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Urgent-félicitations des hommes en arme par Alassane Ouattara : quand “le professionnalisme” des “soldats” sème la mort et la désolation à Agboville

RHDP ADJOUMANI ET KOBENAN LEDEBATIVOIRIEN.NET

Lancée au lendemain de la validation de la candidature d’Alassane Ouattara par le Conseil Constitutionnel, la désobéissance civile choisie par les leaders de l’opposition ivoirienne pour contraindre Alassane Ouattara à renoncer “au viol de la constitution ivoirienne”, compte officiellement pour l’heure 85 morts selon le gouvernement ivoirien et plus de 110 décès selon les organisations internationales des droits de l’homme et la presse étrangères.

Après, Bonoua, Dabou, Daoukro, Tiébisssou, Bongouanou, M’batto et Sikensi, Le département d’Agboville fait son bilan et pleure ses martyrs de la contestation du troisième mandat d’Alassane Ouattara. C’était l’horreur à Agboville et la faillite morale de la part des hommes en arme félicités par Alassane Ouattara le mercredi 18 novembre 2020 au cours d’un conseil des ministres pour dit-il “leur professionnalisme” dans le maintien d’ordre dans l’épisode de la désobéissance civile déclenchée par l’opposition ivoirienne pour contester sa candidature à la présidentielle d’octobre 2020.

Une candidature démontrée et jugée anticonstitutionnelle en premier par ses propres cadres et militants dont Cissé Bacongo, rédacteur de la constitution de 2016 et Sansan Kambilé, ministre de la justice. Nous avons effectué une fouille sur le bilan humain à Agboville suite à l’exécution du mot d’ordre de désobéissance civile dans ce département. Les faits recueillis ci-dessous sont assez éloquents pour contredire Alassane Ouattara dans son hommage aux forces de l’ordre.

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Voyons ensemble à quoi se résume ce “professionnalisme” dans le département d’Agboville ?

D’abord à Offoumpo, dans la sous-préfecture centrale d’Agboville, Dame N’djomon N’gbesso Francine, enceinte de jumeaux de 8 mois perd la vie avec ses enfants. À l’origine, les gaz lacrymogènes atterrient dans sa cour, la fumée qui a enrobé sa maison le 31 Octobre 2020 n’a pas laissé la moindre chance à cette jeune femme de 24 ans et ses jumeaux depuis le 1er novembre 2020. Ainsi, la ville d’Agboville venait d’enregistrer ses premières victimes de la contestation du 3ème mandat anticonstitutionnel de Ouattara.

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Nous descendons ensuite à Attobrou. Arrivée dans cette localité, nous apprenons que le 3 Novembre 2020, des individus armés de kalachnikov ont ouvert le feu sur un barrage d’autodéfense érigé par les jeunes autochtones Abbey. Bilan, Atté Yapi Franck dit “kolo” a été tué et trois autres grièvement blessés. Ensuite, des sources nous indiquent que les assaillants seraient venus du quartier des allogènes. Ils ont été bien identifiés selon elles et circulent librement sans être inquiétés pour le moment par la justice.

Après Attobrou, ce fut le tour de la localité de Grand-yapo d’accueillir notre rédaction. Une bourgade dans laquelle la date du 9 Novembre 2020, restera un souvenir tristement inoubliable. Il est 8 heures Un barrage sur l’artère Agboville-Abidjan attire des hommes en armes. La soldatesque s’est vite déployée dans le village sous le prétexte de rechercher les jeunes engagés dans le mouvement de protestation contre le troisième mandat d’Alassane Ouattara.

Le vieux DOFFOU Pierre dit “KASS” qui s’apprêtait à aller dans ses champs, a été surpris de voir son fils dans un des cargos. Alors, il se rapprocha des soldats pour s’informer. Hélas ! Il subit sans vergogne la barbarie des hommes en armes. À demi mort, les soldats ont proposé le laisser à l’infirmerie du village pour des soins. Proposition déclinée par l’infirmier qui a estimé que les chances de survie du pauvre paysan étaient quasiment inexistantes. Sur le chemin d’Agboville, dans le cargo, “KASS Pierre” rend l’âme et son corps fut déposé à la morgue.

Son fils et un autre grièvement blessés séjournent en hospitalisation au CHR d’Agboville

Au total, Agboville a enregistré 3 morts y compris les jumeaux de dame N’djomon Francine et 5 blessés dont 2 encore hospitalisés. Il faut noter également qu’à la suite des évènements de Moutcho, 15 personnes sont encore détenues dans les geôles du pouvoir d’Abidjan dont 4 de Babiahan, 6 de Moutcho et 5 d’Oress-krobou.

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Au regard de tous ces morts et ces arrestations du fait de l’expression du droit à la liberté d’opinion des populations ivoiriennes contre une candidature anticonstitutionnelle, démontrée en premier par les cadres juristes du RHDP au parlement ivoirien et sur des médias en vue de convaincre les ivoiriens et le monde entier qu’Alassane Ouattara ne peut pas se représenter pour un troisième mandat, nous ne comprenons pas le Président français Emmanuel Macron qui a eu l’audace d’affirmer sans fondement juridique que le Président ivoirien sortant « s’est présenté par devoir ».

Le locataire actuel de l’Élysée aura certainement ses assassinats de citoyens ivoiriens et combattants des droits et libertés sur sa conscience si un jour cette conscience arrivaient à se débarrasser des “intérêts de sa mandature” avec Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire.

Heureusement que ce Président français par défaut ou par vote sanction des gaulois est de moins en moins soutenu dans son projet funeste en Eburnie. Car, aujourd’hui, nous le savons, des voix se lèvent en France pour interpeller l’Élysée et dénoncer les agissements peu démocratiques d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire avant, pendant et après la présidentielle d’octobre 2020.

H.KARA

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