Faut-il dépénaliser, dans l’absolu,  les délits commis par voie de presse ? A l’évidence,  la question divise le gouvernement et les  journalistes. Pour le premier,  non. En effet, pour l’exécutif, certaines infractions  commises par voie de presse doivent être assorties  de peines d’emprisonnement. Pour les journalistes, oui, car, selon eux, seules les amendes doivent être retenues comme sanctions en cas d’infractions commises par voie de presse.

Le débat s’est déporté à l’hémicycle et les députés n’arrivent pas à trancher la question. Les débats sont animés et souvent houleux, nous rapportent les réseaux sociaux. Tant mieux pour la démocratie. Seulement, je pense que les ivoiriens ont besoin voire le droit d’être informés et éclairés sur cette thématique.

Aussi, je suggère un débat contradictoire entre le ministre chargé de la communication et le président de l’union des journalistes. Ce débat aura le mérite d’éclairer davantage les députés et surtout les ivoiriens dans leur ensemble. Je pense que les journalistes n’auront aucune difficulté pour  organiser un tel débat. Il leur suffit simplement d’inviter monsieur le ministre et le patron des journalistes. C’est simple.

Geoffroy-Julien Kouao

Ecrivain et Analyste politique.

Auteur de « Côte d’ivoire : la troisième république est mal partie » et de « Et si la Côte d’ivoire refusait la démocratie ? »

© 2017, redaction. All rights reserved.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.