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Tiassalé au rythme du pays : La gangrène, la vente de terres

 Tiassalé, il revient de sources que c’est une déformation de «ôthchè ôssalô» qu’on pourrait se traduire, sans risque de se tromper, par « tout nouveau, tout beau ». Désolé pour ceux qui squattent les terres des autres et se croient plus royalistes que le roi. Et comme la terre tourne, nous allons vous relater quelques événements qui se déroulent dans ce département.

Tiassalé et le cyanure

L’information a fait de la terre : le Bandaman est empoisonné par du cyanure. Mince alors, sans le fleuve Bandaman, point de Tiassalé. De partout, ils viennent, habitants des villes environnantes, d’Abidjan, de Man pour goûter au bon poisson. Que vont faire nos mères et sœurs ? Mais, voilà plus de deux de mois, les autorités municipales ne communiquent plus là-dessus. On dit quoi là-bas ? Ce silence ne rassure guère !

En province, notre regard se porte vers la sous-préfecture de Morokro; Les jeunes et Morokro-village

Pour une fois, commençons par une bonne nouvelle. Les jeunes de ce village de la sous-préfecture du même nom, plus peuplé que Taabo qui est devenu un département sous le régime du chef de l’Etat, monsieur Alassane Ouattara, ont mis la main à la pâte : Morokro-village est propre ! Par ces temps de pluies, on ne sent plus les piqures des moustiques comme de par le passé. Dans la même veine, la chefferie  se « docilise » et se civilise. On ne sait pas qui leur a demandé pardon, mais le mégaphone pour lequel on a bandé des muscles de soi-disant judoka, a été rendu aux jeunes qui sont en passe de prendre la gestion du marché en main et de jouir d’une totale liberté d’actions. Pourvu cela dure pour le bonheur des Morokrofouôh.

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La gangrène : la vente de terres

Les paysans, n’ayant pas les moyens de sécuriser les jachères des parents sont à la merci des prédateurs étrangers comme vécu dernièrement. Un matin, Ekanza Kouamé, dit Petit Libanais, vu le fort tonnage de sa production, est réveillé par l’un de ses neveux. Au cours de leurs échanges, ce dernier lui tend la somme de 600.000 F pour dix hectares de jachères vendues. Or, ces terres avaient été l’objet d’un premier partenariat. Le vendeur aurait bénéficié de complicité au niveau de la  chefferie du village. Une situation identique se poserait entre la famille du vieux Koffi Kouamé et une fille de Morokro qui, selon un géomètre, est en passe de l’emporter parce qu’elle est en bons termes avec la chefferie villageoise. Actuellement, la famille du doyen Angaman, décédé récemment, est sur le pied de guerre. Des intrus profitent du vide pour envahir des jachères.

Clash sur argent de morgue

Une morgue, cela signifie des cadavres. Et, les cadavres, ça rapporte gros. La morgue de Morokro se situe sur le terrain d’un cadre à qui on paie un loyer. Ne venant pas au village souvent, il a confié le loyer des cadavres à son « fils ».  De passage, dernièrement au village, le père et le fils se sont claschés. Des éclats de voix entendus, il serait question de milliers de francs Cfa. Affaire à suivre ! Il faut souligner pour terminer que les préoccupations des populations demeurent : la sous-préfecture non encore bâtie par l’Etat de Côte d’Ivoire depuis 2005 ; le tronçon de route Km 120-Morokro, 15 kilomètres ; le problème des jachères et le cyanure dans le Bandaman où tout le département va se ravitailler en poissons d’eau douce.

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Par Kpandjin Kéhé   

A Tiassalékro

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