Vu les remous de grèves des agents de la santé réunis au sein de la CORDI-Santé, le Directeur de Cabinet Séraphin OKA et le directeur général du ministère de la Fonction Publique Aka Koffi Bernard, ont co-animé une conférence de presse, lundi 19 novembre 2018, à la salle de conférence dudit ministère sis à Abidjan, Plateau.  Ils étaient donc face à la presse pour situer les responsabilités des organisations syndicales, face à la loi et à leurs engagements pris en signant le protocole d’accord, portant sur la trêve sociale le 17 AOUT 2017. D’entrée de jeu, M. Séraphin Oka, explique qu’il y’a deux semaines de cela que la CORDI-SANTE, a mis en exécution un préavis de grève alors que les voies de dialogue n’avaient pas été épuisées. Ce qui a valu une déclaration du gouvernement par l’entremise de M. Issa  Coulibaly, ministre de la Fonction Publique.

L’autorité ministérielle lors de cette déclaration a annoncé des mesures, puis exhorter les grévistes à emprunter la voie du dialogue. Le Directeur Général du ministère de la Fonction Publique,  a quant à lui, précisé le cadre dans lequel les revendications des fonctionnaires par le biais de leurs organisations syndicales peuvent intervenir et prises en charge par les autorités. Afin d’éviter par anticipation des sanctions contre les fonctionnaires et agents à en croire M. Aka Koffi Bernard. Il a expliqué que depuis la loi 92-571 du 11 septembre 1992 relative aux modalités de grève dans le secteur public, ce type de question est encadré de façon précise. ‘’Quand un différend nait, les organisations syndicales s’adressent d’abord au Directeur Général de ce service et discutent dans le cadre de ce qu’on appelle la conciliation préalable. S’il n’y’a pas d’entente, ils vont vers le chef du département ministériel’’ ; explique-t-il. Revenant sur la grève des agents de santé, le DG du ministère de la fonction publique note que le ministre de la santé a rencontré à 32 reprises les organisations syndicales.

Quand cette voie échoue, ce dernier s’associe à son collègue en charge de la Fonction Publique pour qu’ensemble, ils trouvent un aboutissement à cette crise. Si toutefois à ce stade les négociations n’aboutissent pas, les grévistes s’adressent au chef du gouvernement parce qu’il dispose de plus de ressources pour prendre en charge et traiter ce type de question. C’est seulement après avoir suivi tout ce processus, que les organisations syndicales sont autorisées à déposer un préavis de grève. Pendant cette période de préavis, les  discussions continuent. Aucune porte n’est fermée. Pour preuve, pendant la fronde sociale de janvier 2017, ce sont huit membres du gouvernement qui ont participé aux négociations. Ces derniers ont également pris part à la signature de la trêve sociale le 17 Aout 2017. Dès lors, le gouvernement s’est penché sur le renforcement du processus de conciliation pour éviter que ce type d’événement se répète. Quand deux parties s’accordent sur quelque chose, ils doivent le respecter selon lui.

‘’ S’agissant du gouvernement, il a respecté ses engagements. Car le 31 décembre 2016, avant même que la grève ne déclenche, 600 MILLIARDS ont été dépensés par le gouvernement pour venir au secours de la rémunération des agents et fonctionnaires de l’Etat. Mieux, depuis 2009, un certain nombre de point de revendications ont abouti. Notamment la grille particulière accordée aux médecins, aux agents des eaux et forêts, des affaires maritimes et de l’enseignement supérieur’’, fait-il remarquer. Ces avantages particuliers explique le Directeur Général, étaient payés au 1er  juin 2011 à 50%, au 1er  janvier 2014 on est passé à 75% pour arriver au paiement intégral à savoir 100% en janvier 2015. A cela s’ajoute la revalorisation de la grille salariale au niveau du corps diplomatique en janvier 2013. C’est tout ceci qu’on estime à plus de 600 milliards FCFA.

Il faut rappeler que selon la loi des finances portant budget de l’Etat, au titre de l’année 2018, il est prévu la mise en œuvre de sept mesures salariales suivantes. A savoir le paiement de la première tranche du stock des arriérés d’un montant de 34 milliards FCFA,  la bonification indiciaire catégorielle de 150 ou 100 points pour un coût de 17,5 milliards FCFA. L’institution d’un régime indemnitaire particulier au profit des personnes pénitentiaires pour un coût de deux milliards FCFA. La revalorisation de l’indemnité contributive au logement pour un cout d’un milliard FCFA. L’octroi aux pompiers civils d’une indemnité contributive aux logements pour un cout d’un milliard FCFA. L’intégration à la fonction publique d’agents journaliers pour un cout de 0,5 milliards FCFA et le précompte à la source au profit des syndicats. Au vu de cet effort, l’Etat invite tous les agents et fonctionnaires à privilégier la voie du dialogue pour le bonheur de tous les Ivoiriens.

                                                                       David Gogbé

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