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Côte d’Ivoire-endettement: Gbagbo avait-il réalisé un miracle?

Témoignage

Le PDCI a contracté en 40 ans une dette extérieure de 3232 milliards FCFA ; lorsque que l’actuel chef d’Etat Alassane Ouattara a pris la primature en 1990, la dette extérieure a augmenté et est passée de 3232 à 7789 milliards FCFA. Puis de 1994 en 1997 sous Bédié cette dette extérieure est passée de 7789 à 8986 milliards.

Au constat, seulement en 3 ans de primature M. Ouattara a contracté plus de dette que tous ses prédécesseurs.

Quand Gbagbo arrive au pouvoir, en octobre 2000, la situation économique du pays est  désastreuse. Le climat entre les bailleurs de fonds et la Côte d’ivoire est dégradé et cela est dû au fait que le gouvernement de BEDIE avait détourné 18 milliards FCFA alloués par l’Union Européenne au ministère de la santé alors  piloté  par l’actuel secrétaire Exécutif du PDCI.

Alors que le poids désastreux de la dette extérieure menace le Programme de refondation de Gbagbo

Laurent Gbagbo pour commencer à redorer la relation avec les puissances financières. Il s’emploie à rembourser sur un an, une partie de la fameuse subvention des 18 milliards de F CFA attribuée au départ comme don au ministère de la santé sous BEDIE. Du coup la confiance envers la Côte d’Ivoire renait alors Gbagbo attaque l’initiative PPTE.

La Côte d’Ivoire, était tellement endetté qu’il ne pouvait plus supporter d’autres engagements. Il était donc plus juste, pour Laurent Gbagbo de se battre pour sortir son pays de ce rang devenu une chaîne pour lui. Il valait mieux renoncer à ces honneurs artificiels  (consistant à surendetter son pays encore), afin de revêtir un habit de pays pauvre très endetté et bénéficier des facilités offertes à ce titre pour sortir de la pauvreté comme d’autres pays autour de lui et ensuite reconstruire le pays entièrement.

LE PPTE AVAIT DES CONDITIONS ET GBAGBO LES REMPLISSAIT

En effet, le programme de l’initiative PPTE comporte des «déclencheurs» qui sont des conditionnalités transparentes et qui, lorsqu’elles sont remplies pourraient aider à retrouver la confiance ou à tout le moins, le soutien des bailleurs de fonds. Ces conditionnalités sont de trois ordres : une politique macroéconomique satisfaisante, la rédaction et la mise en œuvre d’un document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) et une gestion rigoureuse des dépenses publiques.

Le DSRP est fondé sur la réalisation de programmes sociaux (dits pro-pauvres) en faveur des plus défavorisés. Il comporte ainsi des axes dont on pourrait dire qu’ils se rapprochent ou ressortent du programme économique de Laurent GBAGBO ou de la Refondation. On peut citer les axes suivants :

– «Axe 4 : amélioration de l’accessibilité et de la qualité des services sociaux de base, préservation de l’environnement, promotion de l’égalité du genre et de sécurité sociale ;

– Axe 5 : décentralisation comme moyen de participation des populations au processus de développement et de réduction des disparités régionales» ;

C’est donc avec cette conviction tactique et idéologique que Laurent Gbagbo engage dès 2001, des réformes ambitieuses qui séduiront vite l’ensemble des bailleurs de fonds.

Voici tout ce qui a permis à Gbagbo d’obtenir non seulement le PPTE et de rehausser l’image financière de notre pays. Malgré que le pays est coupé en deux, la gestion de Gbagbo séduit les créanciers du clubs de Paris qui procèdent à une annulation de dette de 435 milliards de francs CFA et un rééchelonnement de 1820 milliards sur un stock de dette estimé à 2255 milliards.

Il séduit aussi le club des créanciers de Londres qui procèdent à l’annulation de la dette d’environ 287 milliards de FCFA sur un stock estimé à 1435 milliards. Gbagbo remboursa les dettes dans un pays divisé en deux où la grosse partie était avec les rebelles. Laurent Gbagbo payait tous les fonctionnaires sans arriérés de salaires, il baissait le pays sans dettes.

Actuellement Alassane Ouattara avec  tous  les voyants en sa faveur ne fera pas mieux  que  Gbagbo. Il a encore en 6 années de gestion endetté le pays a plus de 10.000 milliards en leurrant les ivoiriens avec des ponts et goudron effervescents. Mais malheureusement Mamadou et Konaté ne comprendront pas tout ça ! Gbagbo le bâtisseur silencieux!

Boubakar Camara

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