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services financiers digitaux: l’impact de la Covid 19 sur les FinTechs en Côte d’Ivoire invite à créer une unité d’innovation au sein du gouvernement et simplifier la réglementation

En 2020 la Côte d’Ivoire comptait 37 FinTechs. Dans le sillage d’une année particulièrement difficile, il y a eu néanmoins une forte augmentation du nombre d’investissements dans la phase de démarrage des FinTechs dans tout le continent. Les startups en phase d’amorçage ont obtenu 7,5 % de la valeur totale des transactions en 2019, et 22 % en 2020. Mieux, l’écosystème a accusé une croissance de 60 % au cours des deux dernières années et le nombre de centres technologiques a doublé au cours des deux dernières années.

Cependant cette tendance ne s’est pas largement reflétée dans la sous-région, et les mesures de soutien public aux start-ups demeurent pour la plupart en inadéquation avec les besoins réels de ces entreprises. L’adaptation a été le maître mot pour les Fintechs ivoiriennes avec la réorganisation des compétences du personnel et les ventes numériques. A titre d’exemple, toutes les FinTechs interrogées dans cette étude disent avoir offert des transactions P2P (pair-à-pair) gratuites jusqu’à la fin de l’année 2020 pour des montants inférieurs à 25 000 FCFA.

 

Étude sur les répercussions de la COVID-19 sur les FinTechs en Côte d’ivoire

MSC fait un état des lieux de l’impact de la Covid-19 sur les FinTechs en Côte d’Ivoire et élabore des recommandations pour soutenir le développement de l’écosystème des services financiers digitaux.  MicroSave Consulting (MSC), en partenariat avec la Mastercard Foundation, a présenté les résultats de ses études sur les répercussions de la Covid-19 sur les FinTechs en Côte d’Ivoire. L’industrie des FinTechs dans ce pays  était en croissance constante et suscitait l’intérêt des investisseurs.

En effet, en créant des produits et des solutions technologiques, comme la monnaie électronique, le traitement des paiements en ligne, les prêts et les investissements, les FinTechs comblent les lacunes importantes qui existent dans les industries locales de services financiers. Sur tout le continent africain, les entreprises FinTech ont levé 320 millions de dollars de fonds depuis le début de l’année 2015.

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D’après les recherches, la Côte d’Ivoire comptait 37FinTechs en 2020 dont 28 concentrées dans le sous-secteur du paiement digital.

Le principal fait marquant de l’année 2020 a été la forte augmentation du nombre d’investissements dans la phase de démarrage des FinTechs en Afrique. Les startups en phase d’amorçage ont obtenu 7,5 % de la valeur totale des transactions en 2019, et 22 % en 2020.Cependant cette tendance ne s’est pas largement reflétée dans la sous-région.Selon Partech, les investissements en capital-risque en Afrique ont diminué de 29 % pour atteindre 1,43 milliard de dollars en 2020, ce qui est inférieur à la baisse des investissements directs étrangers sur le continent. Cependant, le nombre total d’opérations sur le continent a augmenté de manière significative, de 44 %, et le nombre d’opérations de démarrage a presque doublé, passant de 127 à 228 opérations.

Si les services financiers ont enregistré le plus grand nombre d’opérations d’investissement en 2020, les start-ups de la région n’en ont pas vraiment profité. La croissance de l’écosystème a fait un bond de 60 % au cours des deux dernières années et le nombre de centres technologiques a doublé au cours des deux dernières années. Il y a une grande inadéquation entre les mesures de soutien public aux startups/FinTechs et leurs besoins.
Il est nécessaire d’apporter un soutien financier et non financier et de renforcer la collaboration entre les secteurs.

Les FinTechs ivoiriennes ont résisté à la crise en réorganisant les compétences de leur personnel et en s’appuyant fortement sur les ventes numériques.

Comment la pandémie a-t-elle affecté les FinTechs ? Quel fut l’impact des mesures prises par les décideurs ? Comment l’écosystème a évolué et a tenté de s’adapter à la crise ? De nombreuses Fintechs se sont retrouvées dans des situations précaires lors de la première vague de la pandémie, période de grande incertitude. Les réserves de liquidité étaient faibles, les revenus quasi inexistants pour la plupart. Malgré les pertes, les Fintechs ont su faire preuve de résilience en diversifiant leurs modèles d’affaires et leurs partenariats.

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Les FinTechs ivoiriennes ont résisté à la crise en réorganisant les compétences de leur personnel et en s’appuyant fortement sur les ventes numériques. Toutes les FinTechs interrogées dans cette étude disent avoir offert des transactions P2P (pair-à-pair) gratuites jusqu’à la fin de l’année 2020 pour des montants inférieurs à 25 000 FCFA.

La quasi-totalité des FinTechs et des plateformes de paiement ont été durement touchées au début de la pandémie, ce qui les a contraintes à faire évoluer leurs modèles économiques après le mois de juin 2020. Ainsi pendant le confinement, le volume des transactions, d’une entreprise sondée, a diminué immédiatement affichant jusqu’à -25% pour se retrouver avec un chiffre positif de 10% après la levée des restrictions.

La pandémie a mis en évidence les nombreux défis auxquels font face les FinTechs : leurs besoins en liquidité mais aussi la réticence du gouvernement vis-à-vis d’elles, le défaut d’infrastructures ou encore d’éducation numérique.

L’étude fournit plusieurs recommandations opérationnelles et stratégiques pour soutenir les FinTechs. Par exemple, les impliquer dans le processus de solutions de sortie de crise. Cela présente le double avantage, d’encourager l’innovation et les partenariats public-privé, créer une unité d’innovation au sein du gouvernement ou encore simplifier la réglementation pour faciliter la conformité.

 MSC

MicroSave Consulting (MSC) est un cabinet de conseil spécialisé qui, depuis 20 ans, a accompagné le monde vers une véritable inclusion financière, sociale et économique. Avec 11 bureaux dans le monde entier, environ 190 employés de différentes nationalités et des compétences variées, nous sommes fiers de travailler dans plus de 50 pays en voie de développement. Nous travaillons en partenariat avec les acteurs des écosystèmes de services financiers afin d’améliorer durablement les performances et de dégager une valeur durable. Nos clients sont des gouvernements, des donateurs, des entreprises du secteur privé et des entreprises locales.

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la Fondation Mastercard

La Mastercard Foundation collabore avec des organisations visionnaires dans le but d’aider la jeunesse africaine et celle issue des communautés autochtones canadiennes à accéder à des emplois dignes et valorisants. Comptant parmi les plus grandes fondations privées au monde, elle s’emploie à faire progresser l’éducation et à promouvoir l’inclusion financière en vue de créer un monde plus juste et inclusif. Créée en 2006 par Mastercard, la Fondation opère de manière indépendante sous la gouvernance de son propre conseil d’administration.

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