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Urgent-le cri du colonel DIBI NIAGNE MARTIN à la quinzaine de l’environnement: «Le CIAPOL éparpillé à Abidjan attend toujours son plan Marshall»  ledebativoirien.net

Urgent-le cri du colonel DIBI NIAGNE MARTIN à la quinzaine de l’environnement: «Le CIAPOL éparpillé à Abidjan attend toujours son plan Marshall» 

“les prestations du CIAPOL sont gratuites dans les entreprises, je dis bien…”, le Directeur, DIBI NIAGNE MARTIN

Profitant de  la rencontre d’échange dans le cadre de la quinzaine nationale de l’Environnement et du Développement Durable, le vendredi 11 juin 2021 avec les industriels, pour la prise en compte de leurs préoccupations à l’effet d’une meilleure collaboration dans le cadre de sa mission, le directeur général du CIAPOL a saisi cette tribune  pour  mettre en lumière  les réelles difficultés  que vit cette structure.

Ouverte, depuis le 3 juin et ce, jusqu’au 17 juin 2021, la Quinzaine Nationale de l’environnement et du développement durable, se déroule en Côte d’Ivoire autour  du thème : “La santé de la nature,  c’est notre santé”. Une activité sur la communication environnementale annuelle du ministère de l’Environnement et du Développement durable.  A cette occasion,  sont célébrées plusieurs journées dont la journée mondiale de l’environnement, la journée mondiale des Océans, la journée mondiale contre la désertification…

Lors du déjeuner avec les industriels, le vendredi 11 juin 2021, le colonel DIBI NIAGNE MARTIN, Directeur du  CIAPOL-(Centre Ivoirien antipollution), une structure sous tutelle du ministère de l’Environnement et du Développement Durable, aux côtés de l’OIPR (Office Ivoirien des Parcs et Réserves ) et l’ANDE (Agence Nationale de l’Environnement), s’est lâché face  à la difficile situation du l’institut sous sa responsabilité, voilà bientôt une décennie:  «Le Centre Ivoirien Antipollution-CIAPOL a été  totalement pillé en 2011 avec la crise postélectorale. Nous n’avons  pas de siège, depuis, lors. Après, la crise, il y a eu un plan Marshall pour beaucoup de secteurs sinistrés, mais pas encore pour le Ciapol. C’est  une structure de l’Etat, donc du pouvoir  public. C’est  à lui de le remettre sur pied.

Il est difficile pour  le Directeur que je suis de  me tourner vers  le privé pour  solliciter de l’aide. Non, je ne veux pas qu’on retienne de  moi que je rackette  ou mendie. Il revient à l’Etat de rétablir le CIAPOL. Mais s’il y a un privé qui veut vraiment  nous aider à sortir de cette difficile situation, je ne cracherai pas là-dessus. Mais n’attendez-pas de moi que je sollicite le privé…En tous les cas, mes services juridiques me conseillent de ne pas le faire, donc je ne le ferai pas…», a expliqué clairement le directeur du CIAPOL devant, les industriel l’écoutant attentivement autour des missions de sa structure et la collaboration qu’il attend d’eux.

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Mais il poursuit : «C’est vraiment difficile de gérer le personnel ainsi dispersé dans le district d’Abidjan. Il y a deux jours le Directeur du port autonome d’Abidjan, nous a dit qu’il met un site dans son enceinte  à notre disposition. Je ne l’ai pas encore vu…Je dis merci pour ce geste. Sinon, je suis satisfait d ce que l’Etat fait.. Nous faisons ce que nous  pouvons».

Le Directeur Dibi Niagne Martin rappelle quelques démarches effectuées, après la crise postélectorale de  2011, avec le laboratoire du CIAPOL totalement dévasté. «Je suis allé donc au Centre de Recherches océanologiques (CRO) pour négocier avec le directeur général de cette structure, afin qu’il me donne un espace pour l’installation d’un laboratoire du CIAPOL. Il a accepté et nous avons installé un laboratoire pour reprendre les activités du suivi de la qualité des eaux lagunaires et de surface à Abidjan. Cela, depuis avril 2014.

Pour la qualité de l’air, il a été établi qu’il faut au moins 15 stations pour suivre véritablement la qualité de l’air à Abidjan. Cette année nous avons pu acquérir une station de mesure de la pollution de l’air. C’est un début pour mesurer la qualité de l’air à Abidjan et d’alerter les autorités… ».

Face aux industriels impressionnés par les efforts dans cette situation difficile pour le Centre,  avec ses  trois antennes à l’intérieur du pays, à Daloa, San Pedro et Yamoussoukro, le Directeur du CIAPOL, dit avoir pris les rênes d’un centre vraiment fonctionnel avec des compétences humaines existantes. Mais avec le désastre visible, son équipe a été installé sur trois sites à Abidjan: à Attoban, au Plateau et au CRO (Centre de Recherche Océanologique) à Treichville, rendant parfois difficiles la coordination des taches.

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Répondant aux nombreuses préoccupations des industriels à travers  les questions, le Directeur du CIAPOL souligne les missions du Centre qui se résument en quatre (4) domaines suivants :

Le suivi de la qualité des milieux naturels à travers le Réseau National d’Observation de la qualité des eaux (RNO-CI) ; la mise en œuvre du plan national d’intervention d’urgence contre les pollutions accidentelles par hydrocarbures et autres produits dangereux en milieux marin, lagunaire et dans les zones côtières dénommé Plan POLLUMAR ; le contrôle de la pollution industrielle par l’inspection des installations classées pour la protection de l’environnement ; la gestion des sites pollués et la lutte contre les végétaux aquatiques envahissants (VAE).

«Aucun pays au monde n’est suffisamment prêt pour faire face tout seul à une catastrophe de pollution accidentelle par hydrocarbures en mer. La Côte d’Ivoire, se forme et s’équipe et adhère aux conventions internationales relatives à la protection du milieu marin afin de bénéficier de l’aide de la communauté internationale. Au niveau national, les ressources et la technicité existent et nous avons un comité interministériel de lutte qui coordonne les actions conjuguées des pétroliers, du GSPM, de l’ONPC, de la Marine Nationale.

Urgent-le cri du colonel DIBI NIAGNE MARTIN à la quinzaine de l’environnement: «Le CIAPOL éparpillé à Abidjan attend toujours son plan Marshall»  ledebativoirien.netA notre arrivée au CIAPOL, les relations étaient difficiles avec les opérateurs pétroliers. Mais j’ai rencontré tous les opérateurs pétroliers pour que nous travaillions ensemble. Tout simplement parce que s’il y a pollution, ce n’est pas une affaire du CIAPOL seul, mais c’est tout le monde qui est concerné. Mon principe : un pollueur est un partenaire, mais le pollueur est payeur… ».

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Dans la foulée, le directeur du CIAPOL affirme aux opérateurs que toutes les prestations de  contrôles dans les entreprises son gratuites. «S’il infraction, le paiement des contraventions se font là où il faut, mais pas, lors des contrôles…Je souligne encore, les prestations du CIAPOL sont gratuites dans les entreprises». Une information accueillie avec satisfaction parles entreprises. Le CIAPOL éparpillé à Abidjan attend toujours son plan Marshall.

HERVE MAKRE

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