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COTE D’IVOIRE« LE NIVEAU POLITIQUE EN COTE D’IVOIRE A DES ANNEES-LUMIERE DU POLITIQUEMENT CORRECT… » SYLVAIN TAKOUE (R.F.I.)

sylvain Takoue tacle Alassane ouattara LEDEBATIVOIRIEN.NET

Sylvain Takoué , Président du Rassemblement des Fiers Ivoiriens réagit dans l’affaire «la députée Mariam Traoré injurie…»

 L’ancien président de la République, Laurent Gbagbo, l’a mainte fois dit en Côte d’Ivoire, « la politique est un métier ». Il n’avait pas tort. Et comme tout métier, la politique s’apprend normalement pour s’exercer utilement. On ne tombe pas dessus, comme cela, à tout hasard, comme si on se débrouillait à présenter du vivrier sur des étalages pour le vendre au marché. On peut s’improviser petits commerçants, marchands ou transporteurs.

Mais on ne s’improvise pas homme ou femme politique en apparaissant sur la scène nationale, qui est la vitrine, par excellence, des compétences intellectuelles. On n’apparaît pas comme un cheveu sur la soupe en politique pour se revendiquer forcément de la classe politique du pays. Une classe politique, ce n’est pas une foire ni une basse-cour. Laurent Gbagbo disait aussi, dans la même veine, qu’ « il n’y a pas de génération spontanée en politique », car tout est une affaire de vocation nourrie et endurée de longue haleine.

Tout ce qu’il disait ainsi, était pédagogique et instructif, parce que la croyance générale, en Côte d’Ivoire, c’est qu’on pense que tout le monde peut faire de la politique. Et surtout, les gens pensent qu’on vient en politique pour se faire une place dorée et de l’argent en vitesse. C’est cette conception indigène des choses, qui s’est construite et répandue dans les consciences, et qui nous rejaillit à la figure comme des jets de tomates pourries. Car pour peu qu’on croit se voir pousser la moindre ambition, on fait le saut pour atterrir de plain-pied sur le terrain politique.

Mais quand on y est, on se rend compte qu’on n’a pas d’idées ni d’arguments à faire valoir face à ceux qui les ont et qui les défendent avec brio. Résultat : on fait des passages en force en renversant tout, sens dessus dessous. C’est l’une des raisons principales du recours, par les gens en manque d’idées et d’arguments, à la violence physique et verbale en politique en Côte d’Ivoire. N’importe qui fait de la politique en Côte d’Ivoire, en présentant cette décadence morale qui désole profondément.

Notre pays est ainsi devenu, en fin de compte, le terreau d’un niveau politique bas, qui est à des années-lumière du politiquement correct. Regardez, vous-mêmes, ce qui se passe dans le pays depuis près de 10 ans : on fait passer l’envers pour l’endroit, on fait avaler des couleuvres au lieu de faire nourrir au poisson, on met la charrue avant les bœufs, on fait passer la prime de médiocrité au lieu d’inculquer l’effort au travail et le mérite de la place, les postes politiques sont devenus de petits pains que n’importe qui s’achète à coups de serviabilité sans cause …

Un peuple périt, faute de connaissances, enseigne la Bible. Trois choses attestent du niveau de conscience d’un pays : l’Education nationale, la Télévision nationale et la Politique nationale. Mais regardez ce qui se passe en Côte d’Ivoire : l’Education nationale est tirée mille fois par le bas et est au rabais, nos écoliers et élèves sont devenus des histrions en vagabondage et de pauvres petits garnements en vadrouille et sans repères d’exemplarité, parce que l’Ecole ivoirienne est devenue un antre de commerce où l’instruction pure a foutu le camp ; la Télévision nationale,  pour laquelle nous payons pourtant des redevances financières, n’apporte absolument rien de constructif dans les consciences, si ce n’est la diffusion d’une grille de programmes de divertissements et d’abrutissement de l’esprit ;

la Politique nationale, elle, fait que les rues et places publiques sont sous occupation de mendiants, de petits forbans et filous de tout âge et de tout acabit qui s’en tirent à coups d’armes blanches, l’indiscipline tout azimuts fait loi sur les voies de circulation, le ton du langage, sur la scène nationale, est d’une obscénité incroyable, l’immoralité de certaines pratiques de gouvernance est d’une incurable ascension…

La Côte d’Ivoire doit impérativement faire peau neuve pour avancer : les réformes attendues ne doivent pas être de simples tripatouillages de politiciens de surface. Elles doivent donner lieu aux Etats généraux de la République pour un nouveau départ et, comme Mao l’a fait en Chine, porter une vraie “Révolution culturelle” dans les consciences, c’est-à-dire servir à curer, de fond en comble, les mentalités aberrantes du gain facile, de la promotion maladive des pratiques d’usure et des injustices sociales faites à coups d’humeurs par des gouvernants dont on attend pourtant beaucoup mieux.

Sylvain Takoué,

Président du

Rassemblement des Fiers Ivoiriens (R.F.I.)

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