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Cote d’Ivoire-vocabulaire génocidaire: un acteur de la société civile accuse les Cyberactivistes

C’est Diabaté Nohoua, acteur de la société civile ivoirienne et observateur de la vie socio-politique qui est  inquiet dans une réflexion face aux  cyberactivistes pro X et pro Y en Côte d’Ivoire. Voici sa pensée.

C’est avec  un grand intérêt que nous vous lisons sur les réseaux sociaux.  Nous sommes fiers de voir des activistes s’exprimer   sur l’actualité politique de notre pays.  Par contre,  nous nous inquiétons de l’utilisation d’un vocabulaire parfois génocidaire, c’est –à dire l’utilisation de certains mots qui peuvent générer des conflits, si on n’y prend garde. Chers activistes, vous savez très bien que les mots ont un pouvoir, le verbe est à la fois constructif  et destructif, tout dépend de l’utilisation que l’on en fait. Nous avons remarqué depuis un long moment dans vos publications, la chosification de vos adversaires. Ce qui, pour nous, peut être très dangereux et pourrait préparer un génocide.   Prenons le cas des activistes qui traitent l’opposition de moustiques qu’il faut pulvériser et aussi le cas de ceux qui qualifient les tenants du pouvoir de moutons qu’il faut conduire à l’abattoir. A travers ces mots à valeur dépréciative, s’il doit avoir des actes résultant de ces mots, il va s’en dire que ces mots, ces actes seront également dépréciatifs, voire catastrophiques.

Chers activistes, pour vous, c’est peut-être un jeu démocratique que vous menez sur les réseaux sociaux , mais laissez nous vous dire que les qualificatifs utilisés souvent nous rapprochent du cas Rwandais où certains adversaires étaient qualifiés de cafards et nous savons ce que cela a donné comme résultat. A force d’assimiler ainsi vos adversaires, vous êtes de façon consciente ou inconsciente entrain de faire accepter à ceux qui vous suivent qu’ils peuvent s’attaquer à leurs adversaires sans gêne car ceux –ci sont désormais considérés comme des animaux et insectes que l’on peut faire abattre ou pulvériser sans remords, la conscience l’ayant déjà accepté comme fait banal. Nous, qui sommes au pays avons peur que vos énoncés soient traduits en actes, ce qui serait bien dommage. Chers activistes, nous vous aimons très bien et votre présence sur les réseaux sociaux nous permet d’être toujours informés en tout temps et en tout lieu. Chers activistes de tout bord, désarmons nos mots et continuons de débattre pour le triomphe de la démocratie, car nul n’a le droit d’obstruer chemin à la liberté d’expression“.

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Ford Raymond Guei

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