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PLATEAU DE BENDJO A JACQUE OHOUO LEDEBATIVOIRIEN.NET

urgent-gestion de Plateau: les vieux démons de la galaxie Bendjo vont rattraper Ohouo Jacques, le filleul?

Par H. M.

Le  patron de la sécurité municipale, Cédric Feron expatrié français qui travaille pour le maire Jacques Gabriel Ehouo a rendu le tablier, dit-on. Les raisons tournent selon ce qui se dit dans la cours de la maire, autour d’un certain dysfonctionnement dans la gestion du successeur d’un certain, Akossi Bendjo en exil. «Ma démission fait suite à la des divergences de point de vue de sécurité et de gestion d’une police municipale». C’est ce qu’il dit…

Mais comment les choses se déroulaient concrètement à la mairie du Plateau ? Revivre une certaine ambiance  pour  bien saisir ce qu’il se passe, aujourd’hui, après l’effondrement de la galaxie Akossi Bendjo, dans  une commune est passée sous contrôle du filleul Jacques.

Une intrusion, comme un regard dans rétroviseur, effectuée par ‘‘ledebativoirien.net’’ qui  tent de mettre au grand jour quelques exploits, dans la gestion des collectivités administratives. Tout est su de l’Inspection générale d’Etat et a donné lieu à un procès qui a abouti à la condamnation de l’ancien maire de la commune de Plateau.

Juste dans la continuité avec Jacques  Ohouo,  maire dont l’élection sous la musique des griots patriotes a mobilisé l’opposition contre le candidat du pouvoir RHDP, Fabrice Sawegnon ? Mais déjà des casseroles trainaient  dans la cour de la mairie de Plateau. Et les bruits continuent. C’est à croire que l’actuel locataire de la bâtisse  municipale, semble toujours poursuivi par l’ombre de la gestion de l’ex-maire, son mentor dit-on.

Le dysfonctionnement intentionnel  perdure, encore?

A la Mairie du Plateau tout se  passe  bien. D’ailleurs, des conseillers municipaux, comme si c’était, hier ont encore un souvenir solide de la réunion de la session budgétaire le 18 janvier 2012.

Elle est restée gravée dans la mémoire de tous ceux qui étaient présents ce jour-là ! Les échanges étaient si vifs au point que le candidat à la députation à Facobly, Séa Jean Honoré (militant du RDR, le parti qui gère pouvoir d’Etat) ne s’est pas gêné outre mesure pour traiter son immense maire de «voleur» ! Il paraît qu’il avait même récidivé une autre réunion en présence du  représentant de la tutelle. Quel culot ! C’est tout dire de l’ambiance! Ils sont de bons amis, le maire sorti et lui. «Ce qu’il se passe à la Mairie du Plateau est connu de tout le monde, de tous les employés ».

A la mairie du Plateau on n’est, toujours pas avare  en confidences, ce n’est pas une  denrée  rare  là-bas. Difficile donc de circuler sans qu’on ne vous file quelques exploits. Voici comment fonctionnait le Conseil Municipal sous Akossi Bendjo en perpétuelle conflits avec les  textes de lois qui  confèrent des prérogatives non négociables audit Conseil. Des garde-fous et balises pour assurer la transparence dans la gouvernance et la gestion communale. Mais la clôture ne semble pas assez haute pour «l’Elu» ! Est-ce le cas avec son filleul ? Jacques ?

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AKOSSI BENDJO

Par exemple l’article 24 des attributions et modes d’intervention dispose que : «Le Conseil Municipal règle les affaires de la commune». Plus loin, dans le dernier paragraphe de cet article, il est précisé que «…le Conseil Municipal intervient, selon le cas, par voie de délibération, de règlement…». Ou encore en son article 25 suivant, le législateur Ivoirien a cru bon de préciser, ce sur quoi le Conseil Municipal est appelé «à donner obligatoirement son avis». Ça, c’est pour le dirigeant qui a encore une petite notion de la bonne gouvernance.

Mais et concrètement à la mairie du plateau ?

«Durant 17 ans maintenant, il a été regrettable de constater que, par le jeu des trafics d’influence, des manipulations, des intimidations et de corruption d’une bonne partie des élus locaux plus enclin à être assidus aux réunions du conseil pour en assurer le quorum et en faire une chambre d’enregistrement, les violations flagrantes et permanentes des textes et des procédures étaient devenues, la règle au Conseil Municipal et dans les services de la Mairie du Plateau. Cela a constitué ainsi la base et le terreau   de la mauvaise gouvernance, depuis plus de dix (10) ans. En dehors des délibérations relatives à certains objets tels que le budget, les taxes, le cadre organique, c’est le black-out total», regrette avec le temps un ex-collaborateur d’Akossi Bendjo. Une élégante complicité d’était même avec le Secrétaire

 Quelle gestion époustouflante! et aujourd’hui ?

L’examen du rapport sur la gestion financière de la    commune, les comptes administratifs du maire et le compte de gestion du trésorier de la commune, sont une prescription. Ce qui veut simplement dire que, par l’examen de ces différents comptes, les conseillers ont non seulement l’occasion et la possibilité de faire des rapprochements, mais surtout ils ont par-là, une occasion de constater dans les détails ce que le Maire dit avoir réalisé et payé. Donc ce qu’il a fait du budget, c’est-à-dire de l’argent du contribuable mis à sa disposition.

«Depuis 10 ans, le conseil municipal n’a jamais examiné les différents comptes de la mairie du Plateau. Depuis 10 ans, le conseil municipal n’a jamais pris une seule délibération relative à l’examen des différents comptes susvisés et le maire n’a jamais reçu de quitus de ses différentes gestions. Si d’aventure des délibérations étaient brandies, elles sont toutes fausses», souvient un ex-collaborateur de Bendjo. Un véritable délit.

Nos petites visites au Plateau nous montrent que : plusieurs contrats d’études avaient  en son temps  été passés avec le cabinet SECORESO. Un  cabinet est managé autrefois par Jean TIBERI qui, avant son décès en 2008, était le conseiller technique du Maire Akossi Bendjo. A l’insu du Conseil Municipal, un protocole d’accord avait été signé avec la société NEG-COM dirigée par son neveu, EHOUO Jacques Gabriel actuel maire. Une autre convention a été passée avec la CIVES, quelle est la teneur ?

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 La procédure fout le camp dans l’attribution des des marchés

L’attribution des marchés sous Akossi Bendjo n’a jamais eu de secret pour le maire du Plateau. L’absence de délibération prise par le Conseil pour  tous les marchés attribués n’a jamais posé de problème pour le rayonnement du Plateau. Et aujourd’hui, les choses ont-elles changé avec son filleul Jacques?  Est-ce dans la continuité que les différents contrats se passent à la Mairie du Plateau avec tiers sans appel d’offre, ou portés à la connaissance du Conseil Municipal ? On ne change pas un esprit qui gagne ?

La fouille entreprise dans les placards de la mairie du Plateau, nous montre que la création des régies de recettes et celle des régies d’avances étaient  réglementées par les dispositions impératives de l’article 27 de la loi relative à l’organisation municipale ainsi que celles de l’article 59 du décret n°82-1093 du 24 novembre 1982 portant règlement financier et comptable des communes et de la ville d’Abidjan.

Deux (2) régies financières parallèles avaient été  ouvertes: l’une pour recevoir, par le biais de la société NEG-COM, les recettes issues de la publicité (affiches et panneaux) et l’autre pour recevoir, par le biais de la société CIVES, celles provenant des occupations du domaine publique (parking par exemple). NEG-COM et CIVES étaient-elles des sociétés créées de toutes pièces par le Maire Akossi Bendjo, sans l’autorisation préalable de la tutelle après avis du conseil municipal ?

Il y avait eu le scandale de l’achat de caméras de surveillance

La recherche des images des derniers tristes évènements du 31 décembre 2012, continuent de hanté les chargés de sécurité du Plateau et les enquêteurs. Une bousculade de la St Sylvestre qui a entrainé des dizaines de morts dans les rues de  Plateau. Tout a été enregistré  par les caméras  pourtant bien financés par la mairie de Plateau et inondant la commune? Et pourtant comme l’atteste la correspondance n°578/cab/2002, datée du 24 août 2002 et d’autres documents montraient que tout a été parfaitement payé et réalisé entre le maire Akossi Bendjo et la société IFRATEC.

C’est avec joie que  l’on découvre, aujourd’hui que tout ce matériel qui n’a jamais été livré, a fait l’objet de facturation de la part de la société CIVES, et les factures ont été payées comme l’atteste le tableau récapitulatif confectionné par cette entreprise. Ainsi que les comptes administratifs du Maire pour les exercices 2002 et 2003 que ‘‘ledebativoirien.net’’ a pu consulter.

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On peut y lire rapidement : Exercice 2002 : Achat de cameras de télésurveillance : 54.999.984 FCFA. Exercice 2003 : Achat de caméras de vidéosurveillance : 54.954 .769 FCFA ; Achat de mats cameras hauteur 8 mètre : 16.958.800 FCFA Travaux de raccordement des caméras de vidéosurveillance : 14.998.659 FCFA. Ainsi, au titre des caméras de surveillance, cela représente  donc la petite somme de 124.953.412 FCFA (cent vingt-quatre millions neuf cent cinquante-trois millions quatre cent douze) qui a été payée.

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Ce n’est pas tout au Plateau

En 2008, quelques petites astuces ont été sorties pour l’usage des crédits inscrits au budget et non utilisés en fin d’année. Ainsi dans la seule journée du mardi 30 décembre 2008 et pour le même objet, le 3ème Adjoint au Maire, sur instruction du Maire a fait mandater 33 factures de la seule société AIF. Le montant total de toutes ces factures s’élève à 31.278.281 FCFA. Pourquoi procède-t-il ainsi ? Ben, il faut éviter la tenue des réunions de la municipalité exigées par la loi municipale pour se prononcer sur toute dépense dont le montant est supérieur ou égale à 1.000.000 de FCFA. Astucieux ! Que fait, aujourd’hui, le filleul Jacques ?

PLATEUA JACQUES ET BENDJODurant les recherches nous avons pu constater que, le Conseil Municipal était  devant le fait accompli. Par exemple, la CIVES, était en réalité érigée en régie de recettes parallèle, au mépris des dispositions de l’article 59 du décret n°82-1093 du 24 novembre 1982 portant règlement financier et comptable des communes et de la ville d’Abidjan et relative à la création et à l’organisation des régies de recettes. C’est ce qu’on appelle, être en présence d’une gestion de fait, telle que défini aux articles 76 et 77 du même décret.

Plus d’une centaine d’entreprises et de commerces bénéficiaient d’une autorisation de stationnement au Plateau, moyennant le paiement de la taxe d’occupation du domaine public dont le montant est de 4.000 FCFA par m² et par mois. Sur cette base, les recettes provenant de l’occupation de ces espaces par ces entreprises étaient estimées au 31 Janvier 2009 à 147.168.000 FCFA.

Sur toute l’année 2009, cette recette peut être chiffrée à 1.766.016.000 FCFA (un milliard sept cent soixante-six millions seize mille). Sur 5 années par exemple, cela ferait un montant estimé à 8.830.080.000 FCFA (huit milliard huit cent trente million quatre-vingt mille). Et en 2021?

À quoi a servi cette petite somme ? Aucune trace sous Bendjo…Et qu’en est-il aujourd’hui avec le filleul Jacques ? Plateau brille de mille feux et de  lumière.

HERVE MAKRE

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