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Avec la 3ème édition le Festival Abidjan Folklore days: la culture Wê encore très vivante

Du 07 au 08 Aout 2021, le complexe sportif Jesse Jackson de Yopougon  a abrité la 3eme édition du Festival Abidjan Folklore days. L’Edition 2021dédiée au peuple wê a tenu toutes ses promesses. Sachant répondre aux grands rendez-vous, ce valeureux peuple originaire de l’ouest de la Côte-d’Ivoire s’est mobilisé massivement avec sa diaspora pour soutenir la démonstration de ses valeurs culturelles longtemps endormies.

Avec la 3ème édition le Festival Abidjan Folklore days: la culture Wê encore très vivante ledebativoirien.netDurant les deux jours, le nombreux public a assisté aux prestations des troupes de danse issues des régions du Guemon et du Cavally. Les amoureux de la tradition se sont rincés les yeux aux sources du riche patrimoine culturel wê. Ce fut un véritable de voir les déhanchements des belles danseuses du Temate,du Goloet, des Bahin- Blaon,du Zouaha et aussi des masques. L’on a aussi appréciéégalement les voix mélodieuses venues de la forêt profonde avec les artistes comme Oulai Kayor, avec sa coiffure dont lui seul a le secret, également des artistes renommés comme Jaurès le Rossignol, Claude Romy du groupe Wassiato, Gbou César de Bouan et Pahin Lenou venu spécialement des USA.

Dans la foulée, nous avons arraché quelques mots à deux cadres dont Gnonssehoue Mickael :

«Je suis Gnonssehoue Mickael, administrateur principal des services financiers, diplôme de l’Ena.je suis du département de Bangolo, de la sous-préfecture de Beoue-Zibiao et du village de Diaondi dans la tribu Tchemeao. Je suis aussi leprésident fondateur de l’Association ” Les Amis de l’école”. Je suis à cet évènement du festival wê, d’abord parce que je suis wê et le wê a souffert.Aujourd’hui, on nous donne l’occasion de nous exprimer pour montrer que ce qui est cachéau-delà de la personnalité est la culture. Moi, je suis titulaire d’un DEA en sociologie et donc je sais ce que c’est la culture.

La culture, c’est qui te reste quand tu as tout oublié et tout perdu. Qui sait s’exprimer en Temate si ce n’est le wê, qui sait s’exprimer en Gla si ce n’est le wê,qui sait s’exprimer en Guinh si ce n’est le wê. C’est à travers cette identité que le wê doit s’affirmer. Je ne pouvais pas ne pas venir à cette célébration de la culture wê. J’exprime ma culture quelque soit mon rang social. Je suis là donc pour valoriser la culture wê. C’est pourquoi, je dis infiniment merci aux initiateurs de cet évènement et je leur demande d’en faire une institution.  Concernant le Tchemeao qui est notre tribu, elle se porte bien et elle est dans le train du développement, car nous les cadres somment des agents du développement», a-t-il conclu.

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Quant à Dehe Yves de Guiglo, voici ce qu’il dit : «Cette initiative est une bonne chose qui nous a permis d’exporter la culture du village jusqu’à Abidjan, car on a plus trop le temps pour nous rendre au village. Et ces moments participent égalementà la cohésion sociale parce qu’il n’y a pas que les wê ici ce soir », s’est-il réjouit.

FORD RAYMOND GUEI

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