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Futur conflit foncier à l’aéroport d’Abidjan-Un propriétaire terrien instruit le Préfet ? : «Nous avons les papiers des autorités, nous attendons…»

prefet et conflit

«Nous sommes victimes d’une colonisation d’un autre genre avec des occupants  illégaux de la sous-région»

Une réaction vigoureuse !  «Construisez seulement, l’Etat va casser », cette grosse déclaration du  préfet d’Abidjan, Vincent Toh Bi Irié ne tombe pas dans des oreilles de sourds. Ces effets sont dévastateurs dans les rangs des concernés. Car, les terrains de Port-Bouet derrière l’aéroport d’Abidjan sont l’objet de convoitise. Des maisons poussent comme des champignons malgré les mises en garde des autorités municipales sur plus de 260 hectares. Les maçons travaillent  nuitamment sur cette zone classée par l’Etat de Côte d’ivoire pour l’extension de l’aéroport et de l’aérocité sur 1000 hectares. La résistance suit son cours et pour cause.

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Seulement, voilà que les propriétaires terriens Ebrié du village d’Abouabou ne voient  pas la réalité comme les autorités et notamment  comme le Préfet de la région d’Abidjan. Pour ces chefs très sûrs d’eux être dans l’attente d’une supposée indemnisation promise par les différents  gouvernements qui tardent à remplir la part de l’engagement. Entre temps que reste-t-il à faire ? Se servir et attendre. La suite on verra ! Selon l’un d’entre les supposés propriétaires des terres de ce coté-là, Mobio Jacques, celui notamment que plusieurs personnes accusent d’être à la base de la vente sans frein de terrains, «ce ne sont que des locations en attendant les purges des droits coutumiers pour les céder à l’Etat ».

Et de poursuivre son éclairage : «Abouabou le village renfermant la zone objet du conflit, est grande de 4700 hectares, faisant frontière avec la ville de Grand-Bassam et de Petit-Bassam. Comprenant les quartiers d’Anani, d’Adjoufou, de Jean Folly, d’Amangou, de Gonzaque, d’Adjaoui, de derrière Warf, de Bedogosso, Mafiblé. Cet espace a été squatté par de nombreux ressortissants de la sous-région, que sont les Beninois, les Togolais, les Maliens etc. qui ont occupé les terres sans titre foncier. Cette colonisation d’un autre genre a entraîné plusieurs conflits entre ces occupants  illégaux sous le regard silencieux des autorités et les autochtones ébriés, allant jusqu’à faire des morts avec sept (7) du côté des autochtones ébriés et des  blessés de l’autre côté. Sans que les autorités administratives ne puissent rien faire pour régler la situation ».

Il poursuit son explication de ce qu’il sait de la situation attaquée par le Préfet de la région d’Abidjan : «Depuis un temps,  les jeunes du village réunis autour de leur président Mobio Ulrich ont décidé de s’accaparer le reste des terres, d’une superficie de plus de 200 hectares. Cette parcelle a été morcelée et mise en location à titre provisoire, afin de faire face à leurs besoins et à ceux de la communauté. Ainsi soutiennent-ils, avoir pu mettre à disposition des populations une pirogue pour la traversée de la langue entre les villages, grâce aux fonds générés par ces locations de terrain. Une partie de ces fonds est en train d’être réunie pour l’achat d’un véhicule de transport pour les élèves des villages».

Rassuré qu’il présente la vérité des faits et de la situation sur laquelle les autorités tant municipales que gouvernementales devraient réagir, Mobio présente son droit d’occupation provisoire. C’est un courrier administratif du sous-préfet de Bingerville, attestant que les propriétaires terriens peuvent poursuivre leurs travaux (voir facsimilé). C’est la preuve qui devrait rassurer le Préfet Vincent Toh Bi Irié  que ces occupations jugées anarchiques se poursuivront jusqu’à la purge des droits de sol que les autochtones Ebriés disent n’avoir jamais reçu et qu’ils attendent. Un dossier ouvert pour  le gouverneur de la Région d’Abidjan. Comment le préfet Vincent Toh Bi Irié appréhendera une telle réalité ? Qu’est-ce qui est exactement  prévu pour les supposés propriétaires comme indemnisation  autour de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny? Les victimes se compteront par milliers à l’heure du passage du bulldozer étatique !

H.MAKRE

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