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FCFA: THÉOPHILE SOKO WAZA DÉCRIE LE

L’économie  capitaliste mondiale est le seul fleuve économique dans lequel baignent tous les pays du monde. Cette économie ne reconnait pas des pays. Ce qui importe pour lui c’est le rôle joué par les Etats dans le processus d’accumulation du capital.

La colonisation  est l’enfant du capita

lisme. C’est l’extension de la souveraineté (dictature) de la métropole sur les territoires des peuples dits moins civilisés du tiers monde. Ce tiers monde colonisé, n’a en principe pas droit à la démocratie à diriger lui-même ses propres affaires. Un pays démocratique ne doit être sous la domination d’aucune autre nation. Ainsi, le colonialisme entraine avec lui la domination politique, militaire et l’exploitation économique du pays colonisé pour le bénéfice de l’Occident. Ex la présence du 43ém BIMA à Abidjan Port-Bouet est légion.

Il est sans dire que la politique de domination, l’armée et l’exploitation économique jouent un rôle intégré ; le pillage du tiers monde. De cette politique d’exploitation il est clair de constater que le développement et le sous-développement sont les deux faces A (Occident) et B (tiers monde) d’une  même pièce de monnaie. Pour que la face A se développe, il faut qu’il est transfert de richesses de la face B à la face A. Ceci veut dire qu’il n’y a pas de surplus social dans les pays du tiers monde, surplus social nécessaire pour le réinvestissement à des fins productives. Plus l’Occident se développe, plus le tiers monde se sous développe. C’est une moquerie de traité de pays en voie de développement  pour le tiers monde. Il revient aux peuples du tiers monde de forger sa propre destinée, son chemin de développement.

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L’exploitation par le colonialisme s’est effectuée avec l’aide des fils du tiers monde qui constituent la Classe Comprador ou la BOURGEOISIE NATIONALE. Ce sont eux dans leur pays respectif avec la bénédiction de leurs alliés occidentaux sont les dictateurs qui font la sale besogne de vols et d’exploitation de leur pays pour le compte des Occidentaux.

La France comme tout pays européen, était une puissance colonisatrice en Afrique. Continent d’où elle devait nourrie son capitalisme : un parasite économique Des Africains zélés s’étaient déjà signalés pour aider à l’exploitation de leur pays. Parmi eux il y avait Félix Houphouët-Boigny (HB) de Cote d’Ivoire (CI). HB était l’acteur principal de la Communauté franco-africaine de 1958. Au sein de cette communauté, les républiques africaines se gouvernaient mais n’étaient pas indépendantes. La Communauté avait la juridiction sur la politique étrangère, la défense, la monnaie, la politique financière et économique, et les matières premières stratégiques. HB refusait catégoriquement l’indépendance des pays de l’AOF. Et que qu’il lui HB ne tomberai pas dans le piège tendu par la Grande Bretagne en donnant l’indépendance a ses colonies africaines ; Ghana en 1957 avec le Docteur N’KRUMA.

Avec HB dans sa poche, la France ne pouvait que se frotter les mains son pays regorgeait de beaucoup de ressources, donc de richesses.

Le franc CFA le socle voire pilier de l’économie française est un instrument d’exploitation de l’Afrique, le moteur de l’impérialisme français. Il est battu en France. Et les pays africains de facto ou de juré n’ont pays de banque centrale. Pour la vente ou l’achat des produits tant nationaux qu’étrangers, tout passe par la France : la France fournie le CFA aux étrangers qui achètent les produits, et elle met dans son trésor national les devises des pays africains une richesse incommensurable sans fournir d’efforts Si toutes les devises de tous les produits ivoiriens et africains doivent rester en France, OUF quelle aubaine pour la France.

La monnaie est l’un des cinq piliers du nationalisme tout comme la souveraineté. Avec l’inexistence d’une banque nationale en Afrique pour battre sa monnaie et mener une politique monétaire nationale des plus hardies. La banque nationale doit et  réguler la circulation de la monnaie en achetant : trop de monnaie en circulation,  ou en vendant des bonds, réduire la liquidité sur les marchés en jouant sur les taux d’intérêt pour une expansion (diminution du taux d’intérêt) ou une contraction de l’économie ((augmentation du taux d’intérêt).

L’autre élément à la défaveur des pays concernés la parité fixe par rapport à la monnaie européenne. La parité ne suit pas la vraie évolution des fluctuations économiques comme le ferait la flexibilité. Des surprises à long terme peuvent enterrer la monnaie sa convertibilité d’où sa dévaluation ou sa disparition. On pourrait enfin se demander par quel principe économique les couts des matières premières sont toujours en chute libre alors que ceux de l’Occident grimpent. ; La détérioration des termes de l’échange. Une chose est certaine, les produits africains sont d’une importance vitale pour l’économie occidentale

Le franc CFA a changé de dénomination Elle devint la Communauté Financière de l’Afrique.  ll revient aux Africains de se défaire du France CFA pour améliorer leur condition de vie, se développer  Les Africains ne peuvent passer des siècles entiers à être les enclaves de l’Occident, à travailler pour leur prospérité sans un jour aller visiter la Lune par le fruit de leur intelligence

 ANALYSE CRITIQUE DETAILLE

 1/ IMPRIME EN FRANCE

Imprimée à Chamalières, dans le Puy-De-Dôme à 3 km de Clermont-Ferrand en France, cette monnaie est actuellement utilisée par 14 pays africains.

ORIGINE ET SOURCE DU FCFA
Créé en 1939, le Franc CFA a été officialisé au lendemain de Noël, c’est-à-dire le 26 décembre 1945.
Journée qui marque le jour où Paris ratifie tous les accords de Bretton Woods et procède à sa première déclaration de Parité au FMI ou Fond Monétaire International. En imposant cette monnaie à ses colonies, la France dirigée par le Général de Gaulle renforce également le contrôle sur la monnaie des pays africains. Son objectif ? Assurer que pour l’avenir, les matières premières restent à la portée de tous, même durant les périodes de guerre.

DEUX BLOCS
– Bénin, Burkina Faso, Cote d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo (huit états d’Afrique de l’Ouest) se rassemblent pour former l‘UEMOA (ou Union Economique et Monétaire Ouest Africaine). Dans cette zone, le Franc CFA prend un autre  nom « Franc de la Communauté Financière d’Afrique ».  – Cameroun, Rébulique Centrafricaine, République du Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, Tchad (six états d’Afrique centrale) se rassemblent pour former la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale). Pour ces derniers, le Franc CFA deviendra le « Franc de la Coopération Financière en Afrique Centrale

Mais la réalité est vraiment différente : les exportations de la zone UEMOA vers la zone CEMAC ne dépassent pas les 2 % et les exportations des pays de la zone CEMAC vers les zones de l’UEMOA ne dépassent pas les 3 %.
Cela signifie donc que les francs CFA CEMAC ne sont pas utilisables dans la zone UEMOA et les Francs CFA UEMOA ne sont pas utilisables dans la zone CEMAC. Pour simplifier les choses : si un ressortissant sénégalais voyage au Cameroun, il n’aura pas la possibilité d’utiliser son argent même si les deux pays utilisent la même monnaie et que ces monnaies ont la même valeur. Il sera donc obligé de convertir les Francs CFA UEMOA en euro pour convertir ensuite les euros en Franc CFA CEMAC.

Le Franc CFA, une monnaie de colon t les TROIS REGLES
Pour pouvoir stabiliser les finances des pays qui utilisent le Franc CFA, trois règles ont été adoptées :
– le Trésor public français assure la convertibilité des Francs CFA dans n’importe quelle devise
– le taux de parité qu’il y a entre le Franc CFA dans la zone UEMOA et CEMAC est fixe ( 1€= 655,95FCFA)
– les transferts de capitaux dans la zone Franc sont libres et gratuits

Par contre, 50 % des réserves du Franc CFA doivent être déposées sur des comptes du trésor public français (en 2005 cela représentait environ 76 000 000 000 euros de bénéfices pour la France).

Pour que la parité avec l’euro soit assurée, les pays de la zone Franc sont dans l’obligation de contrôler scrupuleusement la hausse des prix, à cause du déséquilibre. Par conséquent, les banques d’Afrique, qui sont pourtant en surliquidité, sont obligées de limiter les prêts aux entreprises. Comme il y a moins de crédit, il y a donc moins d’investissements dans les pays. En conséquence, il y a moins d’investissements, il y a moins d’infrastructures, donc le développement ne peux pas vraiment être au rendez-vous.

Une aubaine pour la France
Ce système profite grandement à la France étant donné que le libre échange des capitaux permet à toutes les entreprises étrangères d’investir sur place. Dans la zone UEMOA les entreprises françaises détiennent 50 % des investissements étrangers. Comparée à la zone Euro où 60 % des échanges se font entre les pays membres. Il est donc clair que la zone Franc se doit de booster le commerce entre les pays qui utilisent le CFA.

Et ceux qui ont essayé de sortir du système ont été neutralisés
Plusieurs pays ont refusé l’assujettissement monétaire et ont essayé maintes et maintes fois d’en sortir, voici les principaux leaders qui ont tenté de lutter contre ce hold-up déguisé.

Ahmed Sékou Touré
Le seul qui a réussi à y sortir totalement est la République de Guinée.
Son premier président, Ahmed Sékou Touré, voulait être indépendant totalement, tant dans la politique que dans l’économie. Mais cette action a froissé grandement le président français de l’époque, Charles de Gaulle. Lors d’un discours, le président de la Guinée déclare : « Je préfère la pauvreté dans la liberté à la richesse dans l’esclavage », Charles de Gaulle ne tarda pas à y répondre : « L’indépendance est à la disposition de la Guinée ».

Sylvanus Olympio
Cet homme est le premier président élu de la République du Togo.
Ce dernier ne voulait plus subir la domination de la France. Il décide donc de sortir de la zone Franc afin de créer sa propre monnaie. Le 13 janvier 1963, soit quelques jours après les premières impressions, Olympio fut assassiné par un ex-légionnaire de nationalité française.

Modibo Keita
C’est également le premier président élu du Mali. Pour lui, ce système monétaire était un frein au développement du pays. Il décide donc de retirer son pays de la zone Franc et créa le franc malien, qui devient la monnaie officielle du Mali, en 1962. Mais il a subi quelques années plus tard un coup d’État, mené par un ex-légionnaire de nationalité française.

Thomas Sankara
Le président panafricaniste déclare que le système monétaire français est une arme qui permet au Français de dominer le pays. Il refuse donc toute aide du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale pour ne plus subir le dictat des financiers internationaux. Le pays de Sankara était semi-désertique, affamé, endetté, mais en 4 ans, il a réussi à le transformer en un pays autosuffisant. Trois mois après son discours incitant les autres pays africains à faire comme lui, il fut assassiné par Blaise Compaoré.

Mouammar Kadhafi
Selon la secrétaire d’État américaine Hillary Cliton, ce gouverneur détenait en 2011, 143 tonnes d’or et 143 tonnes d’argent. Selon des sources sûres, cet or a été accumulé pour pouvoir créer une monnaie panafricaine. Il fut assassiné par les services français le 20 octobre 2011.

Idriss Déby Itno
En 2015, le président tchadien incite les pays africains à sortir de la zone Franc.
Aujourd’hui, il est toujours vivant et en fonction (du moins pour le moment).

FRANÇAFRIQUE : L’ARME LÉTALE

. En imposant une devise sous son contrôle total, la France s’attribue la puissance monétaire de quatorze pays africains, dont la souveraineté, mutilée dans l’un de ses centres névralgiques, est réduite à l’état d’apparence.
LE TRESOR PUBLIC FRANÇAIS GERE LE FRANC CFA AU DETRIMENT DES BANQUES CENTRALES AFRICAINS

Le Trésor français gère le franc CFA et a le pouvoir, à travers son mécanisme essentiel, le compte d’opérations qui en assure la garantie de convertibilité, de paralyser les transactions commerciales d’un pays jusqu’à en asphyxier l’économie.

Conséquence du FCFA
Cette monnaie contrôlée par la France était censée aider les pays africains qui l’utilisent.
Or, en 70 ans ans d’utilisation, il n’en n’est rien. Aucun des 14 pays qui utilisent le franc CFA ne font partis du « Top 10 africain » en termes de compétitivité économique. Pire encore, ces 14 pays figurent sur la liste des 35 pays pauvres très endettés(PPTE), qui font partie des pays les moins compétitifs au monde.  Le franc CFA joue un grand rôle dans cette catastrophe.

LE FCFA N’EST PAS AU SERVICE DU DEVELOPPEMENT

La monnaie doit être au service de la croissance et du développement. Pour cela, il faut des crédits. Or le ratio crédit à l’économie sur PIB dans les pays de la zone franc est de 23 % quand il est de plus de 100 % dans la zone euro. [Si bien qu’il] est quasiment impossible pour nos pays de rattraper les économies émergentes si le franc CFA reste arrimé à l’euro.

En conclusion

Si les pays africains veulent avancer ils doivent retrouver le contrôle de leur monnaie et s’en servir pour leur développement. La monnaie est une base fondamentale pour le développement économique et social d’un pays, si vous ne contrôlez pas votre monnaie, c’est une partie de votre développement que vous ne contrôlez pas.

POUR LA 4è VOIX LA VOIX DES SANS VOIX

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