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PLATEAU-LA GUERRE CONTRE EHOUO JACQUES REPREND-DES POPULATIONS RECLAMENT LA DECHEANCE DES FONCTIONS DU MAIRE  

Les habitants de la commune du Plateau ne sont pas du tout contents du député Ehouo Jacques Gabriel, maire actuel de ladite commune. Mardi 16 avril dernier, une conférence de presse de dénonciation des actes de crime économique de ce dernier a été conjointement animée par Claver Taki, leader des jeunes du Plateau, le plaignant dans l’affaire Akossi Bendjo et Albert Gue Tia juriste et habitant de la commune du plateau.

Il est important de signaler au passage qu’au terme des municipales du 13 Octobre 2018, l’installation du conseil municipal n’a pas été réalisée du fait d’une plainte contre le député Ehouo Jacques Gabriel, tête de liste PDCI. Et cela a été préjudiciable aux habitants de cette commune. En effet, à la suite de cette plainte et au terme d’une enquête menée par l’autorité judiciaire d’Abidjan, le 11 Janvier 2019, le procureur de la République, Richard Adou a donné une conférence de presse qui en dit long : «Le député Jacques Ehouo fait l’objet d’une inculpation pour détournement de deniers publics, faux et usage de faux et blanchiment de capitaux par le juge d’instruction du 5ème cabinet, mais il est laissé en liberté provisoire, car ne pouvant faire l’objet d’arrestation sans l’autorisation du bureau de l’Assemblée Nationale, et cela  conformément à l’article 92 alinéa 2 de la constitution », déclarait le procureur Richard Adou. Alors que l’Assemblée Nationale devrait voter la levée de l’immunité du député du Plateau, Ehouo Jacques Gabriel afin qu’il réponde de ses actes devant les tribunaux.

Le ministre de l’intérieur et de la sécurité, Issa Diakité, pour éviter de pénaliser les habitants cette coquette commune a laissé les conseillers choisir celui qui doit être désormais son premier magistrat. Aux mépris des lourdes charges qui pèsent sur Ehouo Jacques, certains conseillers mettant le gouvernement au défi ont élu ce dernier par 13 voix contre 12 depuis le mardi 16 mars 2019.  Claver Taki, Abel Gue Tia et Mme Troh A. Odette se disent consternés de voir Ehouo Jacques Gabriel à la tête de la mairie du Plateau. «L’on découvre qu’il a, pendant quatorze (14) ans, de 2004 à 2018,  détourné les recettes fiscales de cette commune avec la complicité de son mentor Akossi Bendjo révoqué en août 2018, en se faisant installé dans le fauteuil de maire du Plateau qu’il a pillé par le truchement de la société Neg-Com, prestataire à la mairie du Plateau», dénoncent-ils.

Les conférenciers condamnent cette situation avec la dernière énergie qui heurte la conscience collective. Une situation infligée à la justice, à la morale et à l’expérience de ceux pour qui le droit n’est pas un luxe, ni une vue de l’esprit mais plutôt une réalité à restaurer. « Si nos élus dans leur ensemble se refugient dans une sorte de passivité civique, intellectuelle et morale autant désespérer de la bonne gouvernance et de la côte d’ivoire qui donne aussi l’image d’une république bananière », fustigent-ils cette impunité à visage découvert.Le chef de l’Etat, Alassane Ouattara n’a-t-il jamais cessé de condamner cette pratique de  la mal-gouvernance. « Comment peut-on installer à la tête de la commune du Plateau un individu épinglé par de multiples enquêtes, un délinquant au col-blanc,  à la moralité douteuse, à la réputation souillée et au passé récent tortueux ? », s’interrogent les conférenciers.

Les habitants du Plateau ne comprennent pas qu’en côte d’ivoire l’on oppose aux mesures administratives conservatoires qui doivent être prises par le ministère de l’intérieur et de la sécurité à action judiciaire dont l’inculpé Ehouo Jacques devrait faire face, après la         levée de son immunité parlementaire ainsi que des tentatives de marchandages politiques. «Nous n’accepterons aucun arrangement politique fût-il celui de voir Ehouo Jacques militer au sein du Rhdp. Car en aucun cas ce parti ne doit être le repère de toutes les indélicates personnalités qui y recherchent protection», clame haut et fort Claver Taki, le président de la jeunesse communale et principal plaignant contre les frasques de Ehouo Jacques Gabriel.

Qui ajoute que si le gouvernement acte l’installation de ce dernier, il doit faire cesser les poursuites contre Akossi Bendjo recherché pour les mêmes délits. Les conférenciers ont accusé également trois conseillers inscrits sur la liste Jacques Ehouo, en porte-à-faux avec les articles 140, 141, et 142 du code électoral. Il s’agit des sieurs «Jacques Ehouo, propriétaire de Neg-Com; Mme Kokola N’doumi Cécile, propriétaire de Moyer entreprise et Mme Sindou Koffi Eugénie, bénéficiant de subvention municipale en qualité de présidente des femmes du Plateau, illégalement nommée par Akossi Bendjo. Il est donc temps que le parlement ivoirien lève l’immunité du député Ehouo Jacques Gabriel empêtré dans les scandales financiers pour répondre de ses actes devant les tribunaux. Car quand on veut aller à l’émergence, il faut avoir un comportement de probité au mépris de l’impunité ».Les cadres et plaignants de la commune du Plateau contre Ehouo Jacques ont demandé, par conséquent,  au président de l’Assemblée Nationale  la levée d’immunité du député Ehouo Jacques et au président de la CEI la déchéance de fonction et perte de qualité de conseiller municipal de ce dernier.

A T.T.

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