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urgent-Politique nationale: «Tenez bon, j’arrive»-Gbagbo est là, la bataille de  la réconciliation va commencer en Côte d’Ivoire

Tout ne sera plus comme, avant,il y a 10 ans. Puisque le marigot va rebouillonner. Parce qu’il ne se taira pas ! Après cette déclaration de Daoukro aussi  claire que limpide, tout le monde est bien situé sur l’homme, Laurent Gbagbo qui est rentré en Côte d’Ivoire. Il est toujours porteur de cette palme de la paix et de la réconciliation, mais ne lui dites  pas de s’assoir et crier réconciliation. Il répond clairement  à tous ceux qui ont déclaré qu’il serait utile pour la Côte d’Ivoire notamment les voix émanant du RHDP, comme un homme étant assis et prenant le bâton du prophète de la réconciliation, parcourant hameaux et bourgs de la Côte d’Ivoire, avec  à la bouche le mot ‘‘pardon’’.

«(…) à Daoukro. Au départ, je ne voulais pas faire de politique aujourd’hui mais est-ce  que Gbagbo Laurent peut rencontrer le Président Henri Konan Bédié sans que ça ne soit de la politique?  Est-ce que le drapeau que j’ai, je peux prendre la parole en Côte d’Ivoire sans que ce soit la politique? Donc assumons, je fais la politique et un peu seulement aujourd’hui parce que j’ai prévu de parler à un moment».

Il sera sur le terrain de la réconciliation. Mais pas comme ils le veulent, annonce Gbagbo de  1990 parcourant la Côte d’ivoire. Pour ainsi dire qu’il est  le même  qui était face à Félix Houphouët-Boigny pour la paix et les libertés  démocratiques au compte des mêmes Ivoiriens.  Et qu’il veut la paix pour  la Cote d’Ivoire. Donc,  il sera celui attendu avant son retour de La Haye, mais  pas comme voulu.

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C’est ce qui lui vaut se rappel de  l’histoire: «Mon premier souvenir à Daoukro, c’était en 1990. J’étais candidat à la Présidence de la République contre le Président Houphouët-Boigny. Quand on faisait le parcours de la campagne, on se demandait s’il fallait mettre Daoukro dedans, et puis finalement, comme nous étions jeunes, on a dit qu’on met Daoukro. Et puis nous sommes arrivés à Daoukro, le Président Bédié n’était pas là parce qu’il était en campagne pour le compte du Président Houphouët-Boigny ailleurs, mais ce qui m’a frappé c’est que quand je suis arrivé ici, on m’a offert de la part du Président Bédié, 2 Bouteilles de Whisky et une bouteille de Gin pour me souhaiter une bonne arrivée à Daoukro. Je ne lui ai jamais dit ça, mais on m’a reçu comme ça. Merci Président Bédié pour  1990. Et puis  merci pour  Bruxelles».

Affirmant tout haut qu’il est rentré pour  faire  la politique, Laurent Gbagbo enracine son rapprochement  avec le PDCI en accédant à quelques cordes sensibles des dignitaires du parti de Bédié. «J’étais à Bruxelles, j’étais tranquille, on me dit Guikahué vient ici, je dis “Il vient faire quoi?”. Lui je peux parler de lui parce que c’est mon petit de Gagnoa. On dit, il vient te saluer de la part du Président Bédié. J’ai dit d’accord. “On ne dit jamais Non à des pieds qui viennent saluer”. Donc j’ai reçu la délégation conduite par Guikahué et ça s’est très bien passé. On a causé et j’ai même pris leur téléphone, j’ai appelé le Président Bédié et je lui ai dit: “ ̀, , “. Ce sont quelques souvenirs de ça que je voulais partager avec vous ».

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Toute  la détermination de  l’homme  politique se trouve là ! Laurent Gbagbo ne vient  pas  pour  assister. Il vient être acteur. Un acteur  majeur du jeu politique duquel il n’était d’ailleurs  pas sorti malgré  l’emprisonnement ; car son image et aura auront pesé sur la scène et dans  le maelstrom sociopolitique  malgré la détention. Signe que le trio constitué de, Bédié, Ouattara et Gbagbo a encore de  longs  jours, en politique en Côte d’Ivoire.

Il l’a dit  au micro de Tv5, une chaine  française, depuis  Bruxelles: le départ de la politique «ne se décrète pas». Donc, aucune force ne pourra déclarer la mise en congé politique de ces  trois acteurs majeurs de la scène en Côte d’Ivoire. Tout devra encore se faire autour d’eux et avec eux. Et pour le tenir, Gbagbo se veut  clair:

« , , , . , ́ ́́ ́ .

Il ne faut pas beaucoup pour faire le bonheur de quelqu’un qui est dans la détresse. Il ne faut pas beaucoup pour faire la réconciliation dans un pays. Il faut se dire les vérités au moment où il faut les dire. Il faut se dire les vérités pour que les vérités guérissent, et pour que les vérités soignent. Et il ne faut pas les dire pour blesser. Je ne dirai pas des vérités pour blesser mais je dirai les vérités qui doivent guérir. C’est pour ça que je suis à Daoukro». Tout est dit et déclaré comme  programme d’action, pour le fondateur  du Front  Populaire Ivoirien dont il n’aborde pas encore la survie. Puisque, ce parti des refondateurs est divisé en plusieurs morceaux avec des pros Affi, des pros Simone, des pros Gbagbo…

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Mais, Henri Konan Bédié, après l’voir bien suivi dira: «Ceux qui sèment avec des larmes moissonneront avec allégresse…Cette réconciliation se fera par une volonté forte du Chef de l’État, Alassane Dramane Ouattara». La bataille de la réconciliation a commencé, puisque Bictogo Adama, cadre du Rhdp, affirme déjà que «rien ne sera imposé» au président Alassane Ouattara.

H.MAKRE

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