AU CHEVET D’UN MALADE ;  AUJOURD’HUI !

Le championnat de Côte d’Ivoire l’un des plus prisés par le passé, vit un temps de descende vertigineuse  dans l’antre des  oubliés de  l’histoire des légendes naissantes.

À travers les brillantes performances de ses équipes locales autrefois qui ont hissé haut le drapeau ivoirien sur les pelouses d’Afrique, ce championnat était l’un des  plus craints. Aujourd’hui rayonnant d’un passé glorieux, qui reste gravé dans la mémoire de nombreux supporters avec  une certaine  mélancolie, il n’est plus que l’ombre de  lui-même avec de  plus en plus de stades vides. Même un meeting du dernier parti né attire plus de fans que le foot ivoirien.

Que dire au chevet d’un malade ;  aujourd’hui !

Le constat est tout net. Gradins vides  lors des rencontres. Supporters somnolant lors des derbies s’il en existe encore.  Les plaies qui rongent ce football sont multiples. Au nombre desquels  figurent ce qu’on appelle les joueurs à « coach ». Ce type de joueur là, est le protégé de l’entraîneur, qu’il soit de qualité ou pas. Il est titulaire. Cette pratique, est monnaie courante dans le championnat ivoirien que ce soit la ligue1 ou la ligue amateur.

Willy Bracciano (ASEC), capitaine des juniors éléphants en est un exemple. Tout le rare public sportif est unanime sur son talent. Pourquoi est-ce que le coach Amani Yao ne le titularise pas ? Et les quelques rares fois où il est présent sur la pelouse, il n’évolue pas à son poste interrogent les quelques courageux qui s’hasardent dans  les tribunes. Il  est utilisé comme attaquant en lieu et place de meneur du jeu, du coup il ne pu donner le rendement maximal de lui-même.

Selon des indiscrétions, au niveau de la maison jaune et noir, tous les joueurs en fin de contrat qui refuseraient de prolonger, sont victimes du même traitement. Un chantage tout net !. «C’est  la raison pour laquelle le jeune Willy Bracciano n’est plus titulaire dans l’effectif du Coach Amani Yao de l’ASEC MiMOSAS.Le mal pernicieux de ce championnat, c’est que nos équipes ne s’autofinancent  pas elles-mêmes. La subvention qu’octroie la FIF ne peut pas couvrir les charges. Quelle est ce joueur qui peut drainer du monde sur nos airs de jeu? Visiblement ce joueur pour l’heure n’existe pas. Ce joueur de la trempe de Laurent Pokou, Abdoulaye Traoré dit Ben Badi est devenu rare», expliquent  quelques proches de la FIF.

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«On a calqué sur le modèle Européen, en perdant de vue nos fondamentaux, que soit au niveau de la formation, au niveau des mœurs et de la culture  Le talent inné a disparu ! ». Les conséquences de cette gestion sont néfastes sur le football ivoirien. Une formation au rabais.Absence de talent innée et un championnat peu attractif. Avec le foisonnement de tous les centres de formation, les acteurs de football peinent  à offrir des  perles rares au championnat.

Le  passé récent devient très  lointain où  des derbies Asec-Africa ou Stade-Stella faisaient  vibrer ! Est-ce le manque de professionnalisme ou le déficit de formation des entraîneurs locaux qui occasionnent cette chute? Les clubs ivoiriens  ont tous décidé d’être  à la traîne du championnat africain. Simplement.

Sabine Kouassi

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