Depuis le 10 Août 2020, des manifestations pacifiques des Ivoiriens sur toute l’étendue du territoire national pour dire non à un 3ème mandat de Monsieur Alassane Ouattara ont fait 26 morts et 180 blessés bilan officiel qui pourrait s’alourdir au regard de la gravité de certains blessés.
Condamnons avec la dernière énergie cet acte de barbarie d’une autre époque. Demande, qu’une enquête soit ouverte, menée en toute transparence et que les auteurs soient poursuivis, arrêtés, traduits devant la justice et condamnés selon la loi.
A l’heure où notre pays la Côte d’Ivoire tend tout droit vers une crise sans précédant avant, pendant et après la présidentielle prochaine au sujet de la légalité ou non du 3ème mandat du Président Alassane Ouattara, sujet qui fait actuellement couler beaucoup d’encre et de salive et qui ne manque pas de diviser nos constitutionnalistes,
Il apparaît logiquement convenable de nous interroger sur la personne qui doit réunir les tenants du pouvoir et les opposants autour d’une table de négociation ? Pour que chacun fasse un sacrifice au nom de la paix et dans l’intérêt de la population qu’ils prétendent aimer tant.
Qui ? Quelle institution? L’Assemblée Nationale ? Le Senat ? On me dira qu’ils sont en majorités proches du pouvoir. Les têtes couronnées ? On me dira peut-être que beaucoup doivent leurs fauteuils grâce au pouvoir en place.
Nous avons encore en mémoire, le génocide au Rwanda, les massacres au Libéria, le massacre des wês, le viol des danseuses d’Adjanou, le massacre de la population civile d’Anokoua-kouté en Côte d’Ivoire etc….
Cette population dont vous ne cessez de clamer sur tous les toits, votre engagement pour son intérêt, pour son bien-être et qui vous a donc cru, brave le soleil, la pluie, parfois au risque de sa vie pour vous interpeller sur la nécessité d’un dialogue fraternel.
Il est acquis dans notre société Africaine que, lorsque les parents perdent le contrôle d’un fils, son maître d’initiation est le dernier recours pour le ramener à l’ordre. C’est pourquoi, nous, Mouvement Ivoirien pour le Droit à la Vie (MIDVI), notre conviction est que : Tous les malentendus et même les conflits les plus sanglants peuvent trouver un début de solution grâce à nos valeurs endogènes ancestrales.
Raison pour laquelle, il est temps de vous interroger, hommes politique : Les jeunes accepteront-ils toujours de blesser ou parfois tuer leurs parents Gendarmes, Militaires, Policiers etc. et se retrouver orphelins sans soutien à la maison ? Les forces de l’ordre accepteront-elles toujours d’emprisonner leurs enfants, parents pour les nourrir eux-mêmes ? Ou parfois les tuer pour faire les funérailles avec leur salaire ?
Le Président : Roberson Bah
