Le village d’Aboboté dans la commune d’Abobo a été le théâtre d’un braquage le samedi 29 avril 2017. Le bilan de ce braquage fait état d’un blessé grave par balle et de plusieurs personnes dépouillées dont un journaliste.

 Des tirs d’armes à feu ont été entendus dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 avril 2017 dans le village d’Aboboté situé à la lisière des communes d’Abobo et de Cocody. Selon le témoignage d’une des victimes, le journaliste David Yala, la scène se serait produite aux environs de 23 heures non loin du collège Victor Loba’D d’Angré.

Il décrit la scène

Trois (3) individus dont un armé d’une kalachnikov et les deux autres, de pistolets automatiques, ont fait irruption dans une boutique du quartier se faisant passer pour des clients. Très tôt, ils mettent à exécution leur sinistre projet. Avec sa kalache, le premier se met à une des entrées de la boutique et monte la garde quand ses deux autres compères restent à l’intérieur.

Pendant qu’un des deux tente de franchir la grille de protection de la caisse, le second, avec de son arme à feu, séquestre et dépouille à tour de rôle les clients qui ont eu la malchance de se retrouver à cette heure au mauvais endroit.

Non satisfait de leur butin, les bandits tentent de braquer un gérant de cabine téléphonique juste à quelques pas de la boutique. Mais manque de pot pour eux, le jeune homme, un gros gaillard, ne se laisse pas faire aussi facilement. S’ensuit alors une bagarre avec l’un des malfrats qui ouvre le feu. Après s’être défaits de l’intrépide victime, les braqueurs embarquent dans un taxi avant de tirer encore deux autres coups de feu et disparaitre dans la nature.

Au total, on dénombre un blessé grave par balle. L’infortuné, un jeune homme de trente ans, qui profitait du week-end dans un maquis en face, a pris une balle perdue dans l’épaule droite.

« Je revenais du Dokoui où vit ma fille avec sa mère et je suis passé faire quelquesemplettes dans la boutique du quartier à Aboboté où je vis moi-même. Rien n’indiquait à première vue que des braqueurs se trouvaient à l’intérieur de la boutique puisqu’à cette heure, le village grouille encore de monde. Je pénètre dans la boutique et je suis accueilli par un individu qui tend un pistolet vers moi, me demandant de lui remettre ‘’tout l’argent’’ qui est sur moi, selon ses termes. 

C’est ainsi que je lui remets les deux téléphones qui étaient dans ma main. Non satisfait, le scélérat nous ordonne de nous coucher derrière les sacs de riz.

 Croyant avoir affaire à un gros bonnet, il me palpe les poches et prend les 100 000 qu’un ami venait de me donner pour la location d’un véhicule Peugeot 407 immatriculé 4434 GZ 01 destiné faire des courses ce même week-end. Pensant à un porte-monnaie, les voyous sont même partis avec les pièces du véhicule malheureusement. Nous avons saisi le commissariat du 34è arrondissement d’Abobo-Baoulé qui s’en charge », relate le journaliste encore sous le choc….

HM

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