BOUREIMA BADINI DANS UNE AFFAIRE D'ANACARDE LEDEBATIVOIRIEN.NET

Apres ouaga, Badini maintient un ivoirien en prison à Bouaké

Cette Affaire Boureima Badini contre Abdoulaye Sanogo révélée par le journal ivoirien l’Elephanta déchaîné et repris largement dans les réseaux sociaux  et qui pue l’abus du pouvoir financier montre combien il est difficile de libérer la justice ivoirienne ! Alors qu’il devrait être en liberté, Sanogo Abdoulaye qui a eu le malheur de faire affaire avec celui qui a appliqué le pilotage des accords e Ouagadougou dont les séquelles sont très visibles en Côte d’Ivoire est toujours en détention préventive. Une affaire qui gêne, vu le CV du maître du jeu, l’ancien ministre de la justice de Blaise Compaoré et ancien représentant du facilitateur de la crise ivoirienne : Boureima Badini ! il s’est reconverti en homme d’affaires en Côte d’Ivoire. C’est que depuis mai 2018, il a fait mettre derrière les barreaux un jeune Ivoirien avec qui il avait des relations d’affaires. Une détention qui s’apparente à un abus.

Voilà plus de 4 ans, Boureima Badini, à travers son entreprise, la Société africaine de négoce et de transformation de produits agricoles (Santpa) procède à l’achat de noix brute de cajou ou anacarde par le biais de Sanogo Abdoulaye, acheteur agréé de noix de cajou. Jusque-là tout se passe bien, sans accroc.

Pour la campagne 2018, la Santpa sollicite encore les services de Sanogo Abdoulaye. Une somme de 130 millions 800 mille francs CFA lui sera donnée pour accomplir la mission à lui confiée. Un montant qui correspond à six chargements de camions remorque. Malgré les difficultés de la filière, l’acheteur réussi à livrer les six camions remorque. Mais le patron de la Santpa rejettera un chargement, sous prétexte que la marchandise serait de mauvaise qualité. Sanogo Abdoulaye propose alors de lui trouver un autre chargement en remplacement de la cargaison jugée défectueuse. Refus de Boureima Badini, qui exige la restitution du reste de son argent, estimé à 27 millions 091630 francs CFA. Ce que Sanogo Abdoulaye n’arrive pas à faire dans l’immédiat, puisqu’ayant utilisé les montants décaissés pour l’achat des noix de cajou. Les négociations engagées pour le paiement échelonné de la somme butent sur le refus du patron de Santpa.

 Une procédure civile…puis pénale

Boureima Badini ne laisse aucun répit à son acheteur de noix de cajou. Il engage une procédure civile devant le tribunal de première instance de Bouaké. Par le soin de ses avocats, une «requête aux fins d’injonction de payer» est adressée au président du tribunal de première instance de Bouaké avril 2018. L’ordonnance est accordée le 24 avril 2018. Après avoir signifié la requête l’intéressé, Boureima Badini va franchir une autre étape, en engageant aussi une action au pénal, en pleine campagne de commercialisation de l’anacarde, à la grande surprise de Sanogo Abdoulaye, qui voit là ses chances de gagner de l’argent pour rembourser sa ‘‘dette’’ s’évanouir. Après une plainte à la gendarmerie de Bouaké, où l’acheteur de produit sera entendu puis arrêté et déferré quelques jours plus tard pour abus de confiance portant sur la somme de 27 millions de francs CFA.

UN PROTOCOLE D’ACCORD PIÉTINÉ PAR BOUREIMA BADINI

Dans la recherche solution à l’amiable pour vider le contentieux, Sanogo Abdoulaye, avec le soutien de la fédération des acheteurs de noix de cajou propose un protocole d’accord à la Santpa. Le document, rédigé avec l’accord des parties, sera signé le 28 mai 2018. Intitulé «Protocole d’accord transactionnel». La Santpa voulant bien faire les choses, a mandaté expressément son avocat, Me Gogoua Mady. En lisant les clauses du protocole, le Pachyderme a pu noter au chapitre II du document que Sanogo Abdoulaye « s’engage à procéder au remboursement de l’intégralité de sa dette, soit la somme de 28 484 630 F. CFA au plus tard à la

fin du mois d’avril 2019. A ce effet, la FENACA-CI Bouaké (…), verse à la Santpa, la somme de dix millions (10 000 000) FCFA au nom et pour le compte de M. Sanogo Abdoulaye à titre d’acompte sur le montant de sa dette dès la signature du présent accord». Et ce n’est pas tout. Pour garantir le paiement de sa dette, Sanogo Abdoulaye va mettre des biens en gage. Une semi-remorque, un Tract Routier, un véhicule de marque Hyundai sont ainsi mentionnés dans le protocole. Aussitôt signé, la FENACA-CI Bouaké a procédé au paiement de l’acompte de 10 millions de francs CFA.

Alors que Sanogo Abdoulaye et ses amis de la FENACA-CI s’attendaient à ce qu’il recouvre aussitôt la liberté pour participer activement à la campagne de commercialisation de l’anacarde qui battait son plein, ils recevront une fin de non-recevoir de Bouréima Badini, le tout-puissant patron de la Santpa, qui était censé mettre fin aux procédures civile et pénale engagées concomitamment. L’homme d’affaire veut avoir l’intégralité de son argent ou à défaut des garanties plus importantes telle que la résidence du jeune Sanogo Abdoulaye, pour une créance de 17 millions de francs CFA.

C’est là tout le drame de cette affaire. Depuis plus de 4 mois, Sanogo Abdoulaye est enfermé à la prison civile de Bouaké. Toutes les tentatives de ses proches pour faire entendre raison à M. Badini sont restées lettres mortes. Dans les couloirs du Tribunal de Bouaké, des langues reconnaissent sous cape qu’il y a une vraie injustice, mais personne ne veut risquer de contrarier un puissant homme d’affaires, ami d’Alassane Ouattara. Il faut pourtant que la justice vide le contentieux en organisant un procès ou alors permette la mise en liberté du prévenu qui a fait la preuve de sa bonne foi.

REACTION DE LA SANTPA?

BOUREIMA BADINI DANS UNE AFFAIRE D'ANACARDE LEDEBATIVOIRIEN.NET

L’avocat de la Santpa, que l’Eléphant a rencontré le vendredi dernier a une lecture autre de l’affaire. Il estime que Sanogo Abdoulaye n’a pas joué franc jeu avec son client. Au motif qu’il n’a pas pu justifier l’utilisation faite des 28 millions restants. Il soutient par ailleurs que «ce n’est pas la partie civile qui décide de son maintien en détention. La partie civile n’a fait que dénoncer». L’affaire est instruite par le juge d’instruction qui avec le parquet, peuvent prendre la décision. Même s’il estime qu’à ce stade de la procédure, la Santpa n’a pas connaissance d’une demande de mise en liberté provisoire formulée par le prévenu. Concernant le protocole d’accord, Me Gogoua estime qu’’il n’est pas pleinement mis en œuvre, vu que les mutations des véhicules mis en gage ne sont pas encore faites.

Sanogo toujours dans  les  liens  de la détention, en attendant Badini Boureima sans Gbagbo et Compaoré qui se bronze du côté d’Abidjan écrit et applique ses accords à Bouaké qu’il gouverne en maître absolu

HM avec autre presse

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