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Terreur-Mine d’Ity: descente musclée des gendarmes-plusieurs blessés et des jeunes du village Méatoueu arrêtés

Terreur-Mine d’Ity: descente musclée des gendarmes-plusieurs blessés et des jeunes du village Méatoueu arrêtés LEDEBATIVOIRIEN.NET

Le silence troublant au commandement supérieur d’Abidjan

LES POPULATIONS DE MEATOUEU SOUS LE CHOC

Des  blessés et des arrestations ! Les événements se  sont déroulés dans la nuit du lundi 19 août au environ de 3heurs du matin dans le petit village paisible de Méatoueu sous-préfecture de Zouen-Houen. Un détachement de la brigade de gendarmerie fait une descente nocturne et inopinée surprenant les villageois dans leur sommeil après de durs travaux champêtres. La violence avec laquelle cette opération a été menée a laissé une atmosphère de psychose et d’interrogations. On se demande les raisons qui  justifient une telle descente militaire  digne d’un combat de guerre.

C’est le choc total qui se lit encore dans  les  mémoires des populations. Le bilan est lourd est de plusieurs blessés, des portes fracturées et deux jeunes du village arrêtés.

Les faits 

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Selon un témoin sur place monsieur D.K., un détachement d’une quarantaine de gendarmes composé des brigades de Zouen-houen, Danané et Man est arrivé aux environs de  3 heures  du matin sous le commandement du  Commandant de Brigade de Zouen-Houein. Le détachement procède à une fouille des maisons. Tous ceux qui refusent d’ouvrir par peur ou par précaution par cette heure aussi tardive, ont vu leurs portes fracassées sans aménagement.

Pendant cette perquisition punitive, un vieux fusil de chasse qui sert désormais de décoration dont la valeur ne réside que dans les souvenirs qu’il rappelle au Patriarche Gbê Lambert est saisi au domicile de celui-ci. Il  est aussitôt arrêté et brutalisé  malgré son âge très avancé. L’intervention du chef de canton ne change rien à la détermination du Commandant de Brigade qui s’obstine d’embarquer cet octogénaire appelé affectueusement par tous, ‘‘le patriarche Gbê’’. Alertés, les jeunes du village affluent de toutes  parts et arrivent sur les lieux. Dans les échanges très houleux avec les gendarmes le jeune Gounto Félix est frappé à coup de  crosses de fusil.  Grièvement blessé il s’évanoui et est transporté à l’hôpital. Son ami Goueu Sylvestre venu lui porter secoure sera à son tour pris à partie par les gendarmes. Les deux infortunés sont embarqués. Ils sont à l’heure actuelle détenus dans une cellule au sein du tribunal de Danané

QUE CHERCHAIENT ILS EXACTEMENT ? LE SILENCE AU COMMANDEMENT SUPÉRIEUR

Aucune explication claire sur les motivations de cette descente de la gendarmerie ne nous a été fournie. Aux lendemains de cette descente  punitive de la gendarmerie, la rédaction de ledebativoirien.net joint par téléphone le commandant de la  brigade de Zouen-houen, qui a dirigé les opérations. Il nous ramène au commandant de Man. Contacté à son tour, il confirme les faits, mais indique que le rapport est fait à sa hiérarchie, c’est-à-à dire, le Commandant Supérieur de la  gendarmerie à Abidjan. La rédaction entre alors en contact avec le Commandement supérieur d’Abidjan, en sa direction de communication. Et là, les responsables de ce service indiquent qu’ils font le point à l’effet de nous fournir de plus amples détails sur l’opération. La rédaction est encore dans  la l’attente des  informations du commandement supérieur de  la gendarmerie d’Abidjan.

Il faut rappeler que ce village abrite la mine d’OR d’Ity ou un contentieux non encore réglé oppose des villageois à la direction de l’entreprise Endeavour qui extrait désormais l’or en lieu et place de la SMI. Selon des témoins, la raison officielle de cette descente des gendarmes fait suite à une plainte d’Endeavour pour dit-on de vols répétés de ses câbles de files de cuivre électriques. La société soupçonne les jeunes du village Méatoueu sous-préfecture de Zouen-Houen. Apres les perquisitions aucun fil électrique ni de preuve n’a été trouvé. Ainsi, sur la base de simples soupçons, une telle brutalité inouïe et d’une extrême gravité de la part de la gendarmerie pourtant considéré comme l’élite respectueuse des droits humains est perpétrée sur de  paisibles  populations. Pourquoi ?

LES POPULATIONS DE MEATOUEU ENCORE SOUS LE CHOC

Depuis la destruction de plantations et relocalisation de villages avec bonne promesse de dédommagement, la situation sociale s’était un peu surchauffée. Le Ministère de l’agriculture a fait une évaluation des plantations détruites et identifier les propriétaires. Le rapport de cette étude se trouve, toujours dans les tiroirs du préfet et des responsables de la SMI et de l’opérateur canadien Endeavour. Tous devaient être dédommagés. Depuis, rien ! La Direction Générale de la SMI exige une autorisation du préfet avant de procéder au dédommagement. C’est alors que, depuis lors, le chef de terre de Méantoueu village qui abrite la mine d’Ity s’était  rendu le jeudi 19 juillet 2019 à la préfecture de Zouhen-Houien pour comprendre les raisons du retard des dédommagements promis afin d’informer les bénéficiaires qui manifestent d’impatience légitime. Leur seul moyen de subsistance ayant été détruit. Alors que l’usine de l’opérateur canadien Endeavour a été inaugurée, le 11 mai 2019, et depuis les  démarches du chef de terre de Meantoueu, Bimé Tieu Claude irritent  les autorités.

Selon nos sources l’arrestation des deux jeunes est sans fondement, ils seraient arrêtés pour construction de barrage empêchant la circulation d’eau, ‘‘ce qui n’est pas vrai’’. Pour plusieurs villageois cette descente  musclée de  la gendarmerie  est un acte d’intimidation orchestré pour réduire au silence ceux qui réclament leur indemnisation à la société de mine, l’opérateur canadien Endeavour. Car les deux jeunes arrêtés sont les leaders de la mobilisation dans ce conflit.

Terreur-Mine d’Ity: descente musclée des gendarmes-plusieurs blessés et des jeunes du village Méatoueu arrêtés LEDEBATIVOIRIEN.NETEst-ce qu’un simple soupçon justifiait la violence avec laquelle les villageois ont été traités par les gendarmes ?  Le commandant de brigade  de Zouen-houen qui a conduit les opérations  joint par notre rédaction  nous à ramené à sa hiérarchie, le chef de compagnie qui à son tour refusant tout commentaire nous ramène au commandement supérieur de la gendarmerie d’Abidjan que nous avons aussi joint. Et,  depuis nous attendons des éclaircissements sur cette affaire.  Nous y reviendrons !

Mike le Géant & H M

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