De retour du 4ème Congrès du Global Greens ou des Verts Mondiaux, tenu à Liverpool (Royaume-Uni), du 30 mars au 2 avril 2017 et qui a été d’une riche expérience pour elle, l’ivoirienne Rose  Koné, à la tête Rassemblement de Verts Ivoirien(RAVI) affilié aux verts  mondiaux et membre de la Fédération des Verts Africains a porté la voix de la Côte d’Ivoire. Elle a confié que le gouvernement ivoirien à travers un département ministériel lutte pour un environnement sain mais reste insuffisante comme politique environnementale.

Elle l’invite au renforcement  de la démocratie participative, de la justice sociale, du respect de la diversité,  la non-violence, du développement durable et de la sagesse vis-à-vis de l’environnement.

«Car nous sommes conscients que la terre nous est prêtée pour en jouir et que nous avons la responsabilité de la transmettre aux générations futures dans le même, ou dans un meilleur état », indique Rose Koné.

 Et de poursuivre qu’au Congrès, la vision du RAVI sur l’écologie mondiale: «A Liverpool, nous avons affirmé le besoin de renforcer et de consolider notre cohésion politique ainsi que notre capacité opérationnelle, en tant qu’organisation des Verts mondiaux, devient de plus en plus urgent. Nous allons soutenir tous les Verts candidats aux élections. C’est ce que nous ferons  pour Dr Franck président de la Fédération des Verts Africains, candidat à l’élection présidentielle du Rwanda.


Il est essentiel que nous ne fassions pas que critiquer la corruption, mais que nous ayons comme priorité d’encourager et de soutenir les mouvements sociaux et les organisations de la société civile qui travaillent pour des gouvernements transparents et responsables, à tous les niveaux. C’est pourquoi nous envisageons mettre en place  une-plate-forme écologique en Côte d’Ivoire.

Il est essentiel que nous nous soutenions les uns les autres «avec amitié, optimisme et bonne humeur, et sans oublier de nous faire plaisir dans ce processus. Et grâce au «Bouclier Vert», nous pouvons dénoncer et dans une certaine mesure protéger les amis Verts activistes et les organisations souffrant de persécution dans leurs pays.

Le Rassemblement des Verts Ivoiriens-RAVI entamera une tournée nationale de sensibilisation en faveur de  la protection de l’environnement qui passe  par  une justice sociale».

L’ivoirienne Rose Koné qui a pris une part active au 4ème congrès des Verts Mondiaux, entend une véritable implantation nationale, étant  donné que les partis politiques classiques ne cessent d’entretenir les fractures sociales en ignorant totalement la justice sociale. Une justice qui repose en partie sur la prise en compte des  besoins des populations pour un
mieux vivre, par une répartition équitable des richesses de  la terre.

«Nous irons rencontrer le gouvernement  pour le point de la Cop 21 qui a dégagé des  moyens  en faveurs des gouvernements de  partout le monde en vue de lutter contre la pollution. Le gouvernement  doit faire le point de la Cop 21 qui a dégagé d’énormes  moyens financiers.

Nous irons par la suite à la rencontre des  populations  pour leur expliquer ce qu’entend faire le RAVI pour changer le mode de gestion des richesses du pays», explique la présidente du Rassemblements des Verts Ivoiriens.

 Qui sont les Verts Mondiaux

Rassemblant en 2017 quelque 90 partis Verts répartis dans quatre Fédérations continentales des Verts : Afrique, Amériques, Europe et Asie-Océanie, les Verts mondiaux créés en avril 2001 à Canberra (Australie), en tant que réseau de partenariat des partis politiques et mouvements politiques Verts du monde entier.

Ils constituent une nouvelle internationale politique qui entend changer le monde dans le sens du développement soutenable, de la justice sociale, de la protection de l’environnement, de la démocratie, en rupture avec les deux grandes familles qui occupent l’essentiel des postes de pouvoir dans le monde aujourd’hui, les conservateurs et les sociaux-démocrates.

Avec une difficulté majeure : la disproportion entre leur ambition politique titanesque et des moyens d’organisation et de fonctionnement presque nuls, compensés par la volonté, l’enthousiasme et le bénévolat.  Les Verts mondiaux n’ont longtemps eu qu’un salarié à mi-temps, ils n’en ont actuellement qu’une à plein temps !

Sont membres des Verts mondiaux les partis reconnus par les quatre Fédérations continentales, le plus souvent membres à part entière, d’autres pouvant être observateurs ou associés. Les Verts mondiaux travaillent aussi avec des organisations écologistes de la société civile qui participent sans droit de vote à leurs travaux.

 L’instance décisionnelle des Verts mondiaux est leur Congrès, qui a lieu environ tous les cinq ans, à chaque fois sur un continent différent. Chaque parti membre y a trois droits de vote. Le premier Congrès a eu lieu à Canberra en 2001, le second à Sao Paulo en 2008, le troisième à Dakar en 2012, le quatrième a eu  lieu à Liverpool du 30 mars au 2 avril 2017. Chacun a rassemblé environ 500 délégués venant de 70 pays.

Entre chaque Congrès, le travail politique, par exemple la rédaction de communiqués et déclarations sur les enjeux majeurs du moment, mais aussi le suivi et l’animation des Fédérations est assuré par la Coordination des Verts mondiaux, composée de 12 membres, chaque fédération continentale élisant trois membres (et trois suppléant-e-s.).

Actuellement les membres de la Coordination des Verts mondiaux sont :

Fédération des Verts d’Afrique :

Frank Habineza (Rwanda) et Adamou Garba (Niger)

Suppléants : Badono BDaigou (Tchad) et Robinah K. Nanyunga (Ouganda)

Fédération des Verts d’Asie-Pacifique :

Suresh Nautiyal (Inde), Yujin Lee (Corée du Sud) et Bob Hale (Australie).

Suppléants : Liaqat Ali Shaikh (Pakistan), Baliav Timalsina (Népal) et GuiaLimpin (Philippines)

 Parti Vert Européen :

Evelyne Huytebroeck (Ecolon Belique), Merja Känkönen (Finlande) et Eva Goes (Suède)

Suppléants : Peter Ungar (Hongrie), Josef Smida (République Tchèque) et Sergey Kurikin (Ukraine)

Fédération des Partis Verts des Amériques :

Fabiano Carnavale (Brésil), Carlos Ramon Gonzalez Merchan (Colombie) et Patricia Maldonado (Mexique)

Suppléants : Matilde Bajan (Guatemala), Leonardo Alvarez Romo (Mexique) et Manuel Manotas (Colombie)

 Ils sont aidés par une organisatrice ou coordinatrice, «convenor», l’Australienne Margaret Blakers, cheville ouvrière des Verts mondiaux depuis vingt ans, et d’une salariée (actuellement la Taïwanaise Keli Yen), ainsi que par 3 conseillers (l’Argentin Juan Behrend, la Suédoise Eva Goes et le Hollandais Bert Boer).

Les Verts mondiaux ont depuis 2013, date de l’adoption de leurs Statuts et de leur Règlement intérieur à La Paz, un statut juridique, avec un siège fixé à Bruxelles. 

Rose Koné est la porte-flambeau de ce mouvement  politique mondial en Côte d’Ivoire, voire l’Afrique en sa qualité de femme-leader.

HERVE MAKRE

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