« Paquinou sous le Fromager 2017 », ce n’est pas  une blague  à la baoulé ! Une réalité qui a tenu toutes ses promesses en réunissant les populations de Gagnoa, à la Place Henri Kouakou, en présence  de l’ancien Premier ministre, Jeannot Ahoussou-Kouadio, et  du ministre des Infrastructures économiques de Côte d’Ivoire, Amédé Kouakou. Tous les artistes promis ont répondu présent à la grande  joie d’une population en liesse.

En raison d’une forte pluie qui a perturbé le concert, avec coupures de courant, les artistes ont fait vibrer les populations de Gagnoa aux sons d’une variété musicale, lundi matin de Pâques, mettant ainsi fin à trois jours de festivités (samedi-dimanche-lundi).

Cependant étaient en attraction, les artistes Luckson Padaud, Amani Djoni et Yodé du quartier Baoulé. Il était accompagné de nombreuses personnalités et cadres, dont les députés Bodi Théodore de Diégonéfla, Heilms François de Marcory, M Camara Vazoumana (ami personnel de les jours de Guikahué), Zahui Thomas (CESEC), Colonel Oka Bertin Amani (Douanes ivoiriennes),  Dr Nibéhi, Dr Konan Joseph du ministère du Tourisme, M N’guettia Marcel (cadre du PDCI et Directeur général de société) et bien d’autres qui sont venus soutenir le Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA, par ailleurs Président du groupe parlementaire dudit parti du Président Henri Konan Bédié.

Mme Yobouet Antoinette, présidente du comité d’organisation, M Kobri Etienne, porte-parole de la communauté villageoise de Babré, Dominique Kouakou, porte-parole de la famille Henri Kouakou, ont salué l’hommage rendu à l’illustre disparu, feu Henri Kouakou ( 1898-1988), arrivé à Gagnoa, en 1928. Et qui a tant donné à cette ville.

L’inauguration de la stèle immortalisant le patriarche Henri Kouakou, la remise de trophées aux équipes finalistes du tournoi de football doté de la coupe Henri Kouakou, la remise des dons, dont 1 million du parrain de la cérémonie, Ahoussou Jeannot, 3 millions du président Amédé Kouakou ont été faits à la grande joie des populations.

Kakou Guikahué règle ses comptes avec Djédjé Bagnon

Ainsi, le député de Gagnoa sous-préfecture, Maurice Kakou Guikahué a donc offert la fête de « Pâquinou » aux populations de Gagnoa au quartier Baoulé. Un acte qui est devenu une tradition, car c’était la 4ème  édition. Mais cette fois, la fête a été marquée par des surprises. D’abord, le baptême officiel de la Place abritant la cérémonie, du nom d’un patriarche qui a marqué le quartier Baoulé et la ville de Gagnoa.

A savoir, feu Henri Kouakou. Ensuite, la présence du ministre des Infrastructures économiques, Amédé Kouakou, l’un de ses «directeurs de campagne» pendant les législatives du 18 décembre 2016. Le député Guikahué a encore saisi l’occasion pour dire merci à ses électeurs en de termes clairs :

«Un adage dit : quand Dieu fait ton palabre, tu n’as plus besoin d’enlever ta chemise pour te battre. J’ai décidé de parler, parce que c’est Pâques et c’est la fête de la réconciliation. Je suis donc monté sur le podium pour parler aux chefs, pour leur dire que Guikahué n’a aucun problème. Car on entend souvent dire que Guikahué ne s’entend pas avec Djédjé Bagnon. Mais, je voudrais rappeler que le jour où on a intronisé le chef Gbizié Lambert, à la place Laurent Gbagbo, j’ai pris le chef de mon canton, Noel Gnagno et bien d’autres chefs et nous sommes  allés saluer Djédjé Bagnon».

Il poursuit :
On est allé chez lui, on s’est assis, on a bu de l’eau, on a échangé avec lui, pour dire que le petit frère est venu saluer son grand frère. Mais chez nous, quand tu finis de poser un tel acte, que dois faire l’autre ? Il doit aussi venir chez toi pour montrer que tout est bien fini. Mais depuis, rien !

Donc, je n’ai pas de problème avec quelqu’un. Je suis élu pour régler les questions de développement, à savoir comment faire pour avoir de l’eau potable, des routes praticables ou bitumées. Et ce que je veux que vous fassiez pour moi, c’est des prières pour que le mandat que vous m’avez confié, je le réussisse avec succès. Sinon, moi, Guikahué, j’ai déjà réglé mon problème, je n’ai pas de problème avec quelqu’un».

Quant au ministre Koffi Amédé Kouakou, il a félicité les Baoulé restés à Gagnoa pour fêter. «La transhumance doit s’arrêter». Et pour cause, à Gagnoa, les Baoulé sont chez eux, surtout pour certains qui n’ont jamais été dans la région d’origine de leurs parents. Pendant que nous fêtons ici, Djédjé Bagnon fête ailleurs, est-ce que cela peut apporter la cohésion?», s’est-il interrogé.

HM

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