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Abidjan-officiel: en librairie-‘‘2020 ou le piège électoral?’’   de Geoffroy-Julien KOUAO  

3000 FCFA et vous l’avez ! Un Essai, d’une centaine de pages,  riche en  propositions et trois grandes phases, après les publications de: ”Côte d’Ivoire, la troisième République est mal partie”; ”Le Premier Ministre un prince nu”; ”Et si la Côte d’Ivoire refusait la démocratie?”. Pour sa quatrième production, le juriste-politiste écrivain  propose une redéfinition du cadre théorique (c’est la première partie de son ouvrage), le cadre juridique (la deuxième partie) et le cadre institutionnel (qui constitue la troisième partie de l’œuvre) des élections en Côte d’Ivoire. C’est le mardi 28 mai 2019 qu’il a choisi pour la présentation officielle de dernier né : « 2020 ou le piège électoral ? L’indispensable réforme du cadre théorique, juridique et institutionnel des élections en Côte d’Ivoire». C’est la quatrième œuvre littéraire de l’écrivain Geoffroy-Julien KOUAO.

1ère partie de «2020 ou le piège électoral ?»,

Geoffroy-Julien KOUAO

Dans la première partie du livre, l’écrivain soutient que la Côte d’ Ivoire a cessé d’être une simple démocratie électorale pour devenir une véritable démocratie libérale avec toutes les valeurs qui s’y rattachent (P.23-24). Il demande alors aux Ivoiriens, «d’arrêter d’élire le Président de la République au suffrage universel direct. Je propose une élection du Président de la République au suffrage universel indirect ou tout simplement la mise en place d’un directoire présidentiel calqué sur le modèle suisse en prenant en compte nos spécificités nationales» (P.25-28).

Par ailleurs, pour favoriser la participation de tous à la gestion de la cité, il suggère l’instauration du scrutin proportionnel aux élections législatives et sénatoriales (P.29-31). L’écrivain pense que,  pour éviter les fraudes électorales, le vote secret soit remplacé par le vote public. «Avec ceci de particulier, le jour de l’élection, les électeurs se rendent dans les lieux de vote. Chaque candidat ou son représentant, se présente.  Le président du lieu de vote demande tout simplement à chaque électeur de se mettre derrière son candidat ou son représentant. Après,  on compte le nombre de personnes derrière chaque candidat et c’est tout. Dans la pratique, il n’y aura pas de complication particulière. Les lieux de vote restent les mêmes, seulement, il n’y aura plus de bureaux de vote». L’avantage d’un tel vote public pour l’auteur de «2020 ou le piège électoral ?» réside dans le fait que le décompte des voies se fait devant tout le monde et ceci pourrait corriger l’achat des consciences. «En 2020, la nouvelle structure chargée des élections et du référendum pourrait l’expérimenter à l’élection des parlementaires» (P.33-34).

Dans la deuxième partie, l’écrivain Geoffroy-Julien KOUAO aborde le cadre juridique des élections.

«Je propose, d’abord,  de rendre automatique l’inscription sur la liste électorale à partir des registres de l’état civil dans les mairies et les sous-préfectures (P. 37-38). Ensuite, je suggère l’instauration du vote obligatoire et surtout le vote des étrangers aux élections locales (P.39-41). Autres propositions par moi faites, mettre fin à la gérontocratie, c’est à dire  faire coïncider l’âge d’éligibilité  aux différentes élections avec l’âge de la majorité électorale : 18 ans. Il nous faut également remplacer le cautionnement par le parrainage (P.43-55). Enfin, je fais un plaidoyer pour que la limitation du mandat présidentiel à deux soit inscrite au nombre des dispositions intangibles de la constitution» (P.59-60).

Geoffroy-Julien KOUAO écrivain

Dans la troisième partie relative au cadre institutionnel l’auteur fait deux propositions

D’abord, la dissolution de la CEI et la mise en place d’une nouvelle structure chargée d’organiser les élections. Structure confiée à la seule société civile avec des membres recrutés par appel d’offre et confirmés par le parlement (P.63-66). Ensuite, quant au Conseil constitutionnel, il suggère qu’il soit l’affaire des seuls constitutionnalistes  car,  tous les juristes ne sont pas constitutionnalistes et que les conseillers soient désignés par voie d’élection et prêtent serment devant le parlement et non devant le Président de la République (P.67-75).

En passant en revue toutes  les propositions de  l’intellectuel contenues dans sa dernière œuvre l’on peut énoncer comme gageure que «si les gouvernants, ceux qui ont le pouvoir de décision ne prennent pas en considération la doctrine politique, les intellectuels travaillent en vain. Les règles de notre compétition politique, les institutions qui l’encadrent doivent être, constamment,  en adéquation avec les exigences de la démocratie et de la république. Dans tous les cas, 2020 reste une page blanche où rien n’est écrit et où tout reste à écrire». !  La quête de la démocratie s’écrit avec des lettres claires avec l’écrivain Geoffroy-Julien KOUAO.

H.MAKRE

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