LE DEBAT IVOIRIEN

Parce que Nous avons tous le droit de reflechir

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Exclusif-FESCI-intrusion dans la terrible  et horrible histoire d’une association qui luttait pour les droits des étudiants-confession

La Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), cette association ivoirienne d’élèves et étudiants née dans les années 1990 renferme un véritable mystère qui fait d’elle une structure aux multiples facettes.  Traversée par de profondes crises dont la plus spectaculaire dite ‘‘des machettes’’ qui aura d’énormes inconvénients sur les années d’études pour les étudiants. Alors qu’il s’agissait pour les étudiants, conduits à sa création par Martial Joseph Ahipeaud, le premier Secrétaire général de l’organisation, de lutter pour réclamer certains droits qui ne leur étaient pas reconnus sous le régime du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), parti unique d’alors. Retour sur  un pan de  la vie de la FESCI gagnant  en ampleur avec son institutionnalisation, dans  la gestion des  victimes des déchets  toxiques  en Côte d’Ivoire, avec  un sachant témoin…

Témoignage de  Charles  Koffi Hanon, un caïd de la Fesci

«…il m’apparaît important de faire une incursion dans une partie de l’histoire de la FESCI. Ainsi, l’idée de faire de KB ou Marechal KB le chef de notre groupe (gbonhi: Guizot-kb,  moi et autres) était venue du doyen Koff, mon frère aîné. Aussi, n’avions-nous trouvé aucun inconvénient à cela dans la mesure où comme je l’avais souligne, nous ne nous considérions pas en concurrence du moins pour ce qui concernait, Guizot et moi. En outre, tous les  actes poses dans ce cadre même à son absence depuis le congrès de 1998 qui a vu l’élection de Charles Blé Goudé jusqu’a celui de Dibopieu Jean-Yves étaient mis à son actif.

Par ailleurs, après l’élection de Dibopieu, il s’était posé la question de l’occupation par nous des résidences universitaires de Cocody, à savoir les cités rouge, campus et Mermoz ou les dissidents y régnaient en maîtres. Quand j’avais accepté cette mission et que finalement, il avait été mis fin à la crise des machettes suite à l’opération de sécurisation par moi y menée, le nom ou surnom de KB avait disparu sur toutes les lèvres faisant place au mien. Prenant aujourd’hui du recul et après analyse, il ressort que cette nouvelle situation avait totalement déplu à KB.

Aussi, avait-il saisi l’opportunité de la discorde entre certains membres du BEN de Dibopieu et moi pour exprimer cette aigreur. Ainsi, lorsque j’avais perçu les signes précurseurs de l’affrontement entre eux et moi, je leur avais dit que s’ils me rataient dans une éventuelle attaque contre ma section et ma personne, je ne les raterais pas à mon tour.  Pour mettre en branle, leur plan machiavélique contre ma personne, ils avaient du délocaliser une A.G de la Fesci à la cité universitaire de Port-Bouët 3, dite Base Navale en lieu et place de la cité du campus de Cocody  où elle s’y tenait habituellement et était supposée se tenir.

Au regard de cette situation, j’avais téléphoniquement joint le surnommé KB pour lui expliquer ladite situation et dans le même temps, que je serais à la Base Navale non pas pour participer a cette AG mais pour échanger avec lui. Ce jour-la, quand j’étais arrivé audit lieu avec mes «éléments», nous nous étions installés au maquis faisant face à ladite cité et je l’avais informé de ma présence.

Après échange aux termes duquel il m’avait donné tout son soutien, il nous a offert un pot et nous a accompagnés. C’était le même jour autour de 17h-17h30 que la porte de ma chambre a été brisée par les membres dudit BEN aidés dans cette sale besogne par certains responsables de ma section.  Trente minutes après cet état de fait, j’avais donné ordre à certains de mes éléments d’apporter une riposte proportionnée à leur acte. Exécutant cette injonction, ils ont aussi cassé la porte de tous les responsables de la Fesci, y concernés y compris la porte de la chambre n° 100 où se reposait Dibopieu Jean-Yves.

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Après quoi, nous avions engagé une course-poursuite contre ceux-ci. Ces derniers avaient pris leurs jambes à leur cou en passant par le bas-fond du campus 2 conduisant à Mermoz. Face à cette situation, j’avais été joint téléphoniquement par certains de mes responsables impliqués dans le bris de ma porte pour d’abord,  s’excuser d’avoir été manipulés à cette fin, ensuite, me souligner qu’ils avaient, sur injonction de KB, participé ce même jour à une réunion avec le BEN; réunion au cours de laquelle ils avaient été menacés par celui-ci aux fins de les obliger à  se solidariser des membres dudit BEN en cause, à l’effet de m’évincer de la tète de la section du campus 1.

FESCI KOFFI CHARLES LEDEBATIVOIRIEN.NETEn réponse, je leur ais dit ceci: «Vous avez lâché (faire un pet) dans la direction du vent, apprêtez-vous à en sentir l’odeur ». Il convient ici d’indiquer que tant que KB, Guizot et moi étions soudés, aussi bien le BEN de Blé Goudé que celui de Dibopieu, nous vouaient un respect sacro-saint. KB a donc été à l’origine de la  faille qui a permis au BEN de Dibopieu d’avoir raison de moi dans ce conflit.

Après cette parenthèse regrettable de l’histoire de la FESCI

j’ai dû prendre du recul par rapport à toutes les activités de cette structure. Ainsi, suis-je retourné à la cité Universitaire de Port-Bouët 3 dite Base Navale courant année 2001. En 2002 intervinrent de violents affrontements entre riverains de la Commune de Port-Bouët et les étudiants y résidant. Ces affrontements qui ont duré 3 jours avaient été occasionnés par feu KUYO Serge, au moment des faits, premier Secrétaire Général Adjoint de Jean-Yves DIBOPIEU.

En effet, feu KUYO Serge entretenait des rapports particuliers avec la concubine d’un riverain, footballeur bien connu et intégré dans la population de ladite commune. Aussi, s’asseyait-il dans un maquis à la cité policière de cette commune où il y invitait cette fille, à l’effet d’y passer de bons moments ensemble. L’infortuné du nom de ZRAKALE (je pense que c’est son nom et non son surnom)  ayant été informé de cette situation et les ayant aperçus audit lieu, avait interpellé feu KUYO Serge pour  l’informer que celle avec laquelle il s’amourachait était sa concubine. Cela avait suscité une vive discussion entre ces deux personnes. Discussion à laquelle s’étaient mêlés certains amis du cocu.

Constatant que la situation était sur le point de dégénérer, feu KUYO Serge observe un repli tactique et stratégique en retournant à sa base originaire, la cité universitaire de Port-Bouët 1. De ce lieu, il instruit certains de ses «lieutenants», aux fins d’aller laver l’affront qu’il venait d’essuyer. Dans l’exécution de ce mot d’ordre, le riverain en question a été bastonne et laissé pour mort.  Cette situation avait causé le courroux légitime de la population de Port-Bouët au rang de laquelle nombre de riverains avaient déjà essuyé les incartades  de certains étudiants zélés  de la FESCI.

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Il s’ensuit  une solidarité agissante de celle-ci à l’égard de leur pair,  ce riverain. Après quoi, les riverains avaient pris d’assaut les différentes résidences universitaires de cette commune, à savoir Port-Bouët 1 comprenant la cité des mariés, Port-Bouët 2 et Port-Bouët 3 afin d’y déloger leurs résidents.

Au regard de l’intensité des combats et vu que mon inertie mettrait en danger ma vie, j’avais du descendre de mon bâtiment sis au premier étage aux côtés de mes pairs  pour les aider à repousser ces riverains surexcités. Ces combats qui ont débuté le premier jour autour de 13 heures étaient ponctués par une pause autour de 22 heures. Pendant le déroulement desdits combats, le Bureau Exécutif  de DIBOPIEU était venu en renfort avec d’autres sections de cette structure, notamment la section du campus de Cocody, Riviera 2 et autres.

Prise de vue faite avec le nommé Guizot ( Celui-ci  est un ami loyal considéré comme un frère)le samedi dernier au retour d'une tournée d'information des victimes des déchets toxiques de Bingerville sur l'état d'évolution de nos différentes procédures devant les juridictions compétentes. LEDEBATIVOIRIEN.NET
Charles Kofi avec le nommé Guizot

Certains éléments incontrôlés de celles-ci en lieu et place de nous prêter mains fortes s’étaient plutôt attaqués aux commerçants, à l’effet de les déposséder de leurs biens. Cette nouvelle situation avait amené toutes les autres couches sociales à se solidariser des riverains. En conséquence, la section Universitaire de Port-Bouët 2 était tombée ce premier jour entre les mains des riverains. Des blessés étaient enregistrés dans chaque camp. C’est à la fin de ce premier jour de ces violents  combats que le maréchal KB et les siens  ont dû définitivement quitter Port-Bouët pour se retrouver à la cité rouge de Cocody et ce, jusqu’à la survenue de la crise postélectorale.

Les secrétaires généraux de la FESCI

 Laurent Alexis Koné (21-23 avril 1990)

Martial Joseph Ahipeaud (27 avril 1990-Septembre 1993)

Eugène Kouadio Djué (1993-1994)

Jean Blé Guirao De Badéa (1994-1995)

Guillaume Kigbafori Soro (surnommé général Bogota) (1995-1998)

Charles Blé Goudé (surnommé général Gbapê) (1998-2001)

Jean-Yves Dibopieu (surnommé le Pieu) (2001-2003)

Serge Kuyo (surnommé général Terrain) (2003-2005)

Serge Koffi (surnommé Sroukou Trinmin Trinmin) (2005-2007)

Augustin Mian surnommé GL Maniconco (2007-2014)

Assi Fulgence Assi (surnommé le Gozinango) (2014-2019)

Allah Saint Clair (2019-)6 (surnommé GL makélélé)

La cité universitaire de Port-Bouët 1 ou résidait feu KUYO Serge, cible principale des riverains  pour les raisons expliquées plus haut fut la première à être tombée entre les mains de ceux-ci. Tomber entre les mains des riverains ne veut aucunement dire que ces derniers y avaient pris possession aux fins d’habitation mais soit plutôt vidée de sa substance humaine par ceux-ci.

Soit que les étudiants résidants dans la cité en cause, pour se soustraire à la furie de cette population surexcitée pour laquelle l’occasion était toute trouvée pour prendre sa vengeance contre certaines dérives de la Fesci. Et  avaient dû librement libérer la cité. Il en a été ainsi du cas de la cité universitaire de Port-Bouët 2 dite Pakistan dont les étudiants y résidants, suite à la chute de la citée précitée, avaient libéré la leur. Certains de ces responsables nous y avaient rejoints aux combats, à l’effet de nous prêter mains fortes.

Aussi, le premier jour desdits combats, les membres du Bureau Exécutif dirigé par Dibopieu Jean-Yves venus à bord de deux bus de la Sotra avec les responsables des cités universitaires de Cocody, après avoir commis gratuitement (s’agissant de certains responsables incontrôlés de sections des cités universitaires de Cocody, exception faite des membres dudit BEN) des actes de violence à l’encontre de certains commerçants, avaient dû replier à leur différente base nous abandonnant à ce triste sort. Les combats s’étaient estompés autour de 22 heures pour reprendre le jour suivant.

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Le deuxième jour, les affrontements s’étaient poursuivis et marques par  de petites pauses puis reprenaient de plus belle. Les jets de gaz lacrymogènes des forces de l’ordre instruites par leurs hiérarchies aux fins de maintien d’ordre étaient salvateurs pour nous contre cette population compacte qui bénéficiait sans cesse du soutien d’autres secteurs de la Commune en cause. Cette population était également soutenue par l’ex-Maire de cette commune, feue AKA Anghui.

En effet, cette dernière ne voulait plus d’étudiants dans sa commune du moins dans les différentes cités de celle-ci pour la simple  raison qu’elle considérait ces derniers comme étant le relai de l’exécution des mots d’ordre de l’opposition.

Aussi, son comportement se justifiait-il par le fait que de façon récurrente, les étudiants de la Cité universitaire de Port-Bouët 1, pour l’interpeller sur son rôle d’assurer l’hygiène dans sa commune, ramassaient les ordures qui jonchaient les rues de celle-ci pour les déposer devant ladite mairie. Par ailleurs, les affrontements avaient dû cesser tard dans la nuit pour reprendre le jour suivant autour de 8h30-9h.

A cette heure-là, s’agissant bien entendu du 3ème  jour des combats, j’avais reçu dans ma chambre en cité, la visite de mon ami frère surnommé Guizot. Celui-ci était venu me prévenir du danger que je courais en restant en chambre. Il m’avait laissé entendre que si je ne  descendais pas une fois encore aux combats, je courais le risque d’être lâchement assassiné par les riverains et pour cause. Le nombre de ceux-ci s’était considérablement accru et convergeait vers notre cité considérée comme mystique et mythique. Cité sur laquelle les autres sus visés s’appuyaient au plan sécuritaire.

Sur le champ, j’avais dû porter une tenue de combat et étais descendu  dans le but de m’enquérir de cette situation. Il était pratiquement 9h et on se croirait à 19h. La commune de Port-Bouët était noire de monde. Cette population avait reçu le soutien de leurs pairs des autres secteurs, notamment les jeunesses de Gonzague ville, d’Adjoufou, de l’aéroport, de l’abattoir et les syndicats des transporteurs de Koumassi convoyés par l’ex-Maire.

Tous convergeaient vers notre cité, la citadelle imprenable. Tous les étudiants ordinaires de notre cité avaient dû déserter celle-ci et pour ne pas exagérer, nous n’excédions pas le nombre de 80 personnes. Je voudrais saisir cette opportunité pour rendre un hommage à certaines d’entre-elles grâce  à qui nous n’avons pas perdu la face, ce sont feu Gal Blackys, le doyen KOFF, National Laures dit le Goyavier, le Général Justy, le Général de la cité nommé APPIA Adou et la plupart de ses responsables et anti-chambristes, le général KASSARATE et bien d’autres. A ma vue, tous avaient exulté de joie et avaient été comme requinqués…”   A suivre.

H.MAKRE

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