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Exclusif: pour le Mouvement Ivoirien pour le Droit à la Vie (MIDVI) persiste (1) : «La Côte d’Ivoire est au bord d’une crise humanitaire plus meurtrière »

MIDV

 …plus dévastatrice et plus traumatisante que celle que nous avons connue en fin Décembre 2010-Avril 2011»

Pendant que tout le monde semble s’accorder sur le dialogue politique et les dates des élections législatives  et municipales. La libération des leaders politiques, le retour imminent du Président Laurent GBAGBO au pays et une accalmie  apparente du front social,  Le MIDVI reste très préoccupé par la situation socio politique qu’il juge précaire et très peu rassurante. Il annonce des jours difficiles pour la Côte d’Ivoire, si le socle de la paix et l’état de Droit brisé ne sont pas vite restaurés. Le Président  Roberson BAH justifie avec  forces arguments, ici, la menace…

Dans mon plaidoyer pour un Dialogue National, Inclusif et Impartial, j’ai fait expressément appel à un argument spirituel  ressassé par les religieux de toute tendance en soutenant que Laurent Gbagbo est l’âme de la Côte d’Ivoire.  Je réitère ces propos grave dans le contexte actuel de la Côte d’Ivoire.

LE CONTEXTE ACTUEL DE LA CÔTE D’IVOIRE : Une sur-crise humanitaire en gestation.

Kouté village fumoirs et enfants microbes LEDEBATIVOIRIEN.NETNotre pays la Côte d’Ivoire est au bord d’une crise humanitaire plus meurtrière, plus dévastatrice et plus traumatisante que celle que nous avons connue en fin Décembre 2010-Avril 2011 parce que le socle de la paix, l’état de Droit, a été brisé. En effet, ce qui empêche les citoyens de se rebeller contre l’autorité, c’est l’idée d’une loi légitime c’est-à dire une loi émanant d’une Autorité, ayant acquis le pouvoir selon le mode d’accession définit par tous. Le respect de ce processus a pour conséquence un blocage psychologique de toute action de revendication du pouvoir ou du territoire. Or, en Côte d’Ivoire, les sondages du Mouvement Ivoirien pour le Droit à la Vie(MIDVI) établissent que pour les populations rurales choisies pour leur faible niveau de compréhension du fonctionnement de l’Etat, il n’y a pas eu d’élection.

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Dans ce contexte, la personne, le groupe de personne ou la collectivité qui détient l’autorité actuellement en Côte d’Ivoire ne le détient pas sur la base du droit mais sur base de la force. Ce constat crée dans les esprits deux types d’Etat : L’ETAT DE DROIT ET L’ETAT DE FORCE.

Dans l’Etat de Droit, le pouvoir s’acquiert par consensus autour des règles d’accession au pouvoir. Chaque citoyen se dépouille librement et sans contrainte de la part de pouvoir qu’il détient. Ayant agit volontairement, il ne peut se plaindre, convaincu qu’il est d’avoir échangé sa souveraineté individuelle contre la séduction du programme de la personne élue. Il y a donc une autocensure, une violence morale contre soi-même pour ne pas remettre en cause la parole donnée par le geste de vote. C’est tout là l’origine de la paix, source de protection du Droit à la Vie.

En revanche dans un Etat de force ou Etat de jungle, c’est la loi du plus fort. L’autorité détient son pouvoir de sa capacité à faire valoir sa force sur les autres détenteurs de la souveraineté individuelle dont la mise en commun aboutit à la souveraineté Nationale. Ici donc «l’homme devient un loup pour l’homme» selon la formule  de THOMAS Hobbes.

Le chef de la meute dans l’esprit de THOMAS Hobbes, demeure chef tant qu’il peut dévorer tout revendiquant qui se sent la force de le détrôner. Mais l’ancien chef peut toujours revenir s’il estime avoir acquis assez de force. C’est ainsi que se crée un cercle vicieux qui menace constamment la tranquillité publique avec son corollaire du Droit à la Vie.

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C’est le triste constat que le MIDVI fait pour la Côte d’Ivoire

Entre un Président auto-élu et un CNT autoproclamé, la force a imposé le Président comme Autorité de la Côte d’Ivoire. Mais, il est à parier que le CNT revendiquant reviendra en l’état ou sous d’autres visages ou pire encore inspirera d’autres CNT. Et ce sera alors la guerre perpétuelle.  C’est ainsi que sont nées les guerres de 100 ans ou de 30 ans que nous enseigne l’histoire des pays occidentaux.  C’est le chemin que prend dangereusement la Côte d’Ivoire notre pays à tous.

En effet, la Côte d’Ivoire, a connu une guerre civile en 2002 qu’on a qualifiée de rébellion. En 2011, cette guerre s’est nuée en guerre Internationale avec l’attaque de la France contre un Président légitiment élu avec le bombardement de la résidence officielle que la République a mis à sa disposition dans le cadre de ses fonctions. En 2020, cette guerre se poursuit sous la forme de guerre de clans politiques et associés. Comme dans la phase de transformation d’une chenille en papillon, cette guerre se mue toujours en une autre forme de guerre, et nous sommes à 20 ans de guerre.

Ce diagnostic pour alarmiste qu’il soit n’en est pas moins réaliste. En effet lorsque des esprits anticipateurs comme le notre mettaient en garde, comme nous le faisons aujourd’hui pour l’amour de la Vie de tous les Ivoiriens, dans les années 1980, contre les petits cadeaux et le billet symbolique de 500frs aux examinateurs du CEPE. Ils soutenaient clairement que ces gestes facilitateurs allaient conduire la Côte d’Ivoire à une rébellion. L’on s’est plu cependant à les qualifier d’oiseaux de mauvais augure. Mais infine le concept de « relation est mieux que diplôme »a en effet conduit à un autre mode d’accession à la richesse et la réussite sociale avec la rébellion de Soro Guillaume.

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Cette rébellion a laissé comme héritage à la Côte d’Ivoire l’idée que « la force est meilleure que la Démocratie ».Résultat des courses Nicolas Sarkozy a imposé la « démocratie des bombes ». La gestion de la démocratie des bombes a accouché de prisonniers, d’exilé ou d’envahissement des terres. La part successorale de cette période pour le temps que nous vivons, c’est la croyance qu’ « il n’est pas nécessaire d’avoir des élections pour gouverner »…À suivre….

JANVIER 2021

LE PRESIDENT: ROBERSON BAH 

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