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Augmentation des inscriptions dans les universités publiques : le grand hold-up sur l’avenir des étudiants-« Ma part de vérité »

Augmentation des inscriptions dans les universités publiques : le grand hold-up sur l'avenir des étudiants-« Ma part de vérité »; Ledebativoirien.net

 »Un eldorado financier sans contrôle »

« Je suis Kouamé N’guessan Jean Vincent dit Nl Pacifik, étudiant et ex secrétaire général national de l’UNESCI dissoute.  Dans un article paru ce mardi 06 Janvier 2026 sur une plateforme numérique  » Enquête Media », il était question pour l’auteur de l’article de faire cas des augmentations constatées sur nos espaces universitaires publics. Cette publication a suscité la réaction de l’opinion nationale et de la Présidence de l’UFHB de COCODY.

Dans ce texte que je vous propose, je vous livre ma part de vérité en tant qu’ancien leader d’organisation de défense des intérêts des étudiants dissoute le 30 Octobre 2024 par décret.

En effet, ​pendant que les regards sont fixés sur les frais d’inscription officiels tels que relayés par certains pour démentir l’argument de l’augmentation des frais d’inscription dans nos universités publiques, un système de « privatisation forcée » s’est installé au cœur de nos UFR.  Analyse d’une stratégie qui asphyxie le parcours classique pour remplir les caisses des filières professionnelles.

​Le « parcours classique » : Un robinet qu’on ferme à dessein

​Officiellement, les frais d’inscription pour le parcours classique (Licence, Master de recherche et Doctorat) restent bas. Mais dans la réalité, l’accès à ces diplômes est devenu un parcours du combattant.  L’administration a instauré une politique de quotas drastiques pour les Masters de recherche et le Doctorat. Sous prétexte de « manque de places » ou de « critères d’excellence », on ferme le robinet de l’enseignement gratuit.

​L’objectif est clair : Décourager l’étudiant du parcours classique pour le pousser vers la seule issue restante : la filière professionnelle.

​La « professionnalisation » : Un eldorado financier sans contrôle

​Une fois le Master de recherche rendu inaccessible, l’université ouvre grand les portes des filières professionnelles. Ici, plus de problème de quotas, mais un ticket d’entrée prohibitif.

​L’arbitraire des tarifs : C’est le « Far West »

Chaque UFR fixe ses prix en toute autonomie. Pourquoi une Licence Pro coûte-t-elle 400 000 FCFA dans une UFR et 900 000 FCFA dans une autre, pour les mêmes infrastructures publiques ? ​

Une privatisation déguisée : On utilise les amphis construits par l’État et les professeurs payés par le contribuable pour faire du profit privé au sein du service public.

Le chantage à la réussite : ​Ce système crée une université à deux vitesses. L’étudiant n’a plus le choix de sa vocation ; il subit une orientation forcée par l’argent.

S’il n’a pas les moyens de payer ces « filières pro » aux montants exorbitants, il reste bloqué dans l’inertie administrative, vieillissant en Licence 3 ou Master 1, sans perspective de passer au niveau supérieur.

​Ce que cache le Ministère

​Le silence du Ministère de l’Enseignement Supérieur sur l’absence de textes encadrant ces tarifs est complice. En laissant les UFR fixer des prix à leur guise, on légalise une extorsion de fonds sur le dos des familles ivoiriennes.

​Où va l’argent collecté dans les UFR ? ​Pourquoi les diplômes de ces filières sont-ils souvent les plus longs à être délivrés ? ​Pourquoi obliger un étudiant brillant à payer 1 000 000 FCFA pour un Master Pro alors qu’il a le niveau pour un Master de recherche gratuit ?

​L’université publique n’est plus ce temple du savoir accessible à tous. Elle est devenue un marché où l’on ferme les portes du mérite pour ouvrir les tiroirs caisses des UFR.

Il est temps que les étudiants et les parents disent NON à cette marchandisation sauvage de l’avenir de nos enfants ». Kouamé N’Guessan Jean Vincent dit Nl Pacifik (étudiant et ex secrétaire général national de l’UNESCI dissoute).

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