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Abidjan : des centaines de balayeuses sans salaire depuis plusieurs mois envahissent  le palais présidentiel

Elles sont sans  couleurs politiques! Des centaines de balayeuses sans salaire depuis plusieurs mois crient, ce mardi 24 septembre 2019 dans les rues du Plateau- Abidjan. Tôt le matin elles ont convergé vers le palais présidentiel crier leur  misère au chef de l’Etat Alassane Ouattara qui a un alléchant programme social. «On a faim, on a faim, on veut notre argent » scandent-elles. 

La lutte contre l’insalubrité est une chimère, car créatrice de misère au sein des populations gratuitement exploitées. Ce sont de milliers de femmes volontaires qui ont décidé de se ranger aux côtés du gouvernement pour la lutte contre l’insalubrité. Mais c’était méconnaître la politique sociale dudit gouvernement ivoirien. Depuis  plusieurs mois, elles tirent le diable par la queue si elles l’aperçoivent. Après plus de mois de labeur à humer la poussière des rues et odeurs des immondices et de rude travail, elles attendent de recevoir le premier du copeck qui leur revient. Ne sentant et ne voyant poindre à l’horizon une quelconque lueur d’espoir, à l’effet d’amoindrir leur souffrance des fins des mois noirs, elles ont décidé de battre le pavé, du côté du palais présidentiel, siège du pouvoir ivoirien.

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Et ce, dans l’espoir que locataire magnanime de ce château entendra leur cri, depuis l’assemblée générale des nations unies à New York.

Combien touchent-elles, pas même le SMIC  autorisé par la loi ivoirienne. «Pour cette rentrée scolaire, nous savons que ce n’est pas un salaire, mais nous en avons besoin  pour soulager nos enfants.  C’est vrai, je suis volontaire mais je dois manger, m’habiller, m’occuper de mes enfants avec les 20 000 f ou 30.000 qu’on nous promet et que nous ne percevons pas cette somme. Que le président de la République règle cette situation parce que les ministres ne peuvent pas». Mais comment en est-on arrivé à cette  situation désastreuse ? Anne Oulotto, elle ministre à charge de rendre propre la cité. Elle a disparu devant cette question existentielle

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Ce sont ces milliers de femmes qui crient dans  les rues de la cité administratives et des affaires de la capitale économique ivoirienne. L’intervention du préfet d’Abidjan, apprend-t-on devrait ramener le calme. Une solution pourra-t-elle sortir de cette rencontre. QUE FONT ET QUE FERA-T-ON DE LEURS EMPLOYEURS QUI EMPOCHENT TOUS LES MILLARDS EN LEUR SERVANT LA POUSSIÈRE?

HM

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