SOS JUSTICE POUR KOUDOU DAGO LEDEBATIVOIRIEN.NET

Par HM

ABIDJAN-SCANDALE ’’, L’ETAT DEMANDE  L’IMPOSSIBLE A UN JUGE DANS LE DOSSIER ‘’LES DALQUIER CONTRE KOUDOU DAGO

Mais, c’est la guillotine, simplement pour cet ivoirien, au Palais  de  Justice d’Abidjan Plateau. Épilogue de 7 années d’une quinzaine de  procédures, ce vendredi 10 août 2018 à 10 heures ! Alors que le 18 juillet 2018, la Cour Suprême rend la décision devant le recours du coule de français, les époux Dalquier (locataires), quelle déclare irrecevable. Quand la Grosse N°30 COM/18 du 02/03/2018 de  la Cour d’Appel d’Abidjan, donne droit au propriétaire du terrain et déclare l’expulsion des locataires.

LES EFFETS ET LA DÉRIVE DE  LA FRANÇAFRIQUE  SUR LES BORDS DE  LA LAGUNE EBRIE

L‘atmosphère est terrible à la veille de la fête de l’indépendance, lorsque nous sommes reçus par notre informateur, proche du dossier dans l’antre du temple de Thémis…Le malheur pour un opérateur économique ivoirien? Avoir fait ‘’affaire’’ avec un couple de français…

«L’ambassadeur Gille Huberson à Abidjan tient le ministère de la Justice aux tripes et on ne sait que faire. Parce que le ministre de la Justice fait une pression énorme et insoutenable, voire invivable au juge qui a le dossier de la nouvelle procédure initiée par l’Agef qui, brusquement a pris le relais du couple Dalquier. Alors que cette agence de gestion du foncier, une structure de l’Etat, dans le litige foncier contre Koudou Dago, n’est pas partie prenante. L’Etat, qui a vendu en 1990 un terrain en Zone 4/C, donc veut 28 années plus tard déposséder sans commune mesure, Koudou Dago au profit des français, locataires de monsieur Koudou. Et c’est décidé. Le juge Gnamien ne dort plus et ce vendredi 10 août 2018, il doit dire à Koudou Dago, qu’au regard du droit il a raison, mais le président de la Cour d’Appel sur pression et ordre du ministre de la Justice, lui demande de faire droit à l’Agef». A simplement déclaré, quasiment les larmes aux yeux, la source, à peine en une minute. Face à elle, nous ne savons que dire, que souffler en la quittant. Les concernés à l’instant sont  injoignables !

C’est que, Koudou Dago né en 1947  à Tagolilié à Lakota propriétaire d’une parcelle de terrain  est devant les tribunaux ivoiriens depuis 2011, face aux  locataires de son site,  M. Dalquier Maurice, né en 1943 à Marseille-France et Mme Oudart épouse Dalquier, née en 1942 à Alger de nationalité française.  Le 2 mars, la Cour d’Appel d’Abidjan-Plateau a condamné les époux Dalquier reconnaissant Koudou Dago dans ses droits.

La Grosse de la  Cour d’Appel  exige leur expropriation du site tout en les déclarant déchus de leur droit au renouvellement du bail. Et la Cour Suprême déclare irrecevable leur action de suspendre l’exécution de la décision de  la Cour d’Appel d’Abidjan. Mais, l’ambassadeur de France  en Côte d’Ivoire, Gilles Huberson, du Chef de l’Etat ivoirien, au ministre de la justice, Sansan Kambilé, en fait une affaire politico diplomatique dans  les relations France-Côte d’Ivoire. Il fait plier le palais de justice.

Dans la dépossession de Koudou Dago, la première procédure de la stratégie d’expropriation est dénommée ‘‘Référé d’heure à heure à l’effet de suspendre l’Arrêt N°30 COM/18 du 02/03/2018 de  la Cour d’Appel d’Abidjan’’, expulsant le couple Dalquier du site illégalement  occupé. Cette mesure devra être rendue, ce vendredi 10 août 2018 à 10 heures par le juge Gnamien Joseph Arsène.

La deuxième procédure est dénommée ‘‘Procédure en tierce opposition’’ qui consiste à demander au juge, président de la Cour d‘Appel, le juge Yéo d’annuler sa  propre décision, c’est-à-dire, l’arrêt N° 310/Com, déclarant l’expulsion du coule Dalquier qu’il a rendu selon le droit, en mars 2018.

Et la troisième procédure, celle devant la Chambre Administrative de la Cour Suprême, avec  pour objet : ‘‘L’annulation des titres de propriétés de Koudou Dago à la demande de  l’AGEF’’. Titres acquis depuis 1990 et authentifiés par les services du ministère de la construction et de l’urbanisme dans tous ses départements concernés par le traitement des questions foncières en janvier 2018.

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L’AGEF, héritière de  la DVI et de la SETU  qui a vendu le terrain en 1986 aux enfants Meyers d’origine allemande, lesquels avec le vent de réunification de  leur  nation (RDA et RFA) en une seule patrie décident de rentrer au bercail, qui a leur tour le vendent à Koudou Dago devant notaire.

Voilà que près de 32 ans  que l’Etat a vendu une parcelle de terre en Marcory Zone 4/C qu’il veut arracher à son propriétaire de force pour le remettre à un couple de locataires parce qu’ils sont français. Simplement vomissant, alors que la Côte d’Ivoire dit s’être défaite des liens de dépendance de la France que la République a célébré avec triomphe le 7 août 2018 à Treichville. «A-t-on besoin de rendre malheureux des opérateurs ivoiriens pour faire plaisir à des amis ?’’ L’Agef se refuse  à toutes questions !

LA FRANÇAFRIQUE DANS  TOUTE SA  PUANTEUR SUR LES BORDS DE  LA LAGUNE EBRIE

Voici que, quelques heures seulement, après la célébration du 58ème anniversaire de l’indépendance de la République de Côte d’Ivoire, qu’un scandale judiciaire hors normes va s’opérer dans  les palais de justice à Abidjan, contre toute l’intelligence du Droit. Qui oserait s’aventurer dans une réflexion portant sur la dépendance totale de  la justice ivoirienne arrimée à la Françafrique, cette pieuvre aux tentacules insoupçonnables qui  tient à phagocyter tout l’espace  ivoirien, tant politique, social que politique, après 58 et bonnes années d’indépendance ? Alors que le président ivoirien Alassane Ouattara ne cesse de multiplier des gestes de réconciliation, d’apaisement et de coopération, mais aussi d’assurance pour le compte des investisseurs en terre ivoirienne.

C’est, ce qu’une décision des plus cruelles en cours et certainement  rendue, ce vendredi 10 août 2018 à 10h au tribunal d’Abidjan, ressort au grand jour. La France tient à l‘état la Justice de l’Etat de Côte d’Ivoire. Parce que l’ambassadeur de France à Abidjan Gilles Huberson tient à faire plier le ministre de la Justice ivoirien Sansan Kambilé, dans le scandale révélé par La lettre du continent en mars 2018 dernier ! Lequel ambassadeur avait livré que le président Ouattara lui a fait la promesse de déposséder Koudou Dago au profit du couple de français, les Dalquier qui occupent illicitement  et illégalement  le terrain de Koudou Dago, depuis sept ans, selon la grosse de la Cour d’Appel d’Abidjan et l’arrêt de la Cour Suprême.

Par le truchement de  l’Agence de gestion du foncier-AGEF, héritière de la SETU et de la DVI, en 2000, elle qui n’est pas partie pérennante  dans  l’affaire ‘’les époux Dalquier contre l’opérateur économique Koudou Dago’’, le juge devrait donner suite à une des trois  procédures déclenchées par elle, le 16 juillet 2018. Alors que la chambre administrative de la cours suprême venait de déclarer l’irrecevabilité des actions de Dalquier contre Koudou Dago. Que veut-on à l’opérateur ivoirien koudou   Dago qui a eu pour malheur d’avoir fait affaire avec un couple de français ?

tribunal d’Abidjan

Mais, ce juge qui  rendra le délibéré, le vendredi 10 août 2018 passe des jours sans sommeil, car ‘’ ses supérieurs’’, le président  de la Cour d’appel, ou le ministre de la Justice gardes des sceaux lui demandent l’impensable. Réaliser un exploit comme il en aurait certainement le secret. Lui, le même juge, comme il l’avait fait dans le dossier de l’ex-première dame Simone Gbagbo ? Avec une décision qui puait simplement l’action politique et non le droit ! Eh ben, il prépare un remake à la sauce Simone pour l’opérateur économique Koudou Dago, qui  a fini par élire domicile dans les salles de tribunaux, depuis 2011 alors qu’il devrait se retrouver dans les salles de  classe de son école Paul Langevin aux mains illégalement du couple de français, les Dalquier.

Mais le propriétaire du terrain, l’opérateur économique ivoirien Koudou Dago continue de dire : «Il n’y aura pas de rentrée scolaire 2018-2019 sans Koudou Dago à l’école Paul Langevin, que je vais rebaptiser, Institut Paul Langevin». Il sera, ce vendredi 10 août 2018 devant le juge pour la décision dont il a déjà la teneur. L’AGE contactée se refuse tout commentaire,

Plus déterminé, encore,  Koudou Dago ajoute «Je ne laisserai pas l’AGEF me spolier mon bien, parce que des ivoiriens ont  le droit de  faire les affaires avec qui ils veulent. Je suis un homme d’affaires et je suis libre de  mes  opinions  politiques que je ne mêle pas aux affaires. Je me battrai pour et au nom de  tous les opérateurs économiques ivoiriens». Le combat de  la liberté et du droit ! Et le chrono perd tout repère pour tout citoyen ivoirien en  franchissant les pas du temple de Thémis, ce vendredi 10 août 2018. Un ivoirien  a eu pour malheur d’avoir fait affaire avec un couple de français…

Par HERVE MAKRE

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