europe, les hommes d’affaires et devant Hollande lui-même, Monsieur Alpha Condé, la voix décidée s’adresse à eux à ces termes :

« En Afrique, nous avons décidé d’être autonomes et de nous financer nous-mêmesNous avons constaté que les casques bleus ne nous apportent rien, nous avons donc décidé que vous ne nous apportiez que de votre aide matériel, mais que ça soient des troupes africaines qui se battent désormais chez nous pour régler nos conflits», déclare Condé, à l’endroit de l’Onu.

«Nous ne souhaitons plus que des soldats français aillent mourir en Afrique, mais nous préférons que l’Afrique prenne son destin en main, que vous aidiez à avoir des équipements mais que ça soient des Africains, comme nous sommes en train de le faire en Somalie qui se battent sur le théâtre des opérations »,  ajoute-t-il avant de renforcer :

 « Nous ne voulons plus être jugés par des Ong… »

Alpha Condé, au nom de l’Union africaine qu’il représente, de fait face résolument à la France en l’invitant à sortir de l’Afrique militairement et de revoir les nouvelles formes de relations économiques qu’elle devra désormais entreprendre avec l’Afrique, en créant de nouvelles formes de relations d’égale dignité.  Couper le cordon avec la France, mais cette fois-ci, autrement.

H.MAKRE avec autre presse

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