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Abidjan : des familles réclament  la libération des exilés détenus. Est-ce encore possible?

« Présidente de l’Association des Femmes et Familles des Détenus d’Opinion de Côte d’ivoire, j’atteste que malgré l’ordonnance d’amnistie prise par le Président Alassane Ouattara en 2018, des personnalités politiques et de nombreux civils et anonymes demeurent en exil et en prison. Je précise que dix anonymes rentrés d’exil en février 2019 sont à cette heure détenus à la Direction de la Surveillance du Territoire  qui est en fait un camp de torture.

L’AFFDO-CI que je dirige, ne saurait encourager pour des raisons de sécurité les exilés à rentrer en Côte d’Ivoire car seul les plus chanceux sont détenus dans les camps de torture. Les moins chanceux ont perdu la vie dans des conditions que nous ignorons où sont introuvables.  Plusieurs prisonniers ayant bénéficié de l’amnistie ont été mis aux arrêts et des présidents d’ONG ou des membres de groupements politiques sont en ce moment dans les geôles.

Bien que Mme Meho, représentante d’une ONG ayant pour objectif la reconnaissante du Génocide du Peuple WE ait été libéré après avoir subi des tortures, plusieurs membres de son équipe dont M. ADJI JOSUE YOROVA sont recherchés. L’AFFDO-CI s’insurge qu’après plusieurs campagnes de réconciliation orchestré par l’opposition et même les autorités au pouvoir, l’oppression continue. L’AFFDO-CI exhorte le Président de la République à mettre fin aux détentions abusives et aux mandats d’arrêts afin de faciliter le retour des exilés et d’aplanir le climat social et politique en vue des futures élections et pour le bien de notre pays ».

POUR L’AFFDO-CI

DESIREE DOUATI

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