LE DEBAT IVOIRIEN

Parce que Nous avons tous le droit de reflechir

Abidjan-2009-avril 2011 révélations: l’intrusion de la Fesci sous Mian augustin dans le processus d’indemnisation des victimes des déchets toxiques (4)

Retour sur  un pan de  la vie de la FESCI gagnant en ampleur avec son institutionnalisation, dans  la gestion des  victimes des déchets  toxiques  en Côte d’Ivoire, avec  un sachant témoin… Témoignage suite de  Charles  Koffi Hanon, un caïd de la Fesci…suivez.

 «Une semaine après mon passage au Trésor d’Abidjan-Sud aux fins de vérifier l’information relative à l’éventuel détournement des fonds alloués à l’indemnisation des victimes des déchets toxiques par moi donnée par YAO Pipira Denis, j’ai été joint téléphoniquement le mercredi de la deuxième semaine du mois de juillet 2009 par plusieurs victimes des déchets toxiques. Ces dernières m’ont informé que leur indemnisation a été détournée par les  sieurs GOHOUROU Claude et DANON Komé Aristide,  Agent comptable du Trésor d’Abidjan-Sud.

D’autres victimes m’avaient expliqué qu’après plusieurs rendez-vous à leur donnés par le nommé GOHOUROU Claude sans avoir été indemnisées, après plusieurs allées et venues avec son cortège de dépenses relatives à leurs différents déplacements, elles ont dû accepter la moitié de leur indemnisation, soit 100 mille F CFA. Face à cette nouvelle situation, j’ai appelé immédiatement GOHOUROU Claude pour l’en informer et dans le temps, lui faire savoir que je serais au Trésor d’Abidjan-Sud le jour suivant, c’est à dire le Jeudi pour tirer définitivement cette affaire au clair.

déchets toxiques abidjna avec admama bictogo et claude gohourou ledebativoirien.netApparemment, il n’avait trouvé aucun inconvénient à cela. Le jour prévu, lorsque je suis arrivé autour de 14H30 minutes audit lieu, j’ai vainement appelée GOHOUROU Claude dont le portable était curieusement fermé. Après renseignements pris avec le vigile en poste ce jour-la, celui-ci m’a laissé entendre que GOHOUROU  était souffrant et avait  été admis dans une clinique où il serait sous perfusion. Séance tenante, je m’étais présenté à lui en lui expliquant les raisons de ma présence audit lieu qui étaient les suivantes: voir  le Comptable monsieur DANON Komé Aristide, à l’effet de me mettre à disposition la liste des victimes supposées avoir été indemnisées.

Il s’agissait pour moi d’appeler téléphoniquement chacune d’elles puisqu’elles avaient leurs différents numéros de cellulaire sur le bordereau de paiement afin de m’assurer si elles avaient été effectivement indemnisées. Si oui, à quelle hauteur, à quel montant. Après cette explication, le constat fait par moi et avéré par la suite est que le vigile en question a été déjà informé par GOHOUROU Claude des raisons de ma visite, la situation de détournement dont il était aussi complice. Contre toute attente, ce vigile m’a interdit l’accès dudit lieu. Ce qui a crée entre lui et moi une petite échauffourée qui a empêché les usagers dudit service d’y avoir accès.

Lire aussi :  Abidjan : la dynamique d'expression orale expliquée à la Chambre de Commerce et d’Industrie

Après avoir informé Pipira de cette situation et suite à son intervention infructueuse à cette fin, nous avons, avec les victimes, informé certains éléments de la Police Judiciaire dont le service se trouve juste à côté dudit Trésor. Ces derniers avaient appréhendé autour de 16 heures 30 minutes les collaborateurs de GOHOUROU Claude dans l’enceinte dudit Trésor au nombre desquels figuraient le surnommé Chester et GABO  Richmond, cousin de GOHOUROU Claude.

Pendant que nous y  étions pour la procédure y relative, nous avons appris que MIAN Augustin, Secrétaire Général National de la FESCI au moment des faits  à la demande du surnommé maréchal KB de la FESCI (répétition nécessaire) avait appelé le Commissaire GOGOUA Maxime, alors Sous-directeur des Affaires Criminelles de la Police Judiciaire, à l’effet de les faire relaxer. Ce qui fut fait. Les raisons étaient que GOHOUROU Claude n’était pas dans une clinique mais plutôt à la cité rouge avec KB, MIAN Augustin et le nommé SORO DO dit National DOSKY actuellement Commandant dans les Douanes ivoiriennes au moment des faits,  Secrétaire aux affaires Socioculturelles du Bureau Exécutif de la FESCI en charge des sales besognes du maréchal KB sous le couvert de la FESCI.

Suite à mon passage à la cité rouge de Cocody et également  au refus de monsieur KALOU Emmanuel de recevoir Pipira et moi, GOHOUROU Claude avait eu le champ libre pour commettre ses actes de malversations sur l’indemnisation des victimes des déchets toxiques. A cet effet, il avait mis sur pied une équipe de travail. Celle-ci avait pour mission d’aborder les victimes en se faisant passer pour des bons samaritains.

Lire aussi : 

En effet, le seul document exigé par GOHOUROU Claude était la photocopie de la carte nationale d’identité ou attestation d’identité  pour les victimes ivoiriennes majeures, la photocopie de la carte consulaire pour celles de nationalité étrangère et enfin les photocopie d’extrait de naissance, documents administratifs et attestation de puissance paternelle pour les victimes mineures. Lorsque ces documents étaient déposés par celles-ci, plusieurs rendez-vous leur étaient donnes en vain par GOHOUROU Claude en vue de rentrer en possession de leur indemnisation.

L’objectif visait ici à les décourager ce, après plusieurs allées et venues au terme desquelles elles étaient soumises aux paiements de transport. Aussi, toutes les informations concernant chacune de ces victimes étaient-elles contenues sur le bordereau de paiement remis par monsieur DANON Kome Aristide au sieur GOHOUROU Claude. Ce dernier se chargeait simplement de faire le double des pièces administratives précitées et reporter sur celles-ci les informations concernant chacune d’elles. Ce qui lui permettait de rentrer en possession de la totalité des 200 mille F CFA qui devaient être dus à chaque victime.

Et lorsque les personnes concernées après plusieurs allées et venues se présentaient devant lui, il leur remettait la ou les copies de leurs pièces administratives à lui déposées en leur disant que ce n’était pas elles et que la vraie victime avait déjà été indemnisée en invoquant une homonymie.

En fait, les victimes les plus nombreuses sont celles abusivement appelées dioulas, les maliens, burkinabés, guinéens, en somme en majeure partie la communauté étrangère. La raison est que ces déchets ont été déversés dans les quartiers précaires où vivent la majorité de ces personnes. Beaucoup de ces personnes avaient les mêmes noms notamment Koné Issa, Kone Issa, Doumbia Maimouna, Doumbia Maimouna et j’en passe. D’autres victimes plus chanceuses se voyaient seulement être dépossédées de la moitié de leur indemnisation, soit 100 mille F CFA.

C’est en ce moment que rentrait en action son équipe de travail sus visée. Celle-ci abordait ces victimes dépitées par plusieurs rendez-vous sans qu’elles ne pussent rentrer en possession de leur indemnisation en faisant semblant de leur poser la question de savoir le problème qu’elles avaient. Et quand elles lui exposaient leur préoccupation, elle lui faisait savoir que cette question relative à ladite indemnisation était délicate dans la mesure où nombre de victimes avaient les mêmes noms. Si bien que les fausses pouvaient penser être les vraies.

Lire aussi :   Coup de tonnerre-Côte d'Ivoire: malgré l'ECO, Alassane Ouattara de plus en plus en difficulté, assis il regarde l'horizon

Après ce sapage d’esprit, le membre de l’équipe qui avait approché la victime dont s’agit, lui proposait de l’aider, à l’effet d’obtenir la somme de 100 mille F CFA. Quand elle acceptait cette proposition, celui-ci en referait à GOHOUROU qui se chargeait d’indemniser cette personne sur la base de ce montant en lui soulignant également que ce n’était pas elle la vraie victime. Qu’il avait agi ainsi dans le but de l’aider.

Bictogo Adama déchets toxiques LEDEBATIVOIRIEN.NETA un moment donné, les victimes venaient au compte-gouttes ce qui obligea GOHOUROU Claude à recruter 3 brouteurs habitant à Cocody, Marcory et Vridi Canal se chargeant respectivement de lui scanner les cartes nationales d’identité ou attestation d’identité, cartes consulaires et extraits de naissances sur lesquels il reporta les informations concernant les vraies victimes aux fins de s’approprier indûment leur indemnisation. Le point financier de cette rançon était fait chaque soir à leur descente autour de 17H 30 et 18H et réparti entre certains agents du Trésor d’Abidjan-Sud et vigiles dudit lieu,  la Police Judiciaire dite P.J et  la FESCI. Il convient de faire observer que la sécurité personnelle de GOHOUROU Claude en plus d’être assurée par  la FESCI était aussi assurée par le Commissaire GOGOUA Maxime.

A suivre… 

ledebativoirien.net

© 2021, redaction. All rights reserved.

This site is protected by wp-copyrightpro.com