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Crise au BURIDA-Rebondissement: un procès s’ouvre le 27 novembre 2019, colère des artistes monte; Bandaman Maurice ment à Ouattara. La danse de Fadal Dey

CRISE BURIDA LEDEBATIVOIRIEN.NET

Le DG intérimaire du BURIDA fracture le bureau du PCA et change les serrures

Un communiqué du conseil du ministre a été produit cette semaine sans faire référence portant une solution à la crise du BURIDA. Alors que l’air y est infesté et bourré d’incohérences et de violences sous la conduite du ministre Maurice Bandaman. Dans  cette ambiance surchauffée, une audience est annoncée, pour le mercredi 27 novembre 2019 au Tribunal de première instance-Plateau pour examiner dans le fond, la plainte en contestation de l’organisation de l’Assemblée générale élective des organes du Bureau ivoirien du droit d’auteur. Avec, le ministre de la Culture et de la Francophonie en posture de défiance de la justice.

Le Droit fout le camp au Bureau ivoirien du Droit d’auteur-BURIDA, alors qu’il s’agit bien du respect de DROIT. La procédure de renouvellement des organes a été enclenchée sous la houlette du Conseil d’Administration et son président. Après le premier tour des élections pour la mise en place des collèges électoraux pour  l’Assemblée générale, des artistes regroupés au sein d’une coalition dénommée ‘‘Légalité et la Transparence’’ obtienne une ordonnance du juge président annulant du coup, l’AGE élective convoquée statutairement par le Conseil d’Administration pour, le samedi 28 septembre 2019. Le tribunal voulant juger dans le fond, le dossier fixe, une audience, le 27 novembre 2019 devant permettre aux plaignants de démontrer que l’Assemblée générale élective, du 28 septembre 2019 a été mise en place en violation des textes du BURIDA. Puisque précédée d’élections des collèges émaillées de fraudes.  Le collectif ‘‘Légalité et la Transparence’’  réclame l’annulation des premières élections pour une reprise totale de tout le processus électoral en vue de doter le BURIDA d’organes incontestables devant conduire à la stabilité de la structure des artistes de Côte d’Ivoire. Le procès est attendu, le 17 novembre 2019.

Dans l’attente, une ordonnance du Vice-président du Tribunal de première Instance d’Abidjan-Plateau, autorise la direction générale par intérim à organiser l’Assemblée générale élective annuelle. Donc donne droit au Conseil d’Administration de convoquer de nouvelles élections. Faisant fi de cette décision, le  ministre  de la Culture Maurice Bandman lance  une procédure de  mise en place d’un comité dit transitoire de gestion du Burida. «A quelles fins, dès lors que les organes de gestion, la direction générale intérimaire et le Conseil d’Administration sont en exercice? » s’interrogent plusieurs artistes. Mais, il se trouve dans leur rang, certains qui militent  pour  la mise en place dudit comité transitoire.

Le message  du ministre Maurice Bandaman étant incompréhensible pour ces artistes

DAN DE MANUne partie d’entre eux, membres du Collectif pour le changement au Burida, du Mouvement pour la Bonne gouvernance au Burida et le ‘‘Collectif Légalité et la  transparence saisissent le Tribunal de première instance-Plateau, à l’effet de contester l’arrêté du ministre portant projet de mise en place d’un comité transitoire. Car, estiment-ils, le ministre Maurice Bandama a débuté sa gouvernance du Burida par un comité provisoire avec dame Vierra Irène (DG démise), voilà presqu’une décennie plus tard, «il veut l’achever par un autre comité provisoire, qui n’a pas été élu. C’est un recule inacceptable. Décidément  le  ministre aurait-il en horreur l’ordre et la transparence au Burida ?».

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L’actrice, Dan Deman ou Dent de Man, de son nom d’actrice-réalisatrice et à l’état civil, Singo Suzanne, présidente de la commission de lutte contre la piraterie, membre dudit collectif en dit davantage :

«Nous avons convoqué, le PCA, le DG intérimaire et le BURIDA représenté  par son service juridique devant le tribunal, la semaine dernière. A la barre le juge demande au PCA pourquoi l’AG n’a pas lieu. Le PCA soutient que le ministre lui a annoncé que le Conseil d’Administration est forclos. Mais, le Conseil d’Administration estime qu’il y a  une suspicion légitime sur les élections de l’assemblée générale annulée par le tribunal sur saisine d’un groupe d’artistes. Et qu’une nouvelle ordonnance ayant décidé de la poursuite du processus électoral, il lui faut du temps  pour les reprendre. Sur la base de sa déclaration, le juge  déclare que le Conseil d’administration, n’est pas forclos et qu’il a 4 mois  pour organiser les élections à compter du 8 novembre 2019. Passé ce délai, le Burida a une astreinte comminatoire d’1 million de francs CFA par jour, dès le 9 mars 2020. Donc le compte à rebours a commencé…» explique l’actrice sociétaire du BURIDA.

Mais lorsque ces artistes, 210 membres, l’ordonnance du juge en main contactent le PCA, pour la lui signifier, celui-ci leur fait savoir que le directeur général par intérim Akpatou a fracturé la porte de son  bureau et a procédé au changement des serrures. «Cela nous parait très grave.  Ce n’est pas le directeur  intérimaire qui va mettre fin au mandant d’un PCA que nous avons élu, alors que lui, DG son intérim pour trois  mois, depuis a pris fin. Il a été nommé avec vice de procédure par le ministre Maurice  Bandama ;  parce que selon les textes  du BURIDA, en cas de vacance de gestion, c’est le Conseil d’Administration qui nomme un directeur général intérimaire pour  trois  mois. Sa nomination n’a pas respecté les textes. Le Juge nous dit que nous devons demander au Conseil d’administration d’organiser les élections. Donc  nous lui avons signifié l’ordonnance qui dit qu’il  n’est pas forclos. Nous viserons…», déclare l’artiste. Mais la colère monte. Elle poursuit.

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«Il y a eu un procès, après les élections pour l’AG, parce que le groupe Légalité et la Transparente  a contesté pour fraudes. Après, la même Justice autorise la continuité du processus par une ordonnance en octobre C’est ainsi que nous avons saisi la justice  à l’effet d’obtenir du DG du PCA  de continuer le processus électoral. Nous sommes 210 membres qui avons saisi la justice, représentant les artistes avons alors fait injonction vendredi dernier au DG intérimaire Akpatou et au PC Séry Sylvain de  poursuivre le processus électoral. Comme il n’y a pas eu de  problème nous ne comprenons pas pourquoi le ministre Maurice Bandaman nous parle de mise en place d’un comité provisoire. Alors que les élections allaient se dérouler, le  vendredi 25 septembre 2019, mais c’est  lui, le ministre qui a demandé de les  programmer, le samedi  26 septembre et qu’il irait accompagner le chef de  l’Etat  à Dimbokro, mais qu’il sera là, le samedi. Parce qu’il a un message important à livrer aux artistes. C’est  ce qui a été fait. A notre grande surprise, le samedi 26 septembre,  la Justice a suspendu l’AG élective,  parce qu’une plainte a été introduite. La même justice a ordonné de  poursuivre le processus qui n’a pas été bloqué par le Conseil d’administration.

C’est dans ce processus que nous sommes et le ministre parle de forclusion. Mais, au cours d’un match, lorsqu’un joueur est blessé et que l’arbitre arrête le match, est-ce qu’à la reprise  on suspend tout ou on continue le match ? C’est quoi le comité provisoire du ministre ? Voyez-vous, lorsque le ministre Kouakou Bandaman Mau’rice est arrivé, il a mis en place  un comité provisoire pour six  mois, finalement  qui a duré trois ans. Il  a fallu que les artistes se soulèvent  pour qu’il y ait élection de l‘assemblée générale. Aujourd’hui encore, il parle de comité provisoire pendant que la justice ordonne de continuer le processus électorale au BURIDA, le ministre ne respecte pas ce que la justice dit. Pourquoi ?»  crie-t-elle très remontée  à l’écouter.

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Crise au BURIDA: l’artiste Fadal Dey  du défenseur en roublardise

Il est  membre du Collectif pour le changement au Burida dont il est le porte-parole. Il effectue un virage à 180°. Le changement, il n’en veut  plus. Pourquoi ? Que s’est-il passé pour ce fougueux artiste qui avait pris  à bras le corps, le combat  pour le respect des artistes  ivoiriens ? Mais  à la grande surprise de tous, «il roule pour le ministre Maurice Bandaman, et son comité transitoire qu’il veut mettre en place». Parce que se sachant abandonner par tous les membres du CACB qui s’est vidé de son monde en s’éclatant en deux tendances. La tendance  pro Fadal Dey qui veut être membre du comité du ministre Bandaman ;  et l’autre courant dont fait partie le groupe de Dan Deman, qui estime que c’est un recule. Mais Fadal Dey  teint au Comité Transitoire du ministre parce qu’il  sait que cette mise sous tutelle va lui permettre d’exercer sans contrôle. Puisque ce comité ne rendra  directement compte qu’au ministre. «Ce n’est pas possible parce que, nous nous  opposerons à cette façon de faire de Maurice Bandaman qui prend en otage le BURIDA. Parce que, nous ne savons pas combien de temps va durer son comité dit transitoire, »,

La réaction vigoureuse de Fadal Dey sur sa page facebook

«L’ex-Pca Yao SERY Sylvain ayant constaté que ses chances de faire partie dudit comité ne seront pas satisfaites parce que la majorité des artistes et producteurs de Côte d’Ivoire a décidé qu’aucun membre du conseil d’administration sortant ne soit nommé membre du comité provisoire, décide de rétropédaler pour inciter une action en justice obligeant le BURIDA à organiser l’AG tout en sachant que cela n’est plus possible….Il a contribué à ce que l’AG élective ne se tienne pas, depuis que sa candidature a été rejetée par la commission des élections. Lorsque le juge avait autorisé le BURIDA à organiser l’AG élective, c’est monsieur Sery Sylvain qui a saisi le Ministre pour dire que l’AG élective ne doit pas se tenir. Lorsque monsieur le ministre a prorogé le mandat du Conseil d’administration pour lui permettre d’organiser l’AG élective, c’est monsieur Sery Sylvain qui a convaincu les autres membres du conseil d’administration pour que ledit conseil ne fixe pas la date de l’AG élective. C’est monsieur Sery Sylvain qui a fait prendre à l’unanimité des membres du conseil d’administration, une résolution demandant au ministre de mettre en place une administration provisoire. C’est  Monsieur Sery Sylvain qui a adressé un courrier au ministre de la culture pour lui transmettre la résolution disant que l’AG élective ne pouvait pas se tenir et qu’il fallait mettre en place une administration provisoire.

le ministre Bandaman Maurice

Aujourd’hui, face à la détermination de tous les artistes et les producteurs de Côte d’Ivoire de mettre fin à l’imposture de Sery Sylvain et d’aller à la paix pour l’intérêt collectif, ce dernier décide de créer un nouveau foyer de tension par une action en justice contre notre maison commune à travers des manipulations comme il en a l’habitude..» parole de Fadal Dey.

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La rédaction n’a pas encore celle du PCA SERY SYLVAIN dans ce chaudron  bouillant du BURIDA.

Le ministre Maurice Bandaman a en fin de compte divisé les artistes en de groupuscules

‘Collectif pour le changement au Burida’’;  ‘‘Mouvement pour la Bonne gouvernance au Burida’’ et ‘‘Collectif  Légalité et la  transparence’’. Le président Alassane  Ouattara n’est pas encore informé de la crise toute montée et bien entretenue par son  ministre de la Culture et de la Francophonie. Ne dites pas que le BURIDA est une boite noire ! Pour le ministère de la Culture ?

HERVE MAKRE

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