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COTE D’IVOIRE-GREVE :LES ENSEIGNANTS FERMES FACE A LA FERMETÉ DE KANDIA CAMARA

première journée de grève :

La grève a été suivie avec 100% lycée moderne de Cocody,85% au lycée Sainte Marie,95% au lycée Djedji Amondji,80% lycée moderne d’Abobo,60% lycée moderne d’Anyama,60% au lycée moderne Aado d’A bobo,100% PK18, 100% au lycée Harris d’Adjamé..

DRENET DE l’intérieur

Gagnoa, Man, divo 100%, Aboisso 70%, Abengourou 98%, Adzopé 70%,Daloa 85%, Guiglo 95%, Duékoué 45%, Seguela 75%, Dimbokro 85%, Moronou 85%,Bondoukou 45%,Bouna 55%,Yamoussoukro 35%,Sassandra 35%,Soubré 80%,Dabou 45%,Agboville 90%, DREN de Bouaké 50%, Ferkessedougou 52%. « La COSEFCI félicite l’ensemble des enseignants car de par notre mobilisation et notre intrépidité les lignes ont commencé à bouger ».

Au lendemain de la déclaration de guerre de  Kandia camara kamissoko, ministre ivoirienne de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle qui, poings serrés  fait face à la fermeté de la Coalition des syndicats du secteur éducation/formation de Côte d’Ivoire (COSEFCI, les portes des écoles restent closes. Au constat,  plusieurs parents voient leurs revenir vers  les domiciles, ce matin de mercredi 15 mai 2019.

Et pourtant Kandia se veut clair : «C’est la grève de trop. Il n’y a pas eu de préavis de grève, donc si elle a lieu, elle est totalement illégale et j’appelle tous les enseignants à ne pas s’associer à une grève illégale dont les conséquences seront graves. Tous ceux qui se mettront en grève seront considérés comme ne voulant plus faire partie du corps enseignant. Nous allons entamer la procédure de radiation de ces personnes (…) Il y aura non seulement des ponctions mais ils seront remis à la disposition de la fonction publique puisqu’ils ne veulent pas enseigner. Notre département ministériel prendra toutes les dispositions pour faire respecter le droit à l’éducation et à la formation de l’enfant ivoirien. Celui qui ne veut pas enseigner peut aller ailleurs. Et je le dis, je n’admettrai pas cette grève de mardi prochain. Tout enseignant qui se mettra en grève à partir de mardi va assumer les conséquences (…) Trop c’est trop ça ne peut pas continuer. Ou bien, ils ont choisi de venir à l’éducation par vocation parce qu’ils veulent servir le pays et aider les enfants ivoiriens à réussir ou alors, ils sont venus pour la politique ou alors, ils sont venus pour s’amuser. Je ne suis pas là pour m’amuser parce que l’école n’est pas un lieu d’amusement». Qu’en est-il du débrayage à toutes ces annonces disciplinaires ? Les enseignants sont absents dans  les écoles.

«Respecter scrupuleusement le mot d’ordre de grève de la COSEFCI (Coalition Secteur Education Formation de Côte d’Ivoire), en observant un arrêt de travail du 14 au 17 mai 2019 reconductible jusqu’à satisfaction de tes revendications. Observer à la lettre les consignes à toi données pour l’effectivité de cet arrêt de travail ; Tuer en toi la peur, source d’échec aux nobles ambitions », telles sont les consignes  passées entre syndicats du primaire et secondaire publics face  à la ministre Kandia.

KANDIA CAMARA ET MENACES EN L’AIR

Plus de huit semaines d’arrêt des cours de janvier pour certains établissements et de février pour d’autres écoles à mars 2019 n’ont pas répondu à l’attente des fonctionnaires enseignants. Les discussions de reprise des cours le 25 mars semblent avoir accouché d’une souris et ils veulent remettre le couvert à l’effet de perturber les examens à grand tirage de fin d’année, à défaut d’obtenir satisfaction.

La ministre de tutelle, Kandia Camara-Kamissoko, est montée au front avec son arme de prédilection qui s’est usée: la menace et le chantage. Elle commence toujours ainsi par l’argument de la force pour contraindre avant de se résoudre, de guerre lasse, à discuter à l’effet de convaincre. En septembre 2016, elle a ainsi promis une “riposte sauvage et inoubliable” à la “grève illimitée” que les enseignants du primaire projetaient pour s’opposer au retour des cours les mercredis. Si cette “riposte” mémorable continue d’être attendue, le mot d’ordre a effectivement été mis en œuvre en novembre 2016 et Mme Kandia Camara s’est engagée à “fermer” l’école et “suspendre les salaires” des enseignants.

C’est sur cette lancée de menaces sans lendemain qu’avant toute discussion, elle veut mettre fin à la récréation par la radiation des effectifs des “perturbateurs” dans un système scolaire où le manque d’enseignants est criant. La ministre de l’Education nationale est manifestement à bout de souffle. En février 2019, au déclenchement de la grève, elle a annoncé une kyrielle de mesures: ponction et suspension de salaire et…radiation des effectifs. « Pendant ce temps, alors que le deuxième trimestre a été sacrifié durant cette année scolaire 2018-2019, nombre d’établissements sont incapables de délivrer les trois bulletins scolaires et la côte d’ivoire risque de ne pas être conforme aux normes UNESCO avec 1020 heures de cours » fait observer un observateur.

GRACE OZHYLY

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