SIANDOU FOFANA, LE MAIRE EN MISSION POUR LA CONTINUITÉ DE L’ŒUVRE D’HORTENSE AKA ANGUI

 

PAR K. Dapa Donacien

 

  Dans cette élection communale à Port-Bouet, je voudrais inviter les électeurs à ne pas se montrer plus royalistes que le roi Bédié. Pour ceux qui ne le savent pas, le ministre Siandou Fofana est le fils du Président Bédié. Le mot adoptif n’est pas suffisant pour traduire la réalité. Eduqué par Le président Bédié  à être obéissant, à l’image de l’agneau, au sens noble du terme, comprenez que demander au Ministre Siandou Fofana de désobéir à la solidarité gouvernementale serait contraire à l’enseignement reçu de son maître et père.

Le candidat Siandou Fofana, surnommé petit jésus

Evoluant dans le dernier degré de la politesse, de la courtoise et de l’humanisme, est-ce étonnant qu’au Ministère  du Tourisme, il lui ait suffi d’un an seulement de gouvernance pour être affectueusement surnommé « PETIT JESUS » ?  Sobriquet qu’affectionne le pur Agni au teint clair et au nom trompeur. Nom trompeur, car ils ne sont pas nombreux à savoir que l’homme a pour géniteur biologique un couple Agni. Les Agni, Koulango, Abron… qui cohabitent à Adoukro et Agnibilékro connaissent bien ses parents. Généreux à l’image de ses géniteurs et ses frères à Adoukro et ses environs, aucun Koulango, aucun Abron, n’a jamais été l’objet de dépossession de ses plantations ni de déguerpissement depuis une cinquantaine d’années de vie commune.Mieux,avec l’onction du ministre Siandou Fofana,issu de la lignée princière de la localité, la nouvelle dynamique est à la consolidation des droits fonciers de ces cohabitants. Qui dit mieux dans cette Côte d’Ivoire, où les autochtones rechignent à consacrer les droits à la propriété de la terre à d’autres frères ivoiriens?

« L’exemple n’est pas le meilleur moyen pour convaincre, c’est le seul », répond Ghandi aux détracteurs du candidat Siandou Fofana.  Afin d’avoir ma propre opinion sur l’homme, je viens de séjourner à Adoukro et passer en revue les 14 mini-villages Koulango et Abron pour jauger la nature de relations que le successeur de la dame au cœur d’or, entretien dans son environnement immédiat, à savoir son village et les planteurs venus d’ailleurs. A Kongo-ni, le village phare et point de ralliement de ces populations, les termes employés pour le juger aux actes, s’assimilent à ceux pour qualifier un ange. Tantôt qualifié de « Petit Jésus » par les syndicats du ministère, tantôt de « personnalité angélique » par les ruraux, qui l’ont vu naître, grandir et agir, je puis me rassurer sur les qualités humaines de l’homme.  C’est le meilleur profil pour continuer le rapport maternel qu’avait la mamamia Aka Angui avec la population. Partisan du social à outrance, on le voit mal cautionner, éventuellement, des déguerpissements inhumains futurs.  A ce propos, Jésus pouvait dire : « Jusque-là, mon père agit. Moi aussi j’agis ».Juste pour signifier que le petit jésus, marchera dans les sillons du précédent maire.

                                               Siandou Fofana, l’humilité faite homme

Statut social également trompeur, car en Siandou Fofana, point d’orgueil. Je peux en témoigner. Dépêché par ma hiérarchie, une nuit du 1er juillet 2018, à l’aéroport  International Félix Houphouët Boigny, en vue d’accueillir, à ses côtés, le Secrétaire Général de l’Organisation Mondial du Tourisme (OMT), afin de le conduire dans sa chambre réservée au Sofitel Hôtel Ivoire, j’ai pu expérimenter, de près, le degré d’humilité de l’homme et sa profonde considération pour autrui. C’est à peine si le ministre n’a pas voulu porter les bagages de notre hôte avec moi, à l’idée de me laisser tout seul les mettre dans le coffre de la Mercédès mise à la disposition de l’hôte de marque par la Direction du Protocole d’Etat. Tout en lui disant gentiment merci, je lui ai dit de me laisser faire. Qu’à cela ne tienne. Tout ministre qu’il est, il a mis la main à la patte, sous les yeux admiratifs de « son frère », à savoir le Secrétaire Général de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), ayant rang de Premier Ministre.

                              Siandou Fofana, ou la révolution touristique à Port-Bouet

Après 5 jours de séances de travail actives, entrecoupées de tournées de découvertes des richesses touristiques et culturelles du pays, au cours desquelles par exemple, le ballet national conduit par Georges Momboy, a fait sensation, sans compter le savoir-faire des écoles hôtelières du pays, le bosseur Siandou Fofana, a réussi à repositionner et graver la destination Côte d’Ivoire dans les annales du tourisme mondial. C’est un important pas qu’il faut tenir jalousement. Emu et étreint par l’envie de pleurer de joie, le patron du tourisme mondial, a avoué à la fin de son séjour, qu’il n’a jamais été reçu de la sorte, ni fait l’objet d’attention et d’autant de délicatesse nulle part ailleurs qu’en Côte d’Ivoire. Il dit être marqué à vie par l’hospitalité ivoirienne et le potentiel touristique que son institution ne ménagerait aucun effort à promouvoir dans le Monde. Confession publique en présence de l’Inspecteur Général d’Etat.  Suivi par un staff étoffé et de différentes nationalités, dans ce voyage, le compte rendu sera communiqué aux instances internationales de promotion du tourisme. Un boulevard de promotion inouïe de la destination Côte d’Ivoire qui présage du bond en avant qu’occupera notre pays au hit-parade des Nations à fort potentiel touristique dans le monde.

C’est cet homme et son organisation qui sont tombés en admiration de  la vision futuriste du Ministre Siandou Fofana pour la Côte d’Ivoire en général, et pour Port Bouet en particulier. En effet, comprimée entre les vrombissements des avions et des bateaux, la jeunesse de Port-Bouet avait besoin de s’épanouir à l’instar de la jeunesse des pays sachant tirer profit de l’économie touristique.  C’est bientôt une réalité, d’autant plus que les autorités ivoiriennes sont témoins de l’appui sans réserve de l’OMT en faveur du projet cher au Ministre Siandou Fofana alias Petit Jésus. Commune qui a la particularité d’abriter des plateformes multimodales (sol, air et mer), Port-bouet devrait pouvoir tirer des dividendes de sa position stratégique, et jouir des atouts de l’économie touristique qui y verra le jour.

Il s’agit de la construction à Port Bouet du plus grand parc d’attraction en Afrique au Sud du Sahara, qui n’aura son égal qu’en Afrique du Sud.  « Sublime Côte d’Ivoire », c’est le nom de la vision stratégique de développement touristique de la Côte d’Ivoire, portée par le filleul du président Bédié, et dont le parc d’attraction est un élément.

Siandou Fofana, la fidélité par les actes

Vision pour laquelle, l’expert en économie de développement, le Ministre du Tourisme et des Loisirs a mis à contribution le cabinet de renommée mondiale McKensey, dont le polytechnicien Tidjane Thiam, le plus récent Ministre de la Planification, nommé par Président Aimé Henri Konan Bédié, est l’un des produits patents. C’est dire que le Ministre Siandou Fofana reste collé aux choix initiaux de son père, sans s’en séparer d’un iota.  Titillé à gauche comme à droit, l’ancien meeciste et ancien pensionnaire de la cité universitaire de Port-Bouet, période au cours de laquelle la mère des lieux Hortense Aka Angui a eu le flair de le remarquer et de le suivre dans son parcours, le fils Siandou Fofana, demeure droit dans ses souliers. Durant l’intenable guerre de nerfs entre Bédié et Ouattara, et mettant sous pressions les ministres, le Ministre Siandou, président du Comité d’Organisation du 70ème anniversaire du PDCI-RDA, s’est magistralement distingué par le sens de la mesure en ne prononçant le moindre mot désobligeant vis-à-vis de son père Bédié, auquel il demeure reconnaissant.

Même lorsqu’il sera victime d’un traitement de deux poids deux mesures, faisant les uns candidats PDCI-RHDP et les autres non bénéficiaires de cette faveur, Bédié et Siandou Fofana ne disent mot et laissent faire Maurice Kacou Guikahué. Alors qu’il aurait pu crier sur tous les toits à l’effet de dénoncer cette indigne forfaiture, il a plutôt choisi d’éviter de pleurnicher. Convaincu qu’il est de ce que son père se rendra à l’évidence, tôt ou tard, de ce que le fils reste le fils et l’amitié circonstancielle et opportuniste dans laquelle l’attire le pourfendeur et l’intrigant militant qui s’est toujours montré désobligeant et discourtois vis-à- vis de la respectable et respectée Hortence Aka Angui, restera sans lendemain.  Mieux, à la place de la tentation de bouder son père et son parti ou les vilipender, il va plutôt militer activement  aux côtés des modérés pour que s’ouvre un nouveau processus de négociations sous le leadership du PDCI, convaincu qu’ils sont de ce que « les divergences quelles qu’elles soient, ne sont pas au-dessus des intérêts des populations».

La famille Bédié, celle qui a  payé le plus de sacrifice

Après avoir accepté de perdre plusieurs de ses fils politiques pour incompatibilité d’humeur, sur l’autel des amis du professeur Maurice Kacou Guikahué, nous pensons que le président Bédié en a déjà payé le prix. De grâce, il ne faut pas demander au bon Dieu sa barbe. Il lui reste un fils adoptif unique, sinon un confident, pour lequel il est l’arbre, et ce fils l’écorce. Au vu de ses rapports plus qu’étroits avec le président Bédié, que ceux qui pensent que les deux hommes seraient en rupture de ban se ravisent.  Même si le Président Bédié se sent obligé de faire droit à son parti qui lui demande de sacrifier son fils Siandou Fofana sur l’autel des ambitions d’un tiers, rappelons cependant que ce sacrifice qu’on demande au président Bédié de consentir  est trop lourd, pour ainsi dire, un sacrifice de trop.

Il est de trop, parce que Bédié n’est pas Abraham dans la bible, à qui Dieu avait demandé d’égorger son fils unique. Même s’il est votre président de parti, Bédié est un être humain après tout. Et il faut le savoir.  Encore que finalement, Dieu a eu compassion d’Abraham en lui épargnant d’égorger son propre enfant.  Tandis que Dieu a eu pitié d’Abraham, ici, personne ne veut éprouver le moindre sentiment de pitié pour Bédié. Tous au PDCI, lui crient dessus à la Ponce Pilate : «  crucifie petit Jésus » mais  cautionne et récompense l’indiscipline caractérisée et légendaire de Dr Emmou Sylvestre à l’égard du monument Hortense Aka Angui et boussole du PDCI à Port Bouet. Oui feu mme Aka Angui mérite hommage. Oui, cette jeunesse a besoin de goûter à d’autres expériences. Le maire Hortense Aka Angui l’a tellement bien perçu en piochant loin de ses collaborateurs carriéristes et les intrigants patentés et notoires qui ont toujours combattu et saboté les actions sociales du maire sortant.

Chers concitoyens, ouvrons les yeux et levons la tête. Ne permettons pas que la conjoncture politique actuelle coupe tous les vivres et les béquilles au président Bédié.  Empêcher l’élection du Ministre Siandou Fofana, c’est donner l’occasion au Président de la République de virer un autre parent et soutien du président Bédié,lors du prochain remaniement.  Ce serait une manière du PDCI de remettre la chicote au Président Ouattara pour davantage chicoter le PDCI. En outre, ce serait aussi placer les pauvres propriétaires de maisons dans une position de faiblesse face à la puissance publique incarnée par le Gouvernement. N’est-il pas plus avantageux pour les habitants des quartiers de Port-bouet en prenant le Gouvernement à son propre piège ? En votant le candidat Fofana Siandou, qui prend des engagements au nom de l’Etat, parce que candidat cautionné par le pouvoir, la population ne piège-t-elle pas l’Etat en le liant ? En face, que vaut bien un engagement pris par le candidat Emmou Sylvestre face à Maman Buldozer, à savoir le ministre de l’environnement Anne Désiré Ouloto ? A-t-on mesuré le piège attrape-nigaud creusé par l’adversaire de Siandou Fofana vers lequel les populations des quartiers précaires sont insidieusement poussées par la séduction de celui qui a pour seul programme que l’intoxication et la haine envers feu Aka Angui?

Siandou Fofana, un choix tactique et stratégique par Hortense Aka Angui

En quoi les veines proclamations et promesses d’un adversaire au régime en place lient-elles et obligent-elles le Gouvernement à l’aider à réaliser ses promesses ? C’est quand même une question de bon sens que les populations qui ne sont pas naïves perçoivent fort heureusement. Elles ont compris que parmi les deux candidats, il y’a un qui veut prendre les populations comme ses cobayes pour juste parvenir à ses fins puis priver les habitants de tout interlocuteur au sein du Gouvernement en les livrant à elles-même. Quel intérêt les habitants de Gonzacque ville et ceux d’Adjouffou ont-ils à se mettre à dos le Gouvernement en sacrifiant son envoyer, destiné à être l’avocat de port-bouët auprès de mme Anne Désiré Oulotto ?  Que gagnerait la famille Bédié à ce que le Ministre Siandou Fofana quitte le Gouvernement ? Absolument rien. Il est vrai que le Président Bédié n’est pas demandeur. Il est vrai qu’il ne vit pas aux dépens de ses proches nommés dans l’Administration. Mais ce n’est pas pour cette raison, qu’il faille que ses proches lui reviennent à sa charge, parce que votre zèle imprudent aura poussé le président de la République à les virer, les uns à la suite des autres.

Pour une question d’honneur, évitons  que par notre intransigeance, le Gouvernement dégomme ses proches. C’est humiliant à la limite. En tirant trop sur la corde, nous risquons, sans le savoir, de faire craquer le vieux Bédié. Pire, les conséquences, au-delà de la famille Bédié, c’est toute la stratégie politique de développement touristique pensée pour des générations futures et endossée par les instances mondiales du tourisme qui tomberait à l’eau. Il faut le savoir, au-delà des rapports professionnels, il existe une complicité réelle et forte entre notre ministre du Tourisme et des Loisirs et le premier patron du Tourisme mondial. C’est un message.

Est-il besoin de rappeler que, le Maroc, qui est devenu le premier investisseur en Côte d’Ivoire, tire essentiellement son économie de l’essor de l’économie touristique ? A part les tapis et les dattes, que possédait le Maroc ? Mais tenez-vous bien, pour avoir opté pour une politique volontariste de se développer par le tourisme, le Maroc, a su trouver les moyens de son autosuffisance financière et économique. Par une économie touristique florissante, le Maroc est une puissance économique qui a les moyens de sa politique à tous les niveaux. Et toute autre puissance de sa dimension, pourrait touristiquement coloniser la Côte d’Ivoire et par-delà l’UEMOA,si elle le voulait.

Dieu merci, ce pays n’a pas pour l’instant de visée hégémonique. Mais demeurons vigilants en valorisant nous-même nos plages et baies lagunaires au bénéfice des populations riveraines.  Ce sont des gisements d’or qui seront de plus en plus en plus prisés sous la poussée du réchauffement climatique.  N’ayons pas peur des mots. Pour y faire face, n’est-il pas temps d’activer nos leviers dans ce domaine? Devons-nous continuer de laisser notre pays comme un marchepied à la merci de ceux qui, un matin, débarquent d’un avion ou d’un bateau, font de nos plages une occupation privative? Toute chose qu’ils ne peuvent se permettre chez eux.

Je vous en conjure. Le fils unique du Président Bédié, Expert en économie de développement, le seul en poste actuellement dans le Gouvernement, est une âme précieuse, éduquée par son père qu’il faut préserver. Lorsqu’il quittait le Fonds d’Entretien Routier (FER), pour le ministère du Tourisme, personne en Côte d’Ivoire, ne percevait la justesse de ce choix. Deux ans après, les professionnels de l’économie touristiques ne tarissent pas d’éloges pour ce bosseur, extrêmement courtois et respectueux, sans commune mesure. C’est ici qu’il convient de saluer le coup d’œil avisé de la visionnaire au-dessus de la mêlée, feu Hortense Aka Angui. Après 37 ans de gouvernance à la tête de sa commune qu’elle a bâtie brique, après brique, elle était la mieux outillée pour choisir son dauphin par son propre casting. Le ministre Siandou Fofana, celui qui, à ses yeux pourrait fructifier, dans la continuité des sillons tracés, l’héritage politique en bon père de famille, sans brimer ni se venger de sa population qui faisait corps avec elle. Elle était consciente de ce que la vocation sociale de la gestion communale doit absolument subsister.

Pour la mémoire de feu Hortense Aka Angui, Siandou Fofana condamné à gagner l’élection

Le choix du testamentaire Aka Angui, fidèle parmi les plus fidèles de Henri Konan Bédié s’est porté sur le ministre Siandou Fofana, sans pression et loin de toute influence. Alors, Siandou Fofana, objet de cette marque d’attention, pour s’assurer que la vieille tient à lui, comme digne successeur pour postuler au suffrage du peuple, laisse le soin au testamentaire d’avoir l’aval de son père le président Bédié. Non seulement, c’est en père tout heureux que le président Bédié fait droit à la dernière volonté politique de la doyenne des maires, mais bien plus, il met en mission le fils Siandou Fofana dans l’arène politique à l’effet d’apprendre auprès de la vieille. Le voilà ainsi à l’école de sa marraine et sur le terrain de Port Bouet.

Pour honorer ce monument, le filleul Siandou Fofana se bat puis obtient l’engagement de l’OMT pour la construction à Port-Bouet du plus imposant parc d’attraction. Il ne s’arrête pas là. Des travaux tous azimuts d’infrastructures sont initiés par le filleul dans les quartiers afin que les populations ne se sentent pas trop orphelines de la mère à tous. Mais aux yeux du candidat Siandou Fofana, ce n’est que le commencement. Il a à cœur de consolider les droits acquis des propriétaires de maisons à Gonzague, Adjouffou… dès qu’il sera porté à la tête de la commune. Ne s’est-il pas prêt à mettre gracieusement son avocat à la disposition de la population ?

Il sait que c’est l’une des raisons qu’Hortense l’a coopté pour continuer l’œuvre de la marraine par le filleul. Le Ministre n’a plus le droit d’abdiquer ni de reculer. Il avait fait le serment à Hortense Aka Angui d’honorer la mission conjointe qu’elle et le président Bédié lui ont mis sur les épaules. Et c’est parce que l’âme d’Hortense veille au grain que le RDR n’a pas aligné un candidat dans cette commune. Adoubé par les partis membres du RHDP,c’est un bonus et non une soustraction. Soutenu par la coalition au pouvoir, les engagements de Siandou Fofana à faire la volonté d’Aka Angui s’imposent de facto au Gouvernement, le moment venu.

Le temps d’une saine appréciation des réalités faisant appel au pragmatisme

Aux populations de dire, en face, en quoi les engagements d’Emou sylvestre ou du Pr Kacou Guikahue s’imposeraient au ministre Anne Ouloto, maman Buldhzer ? Voilà l’un des enjeux, à savoir les intérêts des populations de Port-Bouet qui sont au-dessus des intérêts du PDCI et du RHDP Unifié. Une vérité que les populations devraient avoir à l’esprit.   Les élections qui viennent de passer, et nous fondant sur la décision de la  Cour Suprême, ont montré que dans chaque contrée, les électeurs n’ont pas voulu être à la base du limogeage des leurs siégeant au Gouvernement, en les reconduisant dans leur mandat antérieur purement et simplement. Les populations sont bien plus en avance sur les politiciens. Elles savent que la politique a cessé d’être de la fiction et de la philosophie.

Alors, tandis que dans vos régions respectives, vous n’avez pas voulu être à la base du limogeage des vôtres du Gouvernement, vous faites tout le contraire s’agissant du fils du président Bédié. Ressaisissez-vous militants PDCI. C’est malsain et à la limite de la méchanceté. Ne poussez pas le président Bédié à renier son fils. Facilitez-lui la tâche, même si pour l’heure, l’orgueil légitime du père, peut le pousser à vous suivre. Mais qui aurait pu penser que le Président Bédié donnerait son onction à la biche royale à rencontrer l’épouse du Président Alassane Ouattara ?

Sondez les ménages pour vous apercevoir de l’immense joie ressentie en Côte d’Ivoire à la vue de l’image de la rencontre entre maman Henriette Konan Bédié et la Première Dame Dominique Ouattara ! Qui pourrait nous convaincre de ce que Bédié serait mécontent de ce rapprochement des deux mères de familles au sommet?  Dans cette même dynamique, élire le candidat Siandou Fofana, est le moyen le plus sûr d’offrir des jumelles de confiance à Aimé Henri Konan Bédié pour surveiller l’entrée d’Abidjan à partir du plus important corridor ouvert sur le Ghana, le Togo, le Benin, le Nigeria, le Cameroun, le Gabon, jusqu’en Afrique du Sud.

La politique n’a pas vocation à diviser les familles mais à les unir.

La politique n’a pas vocation à diviser les familles mais à les unir. Nous rêvons tous d’avoir chacun de nous une famille unie. Concédons le même droit au président Bédié, sans qu’il nous le demande. Dans le silence olympien qui est le sien, son cœur saigne de voir les liens se distendre avec son jeune frère Alassane Ouattara. A combien plus forte raison, ressent-il la distance artificiellement fabriquée pour l’éloigner de son fils Siandou Fofana, et par ricochet la dissolution de ses liens de famille créés dans le Zanzan et dans le Djuablin au travers de la personnalité du ministre Siandou Fofana.

Que personne ne sépare l’arbre (Bédié) de l’écorce (Siandou Fofana) à l’issue de cette élection. Si le Gontougo a soigneusement évité de briser le cordon ombilical qui le lie à son fils Adjoumani,si l’Indénié-Djuablin a évité soigneusement de briser le lien filial par lequel le Ministre Abinan Pascal est lié, il ne faut pas y voir un rejet de Bédié. Loin s’en faut ! Ces régions ont fait le choix de la raison. Nous sommes de ceux qui n’ont pas voulu instaurer imprudemment un précédent fâcheux et perpétuel dans le zanzan, à savoir fournir les armes rêvées à un chef d’Etat de sortir un cadre de son Gouvernement, par l’astuce du sens de notre vote. Le jour où le Président de la République voudra limoger un ministre, qu’il le fasse sur la base de son rendement intrinsèque dans son département ministériel et non par autre alibi.

Dans la même mouvance qui a fait élire les ministres Aka Aoulé (le chouchou de Bédié), Richard Donwahi,Atsin Achi, Raimonde Goudou Koffi, tâchons de préserver l’amour filial entre le Ministre Siandou Fofana et son père.  N’augmentons pas le chagrin du père. Jean Marc Bédié persécuté par-ci, Siandou Fofana, persécuté par-là, PDCI de Maurice Kacou Guikahuet, ressaisis-toi. Je ne vois pas un seul père qui vous applaudit dans son cœur, lorsque vous persécutez ses enfants. Même en faisant profession de foi d’être solidaire de votre zèle, un père reste un père pour son fils. Et Bédié n’échappe pas à cette loi de la nature.  Les intérêts des populations de Port-Bouet : au-dessus de ceux des partis politiques. Autant le Président de la Cour Suprême d’alors,Monsieur Tia Koné disait que la morale est au-dessus du droit, autant, il faut se rendre à l’évidence que les intérêts des populations de Port-Bouet sont au-dessus de ceux des partis politiques. 2020 d’accord. Mais les populations communales ont leur quotidien à assurer en 2018, 2019, puis 2020. C’est d’autant plus vrai que tous les politiques sont unanimes pour reconnaître que les élections communales sont des élections de développement et non des élections politiques. Les mots ont leur sens.

Place donc au développement et non à la politique politicienne.

Il est plus aisé à un Gouvernement de garantir à une population le non déguerpissement d’un quartier qu’à un parti politique de le faire. Un maire ne peut avoir la présentation de dicter la conduite à un Gouvernement. Par contre, un maire qui a l’avantage d’être membre du Gouvernement est mieux placé pour défendre les intérêts de sa commune auprès du Gouvernement et tuer dans l’œuf, toute initiative gouvernementale éventuellement attentatoire aux intérêts de la population de sa commune. Soutenir le contraire par un discours démagogique, c’est exposer les populations à défier la puissance publique.

K. Dapa Donacien

Chroniqueur Indépendant 

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