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Urgence-Education nationale : 100 millions F CFA exigés  à 14 banques pour cruauté  aux enseignants de Côte d’Ivoire

EDUCATION CRISE ENSEIGNANTS ET BANQUE LEDEBATIVOIRIEN.NET

Les banques ont failli à l’une de leur obligation capitale

Par HM

L’année 2018-2019 aura été remarquable  et mouvementée pour la lutte des enseignants ivoiriens. Dix (10) semaines de grève pour revendiquer des conditions sociales. Une importante audience prévue le       31 juillet 2019 a été reportée au 6 octobre 2019 à Abidjan. A l’intérieur du pays des destructions de biens sont constatés débouchant à Bouaké sur une plainte contre X. Les requérants ayant subit des préjudices énormes réclament le paiement de la somme de 100 (cent) millions francs CFA à 14 banques implantées en Côte d’Ivoire. Et pour cause.

Le 18 juillet 2019, tous les mis en cause, c’est-à-dire, l’Etat de par ses démembrements dans le système éducatif et les banques  ont été invités à comparaître, le 31 juillet 2019 à l’audience et par devant le Tribunal de Première Instance d’Abidjan-Plateau.

Une plainte des enseignants ivoiriens pour voies de fait contre : la primature, le ministère de l’Education nationale, la Solde et toutes les banques impliquées dans le gel des comptes bancaires des enseignants. Le Bureau International du Travail a saisi le gouvernement  ivoirien, le 4 juillet 2019 afin qu’il fasse la lumière sur les graves manquements aux obligations relatives au respect des normes internationales du travail. L’on apprend que la procédure suit son cours au risque de se voir épingler de ce côté.

Et là, la Coalition du secteur éducation formation de Côte d’Ivoire-COSEFCI, regroupant les enseignants du primaire, secondaire général et de l’enseignement technique et professionnel ne veut rien lâcher. C’est que, courant les mois de novembre et  décembre 2018, les enseignants membres de la COSEFCI ont commencé à crier être victimes de répression forcenée de la part du gouvernement ivoirien mettant à nu une certaine volonté à apporter des solutions aux revendications exprimées. Ils ont émis d’exprimer à leur tutelle leur volonté d’user de leur droit de faire la grève. Un préavis est déposé. La grève peut alors débutée en janvier 2019. Avec l’objectif de lutter pour l’amélioration des conditions de travail, de vie des enseignants, l’augmentation de leur indemnité de logement etc. plusieurs négociations se déchaînent. La reprise des cours est obtenue par le gouvernement après plusieurs jours de grève avec un médiateur en chef né Amadou Gon Coulibaly.

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Mais le gouvernement du premier ministre Amadou Gon Coulibaly sachant très  bien faire les choses, malgré l’issue heureuse des négociations, les syndicats des grévistes constateront que les comptes bancaires et les avoirs de leurs membres ont fait l’objet de suspension et de gèle, de blocages inexpliqués. Pour s’en convaincre, les  propriétaires des comptes se rendent de chaque côté dans leurs banques respectives et y constatent effectivement  que le salaire de février 2019 qui a fait l’objet de virement ne leur a pas été payé par la banque.

Ils décident d’interroger leurs banques sur les raisons pour lesquelles ils ne peuvent avoir accès à leurs différents comptes et  à leurs salaires. Les banques seront dans l’impossibilité de produire des documents légaux et pièces justificatives, qui fondent leur action. Encore moins une décision de justice à fournir aux requérants par les banques. Elles soutiennent avoir pris leur décision sur simple injonction de l’Etat.

Il ressort aussi simplement qu’en agissant ainsi, les banques dans lesquelles le salaire des syndiqués est domicilié ont  commis des voies de fait. Puisque, celles-ci n’ont pas, rien que par pure courtoisie (car elles ne respectent pas leurs clients), informé les propriétaires des comptes bancaires de ce qu’elles avaient reçu une injonction de l’Etat de leur faire interdiction de toutes les transactions financières et bancaires sur leurs comptes.

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Alors que le banquier a une obligation de protéger son client vis-à-vis des tiers et en l’espèce, vis-à-vis de l’Etat de Côte d’Ivoire devenu l’employeur de l’enseignant victime de cet abus. Mieux, le banquier a une obligation d’information. Ce qui dégage la responsabilité des banques où sont domiciliés les salariés syndiqués relatifs aux préjudices énormes subits par eux. Devant un tel désastre intérieur, les enseignants brimés par le gouvernement et les banques  se voient dans leur droit d’exiger desdites banques, le paiement de la somme de cent millions francs CFA comme dommages et intérêts. Une somme jugée symbolique car le déshonneur subit par ces enseignants qui ont peiné durant cette  période à subvenir aux besoins de leurs familles respectives n’a pas de coût.

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Supplices ayant entraîné au passage l’emprisonnement de sept enseignants, avec injonction faite aux banques de geler tous leurs comptes bancaires aux fins d’obtenir leur reddition. Avec à la main, la suspension des salaires de mai 2019 de plus de 1500 enseignants pour sept jours de grève. Une  tentative de leur radiation par une procédure au-dessus du droit par le ministère de l’Education nationale et de l’enseignement technique et de la formation professionnelle a même été ourdie.

De graves constatations de violations des libertés syndicale et atteintes aux droits des enseignants de Côte d’Ivoire au nombre desquelles l’arrêté, du 12 mars 2019 allant même à interdire le droit syndical aux directeurs des écoles primaires en violation flagrante de la convention 87 de l’organisation internationale du travail. Ce sont de façon solidaire que l’Etat de Côte d’Ivoire et les banques visées se verront bien de faire le petit calcul de la clé de répartition du paiement des 100 millions F CFA de préjudices causés aux enseignants.

C’est quoi déjà les banques ? Nsia banque, Sgci, Bicici, Sib, Ecobank Côte d’Ivoire, Versus bank, Baci, Citibank Côte d’Ivoire, Boa, Bhci, Standrad chartered bank of Côte d’Ivoire, Bni, Orabank Côte d’Ivoire, Uba.

Ces banques là ont failli à leur obligation capitale: informer toujours le client ! Et certainement, ce qu’elles feront à l’audience du 6 octobre 2019.

HERVE MAKRE

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