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COTE D’IVOIRE: LES PETITES LARMES DU GOUVERNEMENT SURPRIS PAR BÉOUMI EN FEU ET APRES? DES MORTS ET BLESSÉS PAR BALLES SANS SOINS

Signe annonciateur! Béoumi, 60 km de Bouaké au centre de la Côte d’Ivoire, les  populations se réveillent, ce vendredi 17 mai 2019 d’un couvre-feu instauré dans la ville de 18h à 6h par le Préfet. Les deux jours en arrière ont été un enfer. Il y avait, la veille,  une confusion totale  avec du feu et des tirs nourris dans toute la ville. Une situation intenable  pour les  populations qui ont fuit en masse la ville, mais aussi des villages s’éloignant du site de la ‘‘guerre’’.

BEOUMI OU LA Violence totale endormie

Une délégation d’un gouvernement surpris, effectue un déplacement désespéré, jeudi 16 mai 2019 à Béoumi (centre de la Côte d’ivoire), après plusieurs interpellations. Conduite par le ministre Sidi Touré natif dit-on de la localité, elle a tenté de calmer les cœurs, après  deux jours d’affrontements de communautés.  Le bilan des affrontements qui ont eu lieu, le mercredi 15 mai et jeudi 16 mai 2019, à Béoumi n’est pas encore établi, mais l’on apprend que les forces de l’ordre ont enregistré plusieurs blessés par balles dans leurs rangs, avec 3 morts et plus d’une quarantaine de blessés dans  la population.

Des agents de sécurité venus  sécuriser le marché de Béoumi suite aux affrontements entre chauffeurs de taxi motos mués en violences intercommunautaires, le commissaire Klon Adolphe reçoit deux balles à la jambe et au dos. Deux autres policiers et trois gendarmes venus en renfort de Bouaké et Sakassou eux aussi ont été blessés par balles.  Ces agents blessés ont été évacués au centre hospitalier universitaire (CHU) de Bouaké pour des soins appropriés. Outre les blessés par balles enregistrés dans les rangs des forces de l’ordre, plusieurs civils ont été aussi blessés par balles.

Selon les témoignages recueillis, un jeune malinké (ressortissant du nord de la Côte d’Ivoire) qui, en faisant la marche-arrière avec son véhicule heurte une moto taxi d’un jeune baoulé (ethnie majoritaire au centre de la Côte d’Ivoire). Dans les échanges, le jeune baoulé lui aurait simplement demandé de réparer sa moto. Le jeune malinké aurait refusée la proposition.  Des disputes s’engagent  et le jeune malinké selon les témoins emporté par la  colère part dans son véhicule et sort une machette et blesse grièvement son vis-à-vis. Les représailles intercommunautaires peuvent  s’enclencher avec affrontement sanglant de part et d’autre. Les villages voisins alertés, convergent vers la ville pour secourir leurs parents baoulé gôdê un sous-groupe d’où serait venue la victime. Des commerces, habitations sont saccagées et incendiées.

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Les  petites  larmes du gouvernement ivoirien

«Béoumi ne mérite pas cette situation. Nous sommes condamnés à vivre ensemble car depuis les temps anciens, nous avons tous vécu en symbiose. Nous devons continuer de donner l’exemple du vivre ensemble au reste de la Côte d’Ivoire. L’État est le garant des libertés fondamentales, mais aussi de la sécurité des personnes et des biens. Toutes tendances confondues. Vous devez éviter les provocations, les vengeances personnelles, et éviter de vous rendre justice vous-même. L’exercice de la solidarité communautaire ne doit pas devenir synonyme de pertes en vies humaines, de casse des biens d’autrui, et d’incitation à la haine. Je demande aux sages, aux religieux, aux jeunes, aux femmes, aux forces de l’ordre, aux élus locaux et aux leaders d’opinion d’appeler au calme, à l’apaisement et au dialogue sur l’ensemble du département de Béoumi», peut dire l’envoyé du gouvernement Gon Coulibaly qui commence  à s’arracher les cheveux face  à cette situation…

Pas encore calme Béoumi

Alors que les autorités préfectorales, les communautés religieuses et ethniques, le Maire et les forces de l’ordre en présence du ministre Sidi Touré se déroulaient des négociations pour un retour au calme à Béoumi, l’on apprenait qu’aux environs de 23 heures, ce même jeudi, un mini car de transport a été intercepté par la population à GOLIKRO, village situé à 15 km de la ville en proie  à la violence communautaire. Avec à son bord des individus et des armes cachées.
Interceptés, ils sont conduits à la brigade de gendarmerie de Béoumi. Après un interrogatoire, ils confient appartenir à la Gendarmerie de Yamoussoukro. Contacté le commandant de ladite gendarmerie indique qu’aucun de ses éléments n’a été mis en mission hors de la ville de Yamoussoukro. Pour nécessité d’enquête, le chauffeur et son unité fictive ont été gardés. Une situation qui tout simplement  indique que la Côte d’Ivoire demeure  un volcan endormi, comme l’indique  l’opposant révérend Théophile Soko Waza. 2020 s’annonce  palpitant !

GRACE OZHYLLY

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