Après le décès du Mdl Kouatchi, Son appel au dialogue  pour une ‘’réconciliation vraie’’

Le lundi  22 mai 2017, toute la Côte d’Ivoire s’est réveillée, triste de constater  le décès, enchaîné sur un lit d’hôpital, du Maréchal des logis  ASSI KOUATCHI, prisonnier politique incarcéré et détenu à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), depuis 2012, pour « atteinte   à la sureté de l’Etat », chef d’accusation  générique réservé aux partisans du Président Laurent GBAGBO

Durant sa période de détention, et selon les rapports des  ONG des Droits de l’Homme et des associations des familles des prisonniers politiques, le MDL KOUATCHI ASSI a été non seulement l’objet de  tortures inimaginables  mais aussi et surtout  privé des soins que nécessitait son état de santé pendant plusieurs mois

Malgré les nombreuses interpellations du gouvernement par ces ONG et associations ainsi que des personnes de bonne volonté relativement aux traitements inhumains et dégradants dont l’ensemble des prisonniers politiques, civils et militaires sont l’objet, le régime est toujours resté sourd et indifférent.

La mort du MDL KOUATCHI ASSI, conséquence immédiate de ce mépris vient s’ajouter à une liste déjà trop longue de citoyens ivoiriens injustement  détenus pour la plupart sans jugement,  torturés et qui perdent la vie soit en prison, soit peu après leur libération, soit en exil.

Déjà le vendredi 19 mai 2017,  deux ans après leur  détention dans les plus tristes et redoutables prisons de la Cote  d’Ivoire pour « trouble à l’ordre public », Messieurs KOUA Justin et DAHI Nestor, membres de la Direction du Front Populaire Ivoirien, le Parti du Président Laurent GBAGBO sont  apparus au Palais de Justice d’Abidjan- Plateau, très amaigris, profondément affectés, cachant difficilement les séquelles des conditions de détentions cruelles,  deshumanisantes et dégradantes…

C’est le lieu  pour EDS de se poser la question de savoir, pendant combien de temps encore, le régime  va-t-il continuer à  fermer  les yeux sur les atrocités auxquelles sont soumis les prisonniers politiques civils et militaires,  qui de toute évidence accentuent la haine et la fracture sociale en Côte d’Ivoire.

C’est pourquoi, EDS  invite  instamment  les tenants actuels du pouvoir  à se projeter au cœur des réalités des populations ivoiriennes et  constater que depuis  le  11 avril 2011, de triste mémoire, notre cher pays va mal, très mal. ….

Les nombreux morts et  blessés « de trop » enregistrés lors « des récents  mouvements d’humeurs » des soldats mutins et des démobilisés avec pour corollaire  la  flambée des denrées alimentaires  sur nos marchés aggravant la paupérisation et l’insécurité  au sein de nos vaillantes populations, en sont la parfaite illustration.

EDS  réitère aussi son  appel aux  tenants actuels du pouvoir  afin qu’ils s’inscrivent résolument,   en  toute responsabilité dans la logique de la Vraie Réconciliation Nationale qui exige  la libération du Président Laurent GBAGBO, du Ministre Charles Blé Goudé, injustement détenus à la HAYE , et  la libération  immédiate et sans conditions de Madame Simone Ehivet GBAGBO et de tous les prisonniers politiques civils et militaires qui croupissent  encore dans les prisons.

En tout état de cause, «  EDS », fidèle à  la philosophie politique du «  Asseyons-nous et discutons » chère au Président Laurent GBAGBO, appelle l’ensemble de la population à demeurer mobilisé,  profondément  convaincu que  cette Réconciliation Vraie sera  le fruit d’un Dialogue franc, sincère, constructif et inclusif.

C’est le seul gage d’une Paix des cœurs et des esprits pour  un Développement Harmonieux  et Partagé   de la COTE d’IVOIRE,  notre patrimoine commun.

Fait à Abidjan, le 25 mai 2017

Pour EDS, Le  Président,  Professeur Georges- Armand OUEGNIN

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