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Abidjan-scandale sanitaire : Alerte, des médicaments prohibés  délivrés dans des centres de santé urbains

Aka Aouélé Eugène Ministre de la santé Et de l’hygiène publique LEDEBATIVOIRIEN.NET

Aka Aouélé Eugène Ministre de la santé  et de l’hygiène publique des Ivoiriens va se dresser sur sa chaise, alors qu’il lance la réhabilitation du CHU de Yopougon. La mort dans les hôpitaux. C’est du moins la conclusion, que l’équipe de reportage de ledebativoirien.net tire de l’enquête express dans la matinée du mardi 24 septembre 2019. Alertée elle effectue une visite au sein d’une formation sanitaire urbaine à base communautaire (FSU-COM). La découverte est énorme dans cette première partie.

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L’Union pour la Gestion de la Formation Sanitaire d’Abobo-Avocatier(UGEFOSA) mérite-elle de donner des soins aux populations de sa cité ? Une question qui nous turlupine encore l’esprit, même après deux heures d’entretiens avec les nommés Meney Georges et Yapi Gustave, respectivement gestionnaire et président du conseil d’administration de ce centre de santé communautaire urbain, sur la question des médicaments prohibés délivrés dans leur centre.

C’est à la demande d’une source proche du conseil d’administration de l’UGEFOSA, que nous décidons de nous rendre Abobo, une banlieue de la capitale économique de la Côte d’Ivoire.  Cette pratique selon notre informateur, a atteint une vitesse de croisière dans ce centre de santé communautaire urbain : « l’hôpital est sensé redonner vie aux malades et non produire l’effet contraire ». S’insurge- t-il, avant d’ajouter que cette activité est récurrente dans plusieurs formations sanitaires urbaines à base communautaire du pays. Pratique qu’il ne pouvait laisser perdurer dans la mesure où un médicament prohibé est un produit dont l’importation ou l’exportation est interdite à titre absolu ou soumise (à l’exportation) à des restrictions de diverses natures.

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Artemether injection, ce produit pharmaceutique prohibé à l’origine de notre investigation, serait à ce jour délivrer dans cet hôpital. A ce sujet, le gestionnaire Meney Georges est catégorique : « Monsieur, je ne suis pas médecin. Posez plutôt cette question au médecin-chef. Lui seul pourra vous répondre » Indique-t-il.  S’en suit alors un débat sur sa responsabilité au sein de cette formation sanitaire urbaine. A ce titre, notre vis-à-vis rétorque : « J’ai certes la gestion de cet hôpital, mais je ne suis pas garant du personnel médical, que l’état affecte dans mon centre. Tous les médicaments que nous recevons proviennent de la pharmacie de la santé publique. J’ignore vraiment la provenance de ce produit ».Explique-t-il.

Pourtant, le carnet médical du patient Traoré Moussa, consulté le 17 aout dernier par l’infirmier Boka Yavo, démontre bien la prescription de ce médicament, qui selon notre informateur, serait frappé d’interdiction sur le sol ivoirien. Le sujet est trop délicat pour ne pas rencontrer le médecin-chef. On nous laissera malheureusement entendre, qu’il est absent. Nous laissons toutefois un message sur son téléphone portable, afin qu’il nous revienne. L’enquête suit son cours.

                                                       Par    David Gogbé

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