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INTERVIEW-VÉRITÉ-:LE COMBAT DES VICTIMES PAR CHARLES  KOFFI CONTRE, LA SGBCI, ADAMA BICTOGO, AFRILAND FIRST BANK, KONE CHEICK OUMAR ET CLAUDE GOUHOUROU POUR LE TRIOMPHE DE  LA JUSTICE

CHARLES  KOFFI:«NOUS EXIGEONS LA DÉMISSION DE ADAMA BICTOGO DE TOUTES LES INSTANCES DU RDR ET DU RHDP»

Par H.M

10 ans de procès contre un système, contre des hommes et contre des monstres de la finance couronnés de six mois de prison ferme pour avoir oser affronter Ahoussou Jeannot Premier ministre ivoirien d’alors et avocat de la SGBCI. Charles  Koffi Hanon,  à la tête du Réseau National Pour La Défense Des Droits Des Victimes Des Déchets Toxiques De Cote d’Ivoire, RENADVIDET-CI continuent d’accuser : «Nos bourreaux qui sont condamnés définitivement à 20 ans de prison pour abus de confiance et blanchiment de capitaux portant sur la somme de 4,658 milliards de F CFA destinés à l’indemnisation des  victimes sont  toujours en liberté». Dans cet entretien, il dénonce mais croit au triomphe de la justice pour le rétablissement des droits des victimes abusées par un système bien pensé. Il attend le délibéré, du 28 mars et l’audience du 4 avril 2019 contre la SGBCI. Entretien !

Ledebativoirien.net : MONSIEUR LE PRESIDENT CHARLES  KOFFI, CELA FAIT BIEN LONGTEMPS QU’ON NE VOUS A PAS ENTENDU PARLER. POURQUOI CE LONG SILENCE ?

Charles  Koffi:Le tout n’est pas de parler pour parler. Je parle, lorsque ce que j’ai à dire est d’un intérêt certain. Aussi, dans un passé récent, sous l’ère du Premier et Ministre de la Justice M. AHOUSSOU Kouadio Jeannot et de Monsieur GNENEMA Coulibaly qui lui avait succédé le premier cité au poste de Ministre de la Justice, les victimes membres de l’association que j’ai l’honneur de présider et dénommée Réseau National Pour La Défense Des Droits Des Victimes Des Déchets Toxiques De Cote d’Ivoire, RENADVIDET-CI étaient traités avec mépris, haine, dédain, objet de menaces de morts et victimes d’arrestations et d’emprisonnements abusifs et injustifiés. Nos droits et intérêts dans l’affaire relative au détournement de notre indemnisation étaient grossièrement et grotesquement bafoués par certains juges à la solde de ces autorités.

D’où les marches, sit-in pacifiques et conférences de presses organisées par le RENADVIDET-CI pour appeler l’attention de nos autorités politiques, de la communauté nationale et internationale internationale et des organisations des droits de l’homme sur ces diverses dérives. Aujourd’hui, les choses ont favorablement changé. Nous sommes de plus en plus écoutés et mieux traités et nos préoccupations sont plus ou moins prises en compte par les nouvelles réformes introduites par les autorités judiciaires

LDI :  PARLANT DE VOS PRÉOCCUPATIONS, VOUS AVEZ ANNONCE A L’OCCASION D’UNE RÉCENTE CONFÉRENCE DE PRESSE TENUE AU SIEGE DE VOTRE ASSOCIATION QUE VOUS AVEZ ASSIGNE M. ADAMA BICTOGO, LE CABINET LEIGH DAY AND CO, LA CNDVT-CI ET LA SGBCI DEVANT LE TRIBUNAL DE PREMIÈRE INSTANCE DU PLATEAU POUR DES AUDIENCES QUI VONT RESPECTIVEMENT DÉBUTER LES 4 ET 25 AVRIL 2019 A 8H DU MATIN.

 DE QUOI S’AGIT-IL EXACTEMENT QUAND ON SAIT QUE CONCERNANT LE CAS DE M. ADAMA BICTOGO, CELUI-CI N’A PAS ÉTÉ  INCULPÉ AU TERME DE L’INFORMATION JUDICIAIRE OUVERTE AU PREMIER CABINET D’INSTRUCTION DU PLATEAU PAR LE PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE ?

Merci pour cette question parce qu’elle me permettra de mettre fin à des polémiques tendancieuses et empreintes de mauvaise intentionnelle entretenues par M. Adama BICTOGO et son entourage pour tenter de distraire et divertir l’opinion sur sa responsabilité pénale manifestement établie dans le détournement d’une partie de notre indemnisation et pour cause : j’ai lu un article de « JEUNE AFRIQUE » repris par certains journaux de la place qui avait souligné que  concernant cette affaire, l’entourage de M. Adama BICTOGO crie à une action à visée politique et que Monsieur Adama BICTOGO avait été entendu comme témoin.

En réponse, je voudrais d’abord rectifier Pour affirmer que le sieur BICTOGO avait été entendu par la Juge d’Instruction, Madame ASSI Dosso Juliette non pas comme témoin mais plutôt commeun mis en cause dans le détournement de notre indemnisation ;c’est sur la base du rapport d’ enquête diligenté par la Direction de la Police Economique et Financière de la République de Côte d’ Ivoire qu’ il a été entendu pendant l’ information judiciaire ouverte par le Procureur de la République au Premier Cabinet d’ Instruction du Plateau.

En effet, il ressort de façon sans équivoque des conclusions dudit rapport que Messieurs Adama BICTOGO, GOHOUROU Ziallo Claude François, KONE Cheick Oumar et autres sont responsables du détournement de la somme de 4 MILLIARDS 658 MILLIONS DE F CFA destinés à l’indemnisation de 6.624 victimes des déchets toxiques. Ledit rapport affirme même que Monsieur Adama BICTOGO a commis un détournement manifeste sur la somme de 600 millions de F CFA destinés à l’indemnisation de près d’un millier de victimes des déchets toxiques.

C’est fort de cela que le Président de la République, en sa qualité de chef de l’Administration l’a démis de ses fonctions de Ministre pour répondre de ses actes délictueux devant la justice.

Ensuite, Monsieur Adama BICTOGO n’avait pas été inculpé parce qu’il avait transigé sur l’action publique le concernant en faisant croire à cette Juge d’Instruction qu’il avait déposé le milliard qu’il avait irrégulièrement perçu, au Trésor Public, en vue de le restituer à leurs bénéficiaires.

Enfin,  le Parquet de la République alors sous l’instigation du Procureur de la République, Monsieur KOUADIO Simplice, lequel constitue le prolongement du pouvoir politique donc exécutif, eu égard au rang de Ministre de M. Adama BICTOGO, par ailleurs Député à l’Assemblée Nationale et membre influent du parti au pouvoir, après des arrangements et micmac politico-judiciaires l’ a, à son corps défendant soustrait à sa responsabilité pénale en invitant les victimes à exercer à son encontre, une action en répétition de l’ indu sur le fondement de l’ article 1376 du Code Civil qui dispose que « Celui qui reçoit par erreur ou sciemment ce qui ne lui est pas dû s’oblige à le restituer à celui de qui il l’a indument reçu ».

Et d’ailleurs même, au terme du jugement en date du 13 Janvier 2015, lequel avait succédé à ladite information judiciaire, GOHOUROU Claude   François, Président de la CNDVT-CI avait déclaré ce qui suit qu’:« avec la survenance de la crise postélectorale, il s’est réfugié à l’extérieur de la Côte d’Ivoire et n’a plus eu la maîtrise du processus. Il estime que les fonds doivent être encore disponible à ACCESS BANK ou l’établissement qui lui a succédé car il dit n’avoir ordonné que des paiements ou virements se fassent au profit de KONE Cheick Oumar ou de tout autre personne bien qu’il reconnaisse que la CNDVT-CI n’avait pas encore honoré ses engagements vis-à-vis de celui-ci ».

Alors que c’est dans cette somme, c’est-à-dire les 4,58 milliards de francs CFA qui ont été objet de détournement que Monsieur Adama BICTOGO a perçu sur le compte de sa société dénommée MLBA CONSULTING SARL, les 600 millions de francs CFA exception faite des 400 MILLIONS DE F CFA que KONE Cheick Oumar avait affirmé au cours de cette enquête préliminaire lui avoir remis en mains propres.

A titre d’information, pour éviter que cette affaire fasse à tort l’objet d’une interprétation politique, Me Coulibaly SOUNGALO, notre principal conseil qui est aussi l’Avocat du RDR, parti politique où milite M. Adama BICTOGO l’avait saisi d’un courrier en date du 07 Juin 2016 dans le but de régler à l’amiable ce problème. Mais, malheureusement, se disant dans les bonnes grâces du pouvoir, il avait fait montre d’un mépris à l’égard de notre conseil en ne donnant aucune suite à sa requête.  Aussi, l’avais-je, au nom des victimes préjudiciées par son acte, saisi à cette même fin le Mercredi 07 Décembre de la même année   mais aussi en vain.

J’avais finalement courant le mois d’Octobre 2018, saisi le Directeur de Cabinet du RHDP pour l’informer de toutes ces démarches et d’une assemblée Générale tenue par l’association que j’ail’honneur de diriger au terme de laquelle résolution avait été prise par lesdites victimes d’initier dans le mois de Décembre 2018, une action judiciaire contre M. Adama BICTOGO si aucune solution amiable n’était  trouvée audit problème.

C’est donc à juste titre que les victimes décident le 21 février 2019 de saisir le Tribunal de cette affaire et l’audience débutera le 4 avril 2019 à 8H00. Pour ce qui concerne la SGBCI, il faut faire observer qu’elle avait, au cours de l’enquête préliminaire intervenue courant l’année, fait une fausse déclaration en affirmant avoir indemnisé 23 mille victimes des déchets toxiques.

Suite à une ordonnance de référé n°3340/2018 en date du 04 Juillet 2018 dont nous avons été bénéficiaires, laquelle ordonnait à la SGBCI de nous communiquer tous les documents administratifs et comptables des victimes qu’ elle avait à ce jour indemnisées et l’ identité complète de celles-ci, cette banque avait, par exploit d’ Huissier de Justice du 5 juillet 2018, communiqué à notre conseil des extraits de compte révélant l’ indemnisation de 17 mille victimes contrairement aux 23 mille victimes qu’elle avait déclaré indemnisé au cours de l’enquête préliminaire intervenue courant l’année 2012.

Ces extraits de compte qui ne comportent aucune identité des supposés bénéficiaires des montants y figurant également aucune identité de ceux qui avaient perçu des sommes d’argent allant de 50 millions à 272 millions alors que l’indemnisation due à chaque victime est de 727.500 F CFA affichent à la date du 31 Mars 2010, un solde résiduel de QUATRE MILLIARDS DEUX CENT QUATRE VINGT QUATORZE MILLIONS CINQ CENT SEPT MILLE TROIS CENT VINGT ET UN (4.294.507.321 F CFA) et ce, après le transfert irrégulier par elle le 24 Mars 2010, de la somme de 4 MILLIARDS 815 MILLIONS 648 MILLE F CFA à ACCESS BANK devenue AFRILAND FIRST BANK.

A l’occasion de ce transfert, la somme de 157 millions de F CFA avait mystérieusement disparu dans cette banque et c’était seulement 4 MILLIARDS 658 MILLIONS DE F CFA qui étaient arrivées sur le compte de la prétendue Coordination Nationale Des Victimes Des Déchets Toxiques De Cote d’Ivoire dite CNDVT-CI. Et c’est cette somme qui a été détournée par GOHOUROU Claude, le Président de cette association imaginaire, KONE Cheick Oumar, Adama BICTOGO et autres.

Aussi, la SGBCI avait-elle cru devoir saisir le Premier Président de la Cour d’Appel du Plateau en interjetant appel contre cette ordonnance alors qu’elle avait déjà exécuté partiellement cette décision de justice. Cette affaire a été à l’audience du 1er février 2019 transmise par le Président de la Cour d’Appel du Plateau au Procureur Général, Près cette même Cour d’Appel pour ses réquisitions et l’audience a été prévue au vendredi 1er mars 2019. Cette audience a été à nouveau renvoyée au vendredi 5 Avril 2019 pour le même motif, c’est-à-dire les réquisitions du Procureur Général.

Dans cette nouvelle action déférée à la censure du Tribunal et dont l’audience débutera le 25 avril 2019 pour respecter le délai de distance de deux mois parce que le Cabinet LEIGH DAY réside à Londres donc à l’extérieur de la Cote d’Ivoire, avant d’engager les différentes responsabilités de la SGBCI, nous attendons les résultats de l’audit judiciaire que nous avons respectueusement sollicités dudit Tribunal.

Concernant le Cabinet LEIGH DAY, nous l’avons assigné pour mauvaise exécution du mandat que nous lui avions confié, celui d’obtenir réparation du préjudice que nous avons subis pour avoir été exposées aux émanations dégagées par les déchets pétroliers du Probo-Koala et aussi demandé sa condamnation à nous reverser le solde résiduel de 4.294.507.321 F CFA destiné à l’indemnisation des victimes, membres de notre association ; solde  que la SGBCI retient de façon abusive et injustifiée depuis le 19 mars 2010, date de l’arrêt brusque et définitif de ce processus à l’initiative du cabinet «KSK», Cabinet d’Avocats ivoiriens représentant LEIGH DAY AND CO et enfin, demander qu’ elle soit condamnée à nous donner copie du protocole d’ accord conclu avec la Société TRAFIGURA pour notre compte, à l’effet de savoir le montant réel de l’indemnisation de chacun de nous.  Leigh day pour avoir donné notre indemnisation à une association fictive sans notre consentement et qui l’a par la suite détournée, a engagé sa responsabilité contractuelle.

LDI : QUELLE A ETE LE RÔLE DE MONSIEUR ADAMA BICTOGO DANS CE PROCESSUS D’INDEMNISATION ?

SGBC DÉCHETS TOXIQUE LEDEBATIVOIRIEN.NETForce est d’abord de préciser que la CNDVT-CI est née dans le courant du mois de Septembre 2009 de l’initiative de Monsieur KONE Cheick Oumar et de certains de ses soutiens politico-judiciaires pour faire mains basses sur une grande partie de notre indemnisation. L’offre transactionnelle qui nous été proposée par la Société TRAFIGURA, à travers notre mandataire, le Cabinet LEIGH DAY et que nous avons unanimement acceptée est intervenue en août 2009. Il s’ensuit que cette association fictive n’est concernée ni de près ni de loin dans ce processus d’indemnisation

Ensuite dans ce pseudo litige montée de toutes pièces, un protocole de règlement amiable et transactionnel est formé le 11 Février 2010. Au terme de ce protocole, Monsieur Adama BICTOGO n’était pas le facilitateur mais le représentant de celui-ci en la personne de Maitre OSTHER Henri Tella, Avocat à la Cour. Et nulle part dans ce protocole il a été prévu que le facilitateur soit rétribué dans notre indemnisation encore moins son représentant, Monsieur Adama BICTOGO. Cela ressort aussi clairement de l’audition de Maitre ZINDA Sawadogo du Cabinet KSK, Avocat à la Cour, représentant LEIGH DAY&CO. Aussi, Adama BICTOGO, représentant du facilitateuravait-il pour mission d’intervenir, à l’effet de régler les difficultés pouvant survenir dans l’exécution du protocole.

Enfin, Monsieur Adama BICTOGO pour n’avoir pas pu permettre la poursuite dudit processus conformément à sa mission de représentant du facilitateur stipulée dans le processus sus indiqué et ce, après son arrêt brusque à la date du 19 Mars 2010 par le Cabinet KSK pour cause de malversations commises sur l’indemnisation des victimes par GOHOUROU Claude et les éléments de la FESCI à sa solde, a failli à sa mission, par conséquent, ne pouvait valablement réclamer un quelconque honoraire.

LDI :  CONCERNANT L’AFFAIRE DU DÉTOURNEMENT DES 4.658 MILLIARDS DE FCFA, OU EN ETES-VOUS ?

Nous sommes devant le Tribunal de Première Instance du Plateau en sa formation civile.En effet, l’arrêt de la Cour d’Appel d’Abidjan qui a condamné de façon définitive GOHOUROU Ziallo Claude François, KONE Cheick Oumar, AWA N’diaye épouse M’BAYE, DIGBEU Léocadie à 20 ans de prison et ACCESS BANK à 21 milliards de F CFA d’amende pour abus de confiance et blanchiment de capitaux n’a pas statué sur notre indemnisation sous le fallacieux prétexte que nous n’aurions pas individuellement donné mandat à notre Avocat. Ce qui nous obligés depuis le mois de Mars 2018 à saisir le Tribunal Civil du Plateau, à l’effet de tirer les conséquences de droit de cet arrêt correctionnel devenu définitif sur l’action publique pour engager la responsabilité civile délictuelle et quasi délictuelle de ces condamnés sur le fondement des articles 1382 et 1383 du Code Civil.

Le 29 novembre 2018, cette affaire avait été mise en délibéré par le Président du Tribunal de Première Instance du Plateau pour l’audience du 7 février 2019. A cette date, ledit délibéré avait été renvoyé par ledit Président au 28 Février 2019. Le 28 février 2019, ce même délibéré a encore été renvoyé au 28 mars 2019. Nous osons espérer que le 28 mars 2019, le Président du Tribunal videra enfin ce délibéré.

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LDI :  AVEC LA TOURNURE QUE PREND LEDIT DÉLIBÉRÉ AVEZ-VOUS FOI EN CETTE JUSTICE ?

Oui, jusqu’ à preuve du contraire. Et vous me donnez là, l’occasion de saluer et  de remercier le Président de la République, son excellence M. Alassane OUATTARA de l’intérêt particulier qu’il porte à cette affaire et au suivi de celle-ci. Cela s’est traduit dans le courrier du 5 février 2019 qu’il m’a adressé en réponse au mien, me remerciant de lui avoir fait connaitre l’issue de notre procédure au terme de laquelle les consorts GOHOUROU Claude, KONE Cheick Oumar ont été définitivement condamnés à 20 ans de prison ferme.

Aussi, le remercier pour toutes les actes de justice, d’équité et de responsabilités qu’il a déjà posés dans le cadre de cette affaire notamment l’éviction de Monsieur Adama BICTOGO du gouvernement pour le mettre à la disposition de la justice, le débarquement de Monsieur KONE Cheick Oumar de la présidence du comité d’organisation du tournoi Alassane OUATTARA et ce, suite à une manifestation entreprise par le RENADVIDET-CI devant le siège du RDR sis à la Rue LEPIC à Cocody.

En outre, nous nous félicitons des réformes profondes entreprises par lui pour assainir le milieu judiciaire fortement gangrené par la corruption. Lesquels sont minutieusement mises en application par l’actuel Ministre de la justice. Ainsi, nous assistons de plus en plus à une justice équitable pour tous. Nous avons foi en notre justice, nous faisons confiance au Président du Tribunal qui est un Magistrat intègre et nous avons la ferme conviction qu’il dira le Droit dans notre affaire et nous ne pensons que c’est dans notre affaire qu’il commencera à « gâter » son nom. Pour les reports, nous sommes sereins.

LDI :  A CE JOUR COMBIEN DE VICTIMES N’ONT PAS RECU LEUR INDEMNISATION ?

Nous avons à ce jour 25 mille victimes sur les 29.624 concernées par cette procédure qui n’ont pas encore perçu leur indemnisation. Pour rappel, le même 19 mars 2010, date de l’arrêt brusque et définitif de ce processus, à l’initiative du Cabinet KSK, nous avons sollicité et obtenu du Tribunal de Première Instance du Plateau, une ordonnance de séquestre sur notre part d’indemnisation d’un montant de 18,750 milliards en raison de 750.000 F CFA par victime que nous avons régulièrement signifiée à la SGBCI le 23 mars 2010. Le 24 mars 2010, en violation de cette ordonnance de séquestre et également d’une disposition dudit protocole qui obligeait la SGBCI à superviser tout ce processus d’indemnisation, elle avait intentionnellement et frauduleusement transféré à ACCESS BANK devenue AFRILAND FIRST BANK, la somme de 4 MILLIARDS 815 MILLIONS 648 MILLE F CFA, laquelle au terme de l’arrêt correctionnel  N°645/16 rendu par la Première Chambre Correctionnelle de la Cour d’ Appel du Plateau le 27 Juillet 2016 passée en force de chose irrévocable avait été détournée par les consorts GOHOUROU Claude au préjudice de 6.624 victimes, membres du RENADVIDET-CI. Et ce, en dépit du fait qu’elle avait reçu à titre d’honoraire 150 millions à cet effet.

LDI :  POURQUOI VOUS AVEZ FAIT LA PRISON EN 2012 VOUS VICTIME, PENDANT QUE VOS BOURREAUX CONDAMNES A 20 ANS DE PRISON FERME POUR ABUS DE CONFIANCE ET BLANCHIMENT DE CAPITAUX SONT EN LIBERTÉ ET QUE GOHOUROU CLAUDE CONTINUE DE RANÇONNER CERTAINES PERSONNES EN LEUR PROMETTANT UNE INDEMNISATION IMMINENTE?

En 2012, Monsieur AHOUSSOU Kouadio Jeannot au moment des faits premier Ministre et Ministre de la Justice m’avait fait jeter en prison pendant 6 mois pour tenter de m’intimider et me museler. De fait, M. AHOUSSOU Jeannot était l’Avocat de la SGBCI et en sa qualité de Ministre de la Justice, il avait menacé Madame ASSI Dosso Juliette, juge d’Instruction en charge de cette affaire de lui retirer notre procédure parce qu’en plus de la SGBCI, ils protégeaient également GOHOUROU Claude et KONE Cheick Oumar.

Vu que cette Juge d’Instruction ne voulait pas rentrer dans son triste jeu, il lui avait finalement retiré notre procédure pour la classer sans suite. Informé de cette situation en ma qualité de principal plaignant dans cette affaire, j’avais saisi le Ministre de l’Intérieur d’alors,d’un courrier pour dénoncer cette immixtion flagrante de l’exécutif dans le judiciaire et projeté le 06 Juin 2012, une manifestation pacifique devant le Tribunal du Plateau pour exiger l’arrestation immédiate de GOHOUROU Claude, KONE Cheick Oumar et autres qui étaient sous le coup d’un mandat d’arrêt du Premier Cabinet d’Instruction du Plateau.

Au cours de cette manifestation, le Premier Ministre AHOUSSOU Jeannot m’avait fait arrêter par le Commissaire GOGOUA Maxime alors chargé des enquêtes criminelles à la Police Judiciaire dite PJ et chargé de la sécurité personnelle de GOHOUROU Claude et ses éléments qui m’avaient traîné sur une distance de 15 à 20 mètres avant de me jeter en pâture dans un cargo de la CRS3 présent sur les  lieux pour ensuite  me conduire dans les locaux de la PJ ou j’avais été entendu de 10H30 MN à 18H45 MN  par ce commissaire et cela, après avoir dispersé les victimes dont 70% étaient constituées de femmes et personnes du 3ème Age avec des gaz lacrymogènes.

J’avais été écroué ce même jour, jugé et condamné à 6 mois de prison ferme pour dénonciations calomnieuses à l’encontre du Premier Ministre et Ministre de la Justice et atteinte à l’ordre public et 5 à ans d’interdiction de paraître sur le territoire national exception faite de mon village natal. J’avais été libéré le 08 décembre 2012 et j’ai gagné mon procès contre ledit Premier Ministre le 11 Juin 2014 devant la 3ème Chambre Correctionnelle de la Cour d’Appel du Plateau parce que les délits de dénonciations calomnieuses le concernant et dont il m’avait accusé et l’atteinte à l’ordre public n’étaient pas constitués. 7 ans après, nos bourreaux qui sont ses protégés sont condamnés définitivement à 20 ans de prison pour abus de confiance et blanchiment de capitaux portant sur la somme de 4,658 milliards de F CFA destinés à l’indemnisation de 6.624 victimes, membres de notre association mais curieusement, ils sont toujours en liberté.

Mieux ou pire, l’un des condamnés nommé GOHOUROU Claude continue d’extorquer des sommes d’argent à ses victimes et autres personnes en leur faisant miroiter une nouvelle indemnisation sous le silence coupable de nos autorités compétentes.

LDI :  QU’ATTENDEZ-VOUS EN FIN DE COMPTE ?

Je demande à toutes les victimes de faire confiance en la justice et de garder la foi, car, la victoire n’est plus loin. Je les invite par ailleurs massivement le jeudi 28 mars 2019 à 8H au Tribunal du Plateau en vue de faire triompher la justice sur l’ injustice et je leur demande de rester à l’ écoute du mot d’ ordre du Bureau Exécutif du RENADVIDET-CI relativement aux sit-in et marches pacifiques projetés du 09 au 11 Avril 2019 à partir de 09H30 devant le siège du RDR sis à la RUE LEPIC à Cocody, le siège de la SGBCI et le palais de justice sis Plateau.

Et cela pour exiger la démission de Adama BICTOGO de toutes les instances du RDR et du RHDP, l’arrestation immédiate des consorts GOHOUROU Claude, KONE Cheick Oumar condamnés à 20 ans de prison, exiger le reversement par la SBBCI au RENADVIDET-CI du solde résiduel de notre indemnisation et enfin dénoncer les dilatoires juridiquement infondés, certaines dérives et dysfonctionnement de la Justice dans le traitement de notre affaire. Que  Dieu bénisse la Côte d’Ivoire et veille sur les victimes des déchets toxiques !

Par H.MAKRE

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