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Depuis Accra: «Nous savons contre qui nous nous battons.. Nous sommes préparés à toutes éventualités»

Loin de leur terre natale depuis 2011, après la chute du régime Laurent Gbagbo,  nombreux ivoiriens ayant pris la porte de sortie, piaffent de rentrer. Mais, beaucoup   reste à faire afin de voir réaliser ce rêve. En somme, l’action,  pour rendre réel la volonté d’aller à la réconciliation nationale. Et c’est l’ex-ministre Emile Guirieoulou du régime déchu qui trace la vision du retour :

“Nous sommes en prison parce que d’abord, notre chef est en prison. Étant solidaire de son sort, nous nous sentons d’às des geôles. Mais au-delà de lui, nous sommes au Ghana, ou nous sommes dans une prison à ciel ouvert. Être prisonniers, c’est ne pas être libre de ses mouvements, quand on le veut. Ici au Ghana, nous nous déplaçons certes, mais on ne peut pas se rendre en Côte d’Ivoire. L’accès à notre pays est interdit, alors nous disons que nous sommes aussi des prisonniers.

Lorsque nous avons tenu notre assemblée générale ici en exil, nous avons placé l’année 2018 sous le sceau des actions. De là où nous sommes, nous allons apporter notre contribution, si modeste qu’elle soit, elle participe au combat pour la libération du président LAURENT GBAGBO. Nous avons un certain nombre d’actions que nous prévoyons pour l’année qui débute. Cela va permettre de booster notre combat.

POUR 2020, LE FRONT POPULAIRE IVOIRIEN, NOTRE PARTI SERA PRESENT AUX ELECTIONS

Des arstistes ivoiriens exilés

Ce qu’il nous reste à faire, c’est de concourir à réunir les conditions d’une élection juste et transparente. Et l’année 2018, sera une année décisive puisque nous allons nous mettre dans la bataille, pour que les lignes bougent afin que nous ayons les conditions d’une élection démocratique. Et nous sommes convaincus que si les conditions sont réunies et que nous participons aux élections de 2020, nous allons les gagner.

Les mandats d’arrêt

Cela  fait cinq ans que nous les avons contre nous. Mais cela ne nous empêche pas de dormir. Les mandats d’arrêt n’engagent que Ouattara et son pouvoir. Par le passé, Ouattara était sous le coup d’un mandat d’arrêt lancé par le régime Bédié. Quel a été l’effet ? Donc nous, ces mandats nous gênent, mais ils n’empêchent pas de nous mettre en mouvement.

Le mal dont souffre la cote d’Ivoire est un mal qui touche tous les corps de la société ivoirienne. Et donc c’est un combat que le peuple dans son ensemble doit mener. Nous sommes fatigués de rester en exil. Mais notre retour au pays comme celui de nombreux cadres du Front Populaire Ivoirien ainsi que des milliers d’exilés ne sera pas à n’importe quel prix. Nous savons avec qui nous avons affaire et nous savons contre qui nous nous battons. Donc nous sommes préparés à toutes éventualités. ”

Le ministre Emile Guirieoulou

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