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COTE D’IVOIRE : FRANCELIN GLODE  ÉLU   VEUT UNE GRANDE INTERSYNDICALE DU SECTEUR DES MEDIAS

Elu, samedi 23 mars 2019 à 34/34 des syndiqués présents, Francelin Glodé  prend désormais les reines de l’Intersyndicale du secteur des médias en Côte d’Ivoire, est Secrétaire général du syndicat autonome des agents de la presse privée de Côte d’Ivoire, par ailleurs chef du personnel du journal quotidien le Patriote. «Je demande la solidarité à nous qui avons des problèmes communs. C’est seulement dans la solidarité que nous pourrons sauver notre métier. Nous devons marquer notre présence partout et bientôt nous allons mener une tournée dans les entreprises de presse et au sièges des syndicats pour recenser les problèmes des uns et des autres » a déclaré le président Glodé qui entend poursuivre l’œuvre de son prédécesseur, Kouadio Amonzame».

L’Honorable Abdoulaye Kouyaté, directeur de cabinet du ministère de l’Education nationale et de l’enseignement technique (Menet), parrain de la cérémonie a été représenté par Sidibé Hamed, conseiller technique dudit ministère. « La sauvegarde du métier de journaliste, un atout pour la démocratie », a été le thème de cette assemblée. Sam Wakouboué, président du comité d’organisation (Pco) de cette Assemblée générale s’est interrogé si le 4ème pouvoir que détient le journaliste est encore d’actualité en Côte d’Ivoire. Pour lui les médias doivent donner à l’Etat ivoirien une chance de s’inscrire dans la démocratie.

Un pays où les journalistes sont assassinés. Par ailleurs, Sam Wakouboué a demandé que s’arrêtent les licenciements abusifs au seul motif économique. « En novembre 2018, ce sont 123 agents de Frat-mat, 18 journalistes qui ont été licenciés pour les mêmes raisons économiques. Et plus de 300 agents de la Rti compressés pour les mêmes motifs.Notre métier est en danger », a-t-il indiqué.

Traoré Moussa dit MT,Président de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire, qui célébrait ce samedi 23 mars son anniversaire  a fait savoir que le métier de journaliste est difficulté. « Plus on travaille, plus on a des difficultés. Je suis là pour soutenir l’intersyndicale. Il faut mettre dans la tête des populations l’importance de la liberté  de la presse. Si nous ne mangeons pas, ne peut payer nos loyers, on  expulse les journalistes de leurs maisons, c’est grave. Demandons aux patrons de presse de payer les salaires », a exhorté le président de l’Unjci. Pour la première fois dans l’histoire de la Côte d’Ivoire moderne, MT et l’Unjci se sont rendus à l’Assemblée nationale ivoirienne pour bloquer la loi sur la presse qui ne convenait pas. Les parlementaires ont reculé et ont glissé  les revendications des journalistes dans les textes de loi à l’Assemblée nationale. « Aujourd’hui, nous sommes tranquilles. Nous n’irons plus au tribunal pour récupérer les journalistes mis en prison », s’est-il réjoui. Selon lui, l’intersyndicale a aidé l’union des journalistes à avancer dans le combat.

Le président Traoré Moussa a invité  le parrain à être le porte-parole des journalistes au parlement. « Il faut que les députés accordent 1% du budget de l’Etat au secteur des médias. Ce qui fait 6 milliards de nos francs, là celui qui ne paie pas les salaires des journalistes est de mauvaise foi.On va l’attraper pour le mettre en prison. Les députés qui émanent du peuple pourront introduire nos requêtes auprès du Chef de l’Etat pour qu’à la nouvelle loi des finances on puisse avoir un plan Marshall pour la presse. Dans plusieurs pays, l’Etat apporte de l’aide aux médias ».

Sidibé Hamed, représentant l’Honorable Abdoulaye Kouyaté, le parrain est lui-même un grand syndicaliste. Il a noté l’importance de du syndicat « Pour nous, le syndicat, c’est demander un certain niveau pour espérer avoir un autre niveau et qu’on ne veut pas bouger cela pose un problèmeVous êtes une boussole dans la démocratie, aucun autre contre-pouvoir n’est aussi efficace comme la presse pour contrôler les décideurs, pour veiller sur les intérêts  du peuple. Dans un pays comme le nôtre, nous devons tous contribuer à bâtir la démocratie. Certes, vous êtes des hommes qui ont leur opinion et leur sensibilité, mais avant tout, vos ton, écrits doivent être modérés. Vos analyses doivent être généreuses sans rien perdre de leur rigueur. La notoriété s’acquiert par la qualité du contenu plutôt que par la férocité de la forme », a conseillé le représentant du parrain, Hamed Sidibé.

        A.T.T.

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