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Cote d’Ivoire-électricité-CIE: «Oui, oui, il y a d’énormes  pertes d’argent, Mais…», des  experts expliquent

  • «L’éradication totale de la fraude pour l’amélioration pérenne du ratio de facturation», le vrai combat, selon Sékongo Sous-directeur

  • Mettre fin au vol d’électricité par l’application du code de l’électricité

A la CIE on sait de quoi on parle dans la lutte contre les fraudes

A la Compagnie Ivoirienne d’Electricité-CIE, le navire tient sur les vagues et non voguant au gré des vents, car le gouvernail est bien tenu! Pas d’épaisses couches de fumée brumant la lumière comme il se l’est murmuré sur les bords de la lagune ébrié, ce début  de mois de  juillet 2019. Il n’aura pas fallu d’éclairs pour que la direction de la Compagnie Ivoirienne d’électricité, relaxe éclaircisse quelques zones non éclairées de quelques complaintes et autres informations circulant et dont ledebativoirien s’est autosaisi. Calmes et même très sûrs, les responsables de la Compagnie ont balayé tour à tour avec sourire, l’environnement électrique qui se voulait.

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‘‘Pas périls en la demeure’’ ! Aucun cadre de la Compagnie ivoirienne d’électricité séjournant du côté de la MACA, l’équivalent d’une Maison de Correction (pas trop sûr d’y ressortir comme l’on y est entré; les ONG humanitaires ont des tournis à y penser simplement). Pas d’audit encore lancé. Le contrôle est certainement accentué. Aucun passeport d’agent confisqué. La bonne humeur coule dans  les bureaux et les couloirs. L’air est frais. «Mais si, il y a d’énormes  pertes d’argent». Rassurant. Plus rassurant : «Il y a de vrais  projets en cours de validation pour réalisation dans l’amélioration de nos offres de services. La CIE se préoccupe du client».

A combien peut-on chiffrer, aujourd’hui en  2019 les pertes cumulées depuis 1999 (début d’une longue crise politico-militaire instaurant un certain désordre dans  le pays), s’il est établi que par année, le gouvernement perd environ 40 milliards de francs CFA ? «S’il y a autant de perte d’argent, c’est qu’il y a autant de fraudes sur l’électricité», tapotent des deux mains tous nos interlocuteurs dans les différentes directions de la Compagnie, visités par ‘‘ledebativoirien’’.

«Comme toute entreprise qui se  projette en avant, nous réfléchissons sous l’impulsion de  la direction générale sur des projets. Et les projets pour servir les clients ou consommateurs, il y en a !  Le choix pour  la meilleure réalisation des plus opérants est l’affaire d’un cabinet conseils stratégiques», indique la direction de  la Communication. «Donc  pour  l’heure, il n’y a aucun audit lancé encore moins de confiscation de passeports qui reste une propriété personnelle et même privé». Et d’indiquer que, la Compagnie  met tout en œuvre pour servir le consommateur, d’où les campagnes d’information sur ses produits et services entre autres :les tarifs sociaux, le programme électricité pour  tous, ‘‘ensemble économisons l’énergie’’, comment éviter les risques électriques; le service de paiement digital des factures, le service prépayé qui est un mode de rechargement et l’utilisation de l’énergie électrique, mais aussi le ticket conso c’est-à-dire connaitre sa consommation plus tôt.  Soutenu par la campagne de divulgation auprès des consommateurs et usagers du code de l’électricité pour le renforcement de la lutte contre la fraude  sur l’électricité qui est punie  par la loi… Confie la direction de la Communication.

Que l’usager saisisse ceci!

Belle, cette allégorie transmise. Voici en image ce que représente la gestion de  l’électricité en Côte d’Ivoire: UN propriétaire de taxi, UN taxi et UN conducteur du taxi. Le  propriétaire confie son taxi à un conducteur qui devra verser une certaine recette au propriétaire. L’entretien du taxi (les gros travaux) et la fixation des recettes à verser sont du ressort du propriétaire. Le chauffeur se charge des petits travaux (huile de  moteur, eau, crevaison de roues etc.), mais devra veiller que chaque client paie pour la recette à verser au propriétaire. Si l’un comme l’autre ne joue pas son rôle, le taxi qui doit rapporter la recette se portera mal. Le propriétaire en l’espèce, c’est l’Etat qui confie son taxi, ici c’est, l’électricité à la CIE qui est le chauffeur en fixant les différents coûts. La CIE qui doit verser une recette au propriétaire, l’Etat s’occupe de servir le client. Le client, c’est le consommateur (tout le monde normalement), qui doit être satisfait du service du chauffeur et aussi du confort du taxi. Donc, propriétaire et chauffeur sont tous deux liés pour le bon état du taxi (électricité) pour se tirer à bon compte avec le consommateur (le client). «Si le  propriétaire ne s’occupe pas du taxi, il sera difficile au chauffeur de faire des recettes. Si les clients ne paient pas les places occupées, alors, il y a d’énormes pertes. Le propriétaire comme le chauffeur devront payer le lourd tribut en dommage. Donc  le propriétaire du taxi (l’Etat) prend des  mesures que le chauffeur (CIE) devra appliquer pour lutter contre tous ceux qui ne paient pas (fraudes à l’électricité)».

CIE SCANDALE LEDEBATIVOIRIEN.NETTout est dit sur l’environnement de l’électricité en Côte d’Ivoire. Donc  le propriétaire du taxi (l’Etat) prend des  mesures que le chauffeur (CIE) devra appliquer pour lutter contre tous ceux qui ne payent pas le taxi (fraudes à l’électricité). Et c’est là qu’intervient la sous-direction rendement distribution chargée de traquer la fraude…

La question de la gestion des fonds des fraudes a resurgi comme l’indique la précédente diffusion de ledebativoirien sur l’électricité en Côte d’Ivoire

Qu’en dira Sékongo, lui, dit-on serait chargé de la gestion de la fraude puisque c’est ce nom qui revient constamment dans la fixation des amendes. Mythe ou réalité ? S’interrogeait le journal. L’expert Sekongo Tannignigui, sous-directeur rendement distribution a été rencontré. «L’éradication totale de la fraude pour une amélioration pérenne du ratio de facturation, c’est notre combat au quotidien, depuis que la sous-direction a été créée en décembre 2017. Et qui démarre effectivement en mars 2018. La  mission de la lutte se décline en deux sous mission d’abord ; maîtriser l’énergie livrée. Cette action quantifiable par la mesure des pertes non technique permet réduire les pertes dues à la fraude en vue d’améliorer le ratio de facturation.

A ce niveau nous œuvrons à mettre fin à l’activité du vol et commercialisation d’électricité illicite dans les quartiers péri urbains par l’application du code de l’électricité. Nous démantelons les réseaux frauduleux construits par les revendeurs pour alimenter leurs receleurs. Mais il nous faut surveiller les réseaux des fraudes des quartiers péri urbains déjà démantelés en vue d’éviter la reprise de la fraude. Mais aussi il nous faut mettre fin au vol d’électricité dans les quartiers huppés par l’application du code de l’électricité. Nous œuvrons à mettre fin au vol de l’électricité des clients PEPT qui s’adonnent à la fraude par l’application du code de l’électricité», explique le sous-directeur Sékongo.

y-a-t-il détournement des amendes des fraudes?

«Nous œuvrons à améliorer la facturation et le recouvrement du crédit branchement PEPT. Pour ce faire, il faut  facturer  et encaisser le manque à gagner pour chaque fraudeur d’électricité désirant d’opter pour une résolution amiable. Il faut facturer et recouvrer les dommages validés par les juges, lors des jugements des fraudeurs n’ayant pas opté pour l’amiable. Et encaisser le crédit branchement des clients PEPT pris en fraude en plus du paiement du manque à gagner en énergie. Mais rassurez-vous, ce n’est pas  ici  à  la Sous-direction Rendement Distribution chargée de traquer la fraude que l’on perçoit les paiements. Nous laissons la tâche aux différentes directions régionales. Donc lorsque vous demandez s’il y a détournement nous n’en savons rien. Mais nous luttons pour réduire grandement les pertes de l’Etat qui chaque année avoisine 40 milliards de francs CFA. Et les résultats de notre action se font déjà ressentir», déclare Sekongo Tannignigui. Et il sait  de quoi il parle.

Plus de 5000 fraudeurs d’électricité ont été arrêtés de  2018 à avril 2019, dont de hauts cadres de l’administration publique et privé (Commissaire, DG, Généraux de l’armée, etc.). Le Directeur Général, Bakayoko Ahmadou, lui, recruté sur appel d’offres  suit les exploits de ses hommes sur  le terrain. Eux qui, dit-on, ont son soutien total dans cette lutte à hauts risques.

Mais que se passe-t-il exactement  à la sous-direction de la lutte  contre les fraudes ?  A suivre…Survoltage!

HERVE MAKRE

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