Seuls 3 TF de 20ha retrouvés avec intimidation?
En mai 2018, le gouvernement ivoirien a entériné un plan de relance destiné à remettre durablement le Centre National de la Recherche Agronomique au service du développement agricole et de l’économie nationale. Au nombre des mesures se trouve la sécurisation du patrimoine de la structure étatique, estimée 27.000 hectares.
Mais aussi la déclaration d’utilité publique sur tous les sites actuelle, de l’immatriculation des sites au nom de l’Etat suivie de leur cession sous forme de baux emphytéotique. 2026 qu’en est-il de ces mesures? C‘est que des parcelles de ces terrains ont été vendus à des acquéreurs par les villages. Voici ce que révèle le face-à-face CNRA et Acquéreurs de lotissements non loin de sa demeure. Suivez.
Une vidéo qui déclenche l’étincelle ?
Une vidéo sur les réseaux sociaux et la crise foncière mettant en face-à-face le CNA et des acquéreurs des lotissements d’Abadjin-Kouté et Abadjin-Doumin, approuvés en 2015, 2016 et 2019 dans la commune de Songon, est au grand jour.
Publiée, le mardi 10 mars 2026, pour le compte du Centre National de Recherche Agronomique (CNRA)sis à Adiopodoumé, au KM 17 sur la route de Dabou faisant état de ce que le CNRA, est l’objet d’attaque de la part d’une mafia d’acquéreurs de lotissements approuvés par les ministères de la Construction, du logement et de l’urbanisme, sous les ministres Sanogo Mamadou et Koné Bruno Nabagné.
Le site qui jouxte la direction générale du Centre National de Recherche Agronomique a vu quatre lotissements régulièrement approuvés. Avec des péripéties dans la délivrance des actes de concession définitive aux acquéreurs, voilà que ceux-ci croisent sur leur chemin, la structure étatique. Ils se révoltent. En plein, dans la colère des acquéreurs et ce qu’en dit le CNRA.
Les parcelles visées par les publications ont fait l’objet de lotissement et sont approuvées régulièrement. Il s’agit notamment de : Arrêté n°15-0028/mclau/dguf/du/sdaf portant approbation du plan de redressement du lotissement dénommé « Cité Sagou », approuvé par le Ministre Mamadou Sanogo, le 13 février 2015 ; Arrêté n°6-0308/mcu/dguf/du/sdapu portant approbation du plan de redressement du lotissement dénommé « Cité Akouédo D’Akoli-Pierre », approuvé par le Ministre Mamadou Sanogo, le 22 septembre 2016 ;
Arrêté n°19-00025/mclu/dguf/du/sdapu portant approbation du plan de régularisation du lotissement dénommé « Cité Abadjin-Doumin », approuvé par le Ministre Bruno Nabagné KONÉ, le 09 août 2019 ; Arrêté n°19-00044/mclu/dguf/du/sdapu portant approbation du plan de régularisation du lotissement dénommé « Cité Abadjin-Kouté», approuvé par le Ministre Bruno Nabagné KONÉ, le 07 octobre 2019.
Ces actes administratifs portant Arrêté de Concession Définitive (ACD), délivrés sur ces lotissements sont réguliers, pour avoir suivi toute la procédure afférente à la délivrance desdits actes.
Dans la chaleur de Songon
Ce sont plusieurs acquéreurs, copie de notification de sursis, copie du résultat d’enquête réalisé par le ministère de la Construction, copie de la main levée, copie des trois Titres fonciers qui concèdent un espace au CNRA, copie du Procès-verbal de constat de l’agression des acquéreurs, copies des droits de recettes domaniaux payés à la conservation foncière pour le processus d’obtention de l’ACD en mains, qui étaient debout comme un seul homme au sein d’un collectif, à l’entrée d’Abadjin-Doumin.
Le vendredi 13 mars 2026, ils ont sans hésiter rejeté les communications faites par le CNRA sur les réseaux tendant à discréditer le ministère de la Construction. Ils lancent d’un trait, par les voix du président du collectif des acquéreurs, Koua Anderson et son collègue Barouan Nahounou Privat :
« Aujourd’hui, le ministère de la construction, continue de délivrer les actes sur ces lotissements. Ce n’est pas le CNRA qui est l’objet d’expropriation, c’est au contraire, nous les acquéreurs ivoiriens, c’est nous qui subissons le courroux du CNRA.
Il prend pour prétexte son statut de société paraétatique pour nous empêcher d’accéder à notre site. Le ministre Koné Bruno n’a pas fait de faux sur ce lotissement. Parce que c’est des lotissements qui ont été régulièrement approuvés », soutiennent d’abord les deux responsables des acquéreurs de terrain sur les lotissements cité Abadjin-Kouté et Abadjin-Doumin. Plongeons dans de larges explications.
Toutes les étapes ont été observées?
« Les deux premiers lotissements : lotissement cité Sagou et le lotissement cité Dacoly-Pierre, ont été respectivement approuvés en 2015 et en 2016 sous la direction du ministre Sanogo Mamadou. Et en ce moment, le ministre Koné Bruno n’exerce pas encore les fonctions du ministre de la construction. Il faut d’abord préciser cela. C’est en 2019 que le ministre Bruno Koné a fait approuver les deux derniers lotissements : les lotissements, Cité Abadjin-Doumin et Cité Abadjin-Kouté, que réclame le CNRA.
A la lecture des documents présentés, en 2020, à la demande du CNRA, à la suite d’une opposition formulée sur lesdits lotissements, le Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme a mis un sursis à délivrance d’actes administratifs sur l’ensemble des lots et îlots rattachés aux lotissements précités.
Une expertise foncière diligentée par ledit Ministère a été réalisée par ses services techniques notamment la Direction de la Topographie et de la Cartographie (DTC) à l’effet de s’assurer de l’effectivité de la propriété du CNRA sur les parcelles loties.
Au vu des résultats de cette expertise foncière, il ressort que la propriété du CNRA sur le site de Km 17 totalise une superficie de 20 hectares issue de trois (3) titres fonciers qui ne leur est pas déniée. Les parcelles loties ne font pas partie de la propriété du CNRA. À la suite de cette conclusion, le Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme a procédé à la main levée de sursis à délivrance d’actes administratifs sur les lotissements, le 27 Juillet 2022 et a repris la délivrance des actes. « C’est-à-dire les deux premiers approuvés par le ministre Sanogo Mamadou et les deux que lui-même ministre Koné Bruno a approuvés en 2019.
Et là, le ministre a insisté pour que le CNRA envoie la preuve de sa propriété sur ce site. La parcelle totalise une superficie de 243 hectares. De 2020 jusqu’à 2022 il a été demandé au CNRA de prendre attache avec la direction technique du ministère de la construction à l’effet de produire sa propriété sur ses parcelles.
Durant 2 ans, le CNRA n’a produit que 3 TF (Titre Foncier) qui totalisent une superficie de 20 hectares. En dépit de cela, le ministre a instruit son directeur technique en accord avec le CNRA pour approfondir les enquêtes en demandant à la direction de réaliser une expertise foncière.
Cette expertise a été réalisée début 2022 et a montré que les 20 hectares ne portent pas le nom du CNRA, mais de Blohorn parce qu’ à l’époque, c’est cette entreprise qui détenait cette parcelle.
La direction technique du ministère a fait des levées topographiques et un constat a été fait », expliquent les représentants des acquéreurs des lotissements cité Abadjin-Doumin et Cité Abadjin-Kouté.
Et le constat ?
Le ministère découvre par la suite que le CNRA bien que propriétaire de 20 hectares sur lesquels il détient des TF, est installé sur 28 autres hectares qui font partie des lotissements approuvés. C’est à ce niveau-là que le ministère va prendre des mesures pour éviter d’empiéter sur son patrimoine bien que, même les 28 autres hectares sur lesquels le CNRA n’a pas de TF, mais y a des installations sporadiques.
Le ministre prend la mesure de circonscrire cette parcelle et de la maintenir au nom du CNRA, qui en plus des 20 hectares avec TF, a ses bureaux érigés sur la superficie de 28 autres hectares, pour une question de respect de cette institution.
Le ministre Koné Bruno quand bien même qui n’était pas à l’initiative des deux premiers lotissements approuvés en 2015 et en 2016 mais il a quand même mis un sursis sur ces lotissements là pour une question d’éthique et pour une question de transparence.
Le rapport d’enquête est transmis au service juridique du ministère de la Construction qui lève le sursis le 27 juillet 2022. C’est-à-dire 2 ans après le sursis.
Le ministre a donné toute la possibilité au CNRA de prouver sa propriété sur la parcelle de 243 hectares située au Km 17. Ce que le CNRA n’a pas été capable de prouver. Durant 2 ans de sursis, le Centre n’a pas pu produire la propriété sur cette parcelle ».
Ce qui va se passer par la suite
En 2022, après la levée du sursis, le ministère de la Construction a repris la délivrance d’acte aux acquéreurs dont l’ACD. Les ACD en possession, ceux-ci décident la mise en valeur de leur site. En 2023 pour matérialiser leurs terrains, ils constatent que le CNRA déploie des gendarmes empêchant tout accès au site. Quand bien même ils sont en pleine propriété.
« Nous ne sommes pas en train de revendiquer nos propriétés sur la base des attestations villageoises, mais sur la base des ACD que nous avons régulièrement acquis auprès du ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisation. Si le lotissement n’est pas approuvé, il n’y a pas lieu de réclamer une propriété. Cela fait 6 ans que nous avons acquis ce terrain depuis 2019. Pour d’autres, et d’autres 2015 et 2016.
Sur les quatre lotissements, les deux premiers lotissements sont bâtis, construits et habités, à 90 %. C’est sur les deux derniers lotissements approuvés par le ministre Koné Bruno que le CNRA fait des difficultés », soutient le collectif des acquéreurs des quatre lotissements en question. C’est d’ailleurs cette action des forces de l’ordre qui a conduit à la mise sur pied d’un collectif d’acquéreurs.
« Nous avons approché la chefferie des deux villages concernés, notamment Abadjin Doumé, et Abandjin-Kouté, qui étaient aussi à leur niveau de se battre pour récupérer leurs parcelles et nous avons uni nos forces pour mener cette bataille.
C’est avec leur accord que nous sommes venus sur le site ici le 5 février dernier pour matérialiser notre présence sur le terrain vu que nous sommes en pleine propriété. Une fois sur le site, le CNRA fait intervenir encore une fois de plus la gendarmerie. Nous avons décidé de mener la bataille et de préserver nos titres que nous avons acquis auprès du ministère de la Construction »…
Activités commerciales du CNRA?
« Mais ce que nous déplorons c’est que le CNRA ne dit pas réellement la situation qui prévaudra. Il est vrai que sur certains autres sites, le patrimoine du CNRA peut certainement être agressé, mais ici au kilomètre 17 la réalité est tout autre.
Pendant que le CNRA se promène dans toute la Côte d’Ivoire pour dire que son patrimoine foncier destiné à la recherche agronomique est menacé, le même s’adonne à des activités commerciales sur le site. Il y a des champs de manioc qui sont créés sur plusieurs hectares, mais cette culture n’est pas de l’expérimentation, c’est du commerce.
Si nous les acquéreurs avons voulu aller dans le même sens que le CNRA, on aurait déjà porté plainte contre le CNRA pour abus de confiance vis-à-vis de l’État du Côte d’Ivoire parce que sur les lots qui nous ont été attribués par l’État de Côte d’Ivoire, le CNRA fait un bras de fer avec nous. Mieux, le CNRA met ces parcelles à la disposition des d’individus pour faire la culture de manioc et en tirer profit, ce qui est différent de la recherche agronomique.
Et la suite encore?
« Nous estimons qu’en réalité il n’y avait aucun problème. C’est le CNA qui veut faire du zèle. Parce que le CNRA n’est pas installé sur les lotissements sur lesquels l’État de Côte d’Ivoire nous a cédé des parcelles. Donc pour nous, nous n’avons pas de problème avec le CNRA. Rassurez-vous, Le CNRA ne peut rien bloquer parce que la décision qui peut permettre de bloquer ses lotissements, c’est une décision qui viendra de l’État de Côte d’Ivoire, à travers une de ses représentations.
Et nous sommes convaincus que si l’État prend une telle décision, cette décision sera valablement motivée. Et c’est parce que le CNA sait qu’il ne peut rien bloquer, qu’il s’est évadé sur les réseaux sociaux pour faire du bruit. Nous sommes dans un état de droit», concluent le président du collectif Koua Anderson et le porte-parole Barouan Nahounou Privat.
Qu’en pense le CNRA ?
Après les déclarations des acquéreurs, ponctuées d’une visite des sites, qui se sont étendues au site de la direction générale du CNRA, des équipes de médias présents, ont approché la direction juridique du Centre. Elle a livré son explication sur la situation qui prévaut en l’espèce sur ce qui est du patrimoine foncier du Centre national de recherche agronomique à Adiopodoumé-Songon.
Ce que dit la direction juridique
« Le Centre National de Recherche Agronomique en ce qui concerne les lotissements Abadjin-Doumin et Abadjin-Kouté, particulièrement, c’est une affaire qui remonte aux années 1940. Elle commence avec les anciens instituts de recherche comme l’ISDA (Institut Scientifique du Développement Agricole) et l’ORSTOM (Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer). La présence de ces instituts dans la zone remonte à une période antérieure.
A l’époque, les relations entre ces instituts et les villages voisins se faisaient à travers des actions sociales: la construction d’infrastructures, l’appui aux écoles, l’aide aux populations en cas de difficultés. Par moments, ils faisaient aussi des cultures vivrières, mais il n’y avait pratiquement pas de grands bâtiments.
Par la suite, des décrets de dissolution de ces anciens instituts français ont été pris et tout le patrimoine a été transféré au CNRA. Ces décrets prévoyaient que tout ce qui appartenait à ces instituts, que ce soit le patrimoine mobilier ou immobilier, revienne au CNRA. Cela concerne donc les terrains et les installations. C’est dans ce cadre que le CNRA s’est structuré avec des statuts et un règlement intérieur pour continuer ses activités.
La sécurisation du foncier a véritablement commencé autour des années 2010, notamment au niveau de la direction en charge du patrimoine. Malheureusement, à cette époque, il n’y avait pas encore de service juridique suffisamment structuré pour conduire correctement les démarches administratives et mutations nécessaires sur les anciens titres fonciers. Certaines personnes ont profité de ces failles pour commencer à faire des démarches foncières sur le site.
C’est ainsi qu’entre 2013 et 2014, le CNRA a saisi la justice pour demander l’arrêt de ces activités. Une décision judiciaire a même été obtenue pour faire cesser certaines occupations. Mais sur le terrain, l’exécution de ces décisions a rencontré des difficultés. Nous avons demandé aux occupants de quitter les lieux. Mais les constructions déjà entamées n’ont pas été détruites », soutient une responsable de la direction juridique.
Actions du CNRA dès 2018
« Lorsque certains responsables actuels du CNRA arrivent sur le site, notamment à partir de 2018, ils découvrent plusieurs projets de lotissements déjà engagés. Selon eux, toutes les démarches préalables à ces lotissements n’avaient pas été présentées au CNRA. Face à cette situation, le service juridique a introduit en 2019 une procédure en annulation concernant quatre lotissements: les Cités Sagou, Abadjin-Koué, Abadjin-Doumin et Akoli-Pierre.
Le dossier a été confié à un cabinet d’avocats qui a saisi la juridiction administrative compétente. Dans le même temps, des discussions ont été engagées avec les villages riverains.
Ceux-ci affirment que les terres leur appartiennent historiquement. Mais selon le CNRA, certaines archives notamment, une carte de l’ORSTROM datant de 1946 montre que l’espace concerné relevait du territoire d’Adiopodoumé, qui collaborait avec les instituts de recherche de l’époque.
Avec l’urbanisation progressive de la zone, aujourd’hui rattachée à Songon, plusieurs villages voisins revendiquent également des portions de ces terres», termine la responsable du service juridique du CNRA.
En somme, le Conseil d’Etat est saisi de la situation. Mais pour les acquéreurs : « Il revient au CNRA de produire le titre de propriété sur les 243 hectares, pour conduire le ministère de la Construction à lui-même se rendre à l’évidence que les actes qu’il a délivré sur des lotissements ont des insuffisances. Le CNRA n’a pas de titres sur nos lots », lancent-ils. A suivre.
A qui la faute ?
Entre ambitions urbanistiques débridées et impératifs de recherche agronomique, le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) voit ses réserves foncières fondre sous l’effet d’une administration à plusieurs têtes. Un imbroglio qui menace des décennies de travaux scientifiques. Le Créé en 1998 pour porter l’excellence agricole du pays, premier producteur mondial de cacao et d’anacarde, le CNRA, dont l’État détient plus de 50 % du capital, fait aujourd’hui face à l’État lui-même.
Ledebativoirien.net
HERVE MAKRE
……………………… Encadré………..
L’impossible sécurisation foncière
Malgré un patrimoine initial estimé à plus de 27 000 hectares répartis sur l’ensemble du territoire, le CNRA ne possède quasiment aucun titre foncier définitif sur ses parcelles expérimentales. Cette vulnérabilité juridique, héritée d’un statut de « gestionnaire par affectation » plutôt que de propriétaire, se retourne aujourd’hui contre l’institution. À Adiopodoumé, Anguédédou ou encore Dabou, des portions massives de plantations expérimentales-parfois plus de 500 hectares d’un seul tenant-sont « grignotées » à une vitesse exponentielle par des lotissements approuvés.
Le court-circuit ministériel
La Recherche Scientifique et l’Agriculture qui tentent de sanctuariser des parcelles où sont testées les semences de demain et la Construction et l’Urbanisme dont les services techniques délivrent des Arrêtés de Concession Définitive (ACD) sur ces mêmes sites, au profit de promoteurs privés ou de chefferies villageoises.
Ce « doublon administratif » permet à des chantiers de sortir de terre en pleine zone de recherche. Résultat : des arbres centenaires abattus pour laisser place à du béton, et des protocoles de recherche mondiaux interrompus net. Cartographie des « zones rouges » de la recherche. L’hémorragie foncière du CNRA se concentre là où la valeur du mètre carré crée un conflit direct avec l’agronomie.
Un « drame scientifique » sous silence ?
Le diagnostic des syndicats du CNRA est sans appel. Ce n’est pas seulement de la terre qui disparaît, mais un patrimoine stratégique. Le passage du foncier « rural » au foncier « urbain » constitue la faille juridique majeure. Dès qu’une zone intègre le périmètre urbain, les titres précaires du CNRA deviennent caducs face aux nouveaux ACD. Si le gouvernement a lancé en 2018 un plan de restructuration, la sécurisation foncière reste le parent pauvre de la réforme. Faute de « sanctuarisation » immédiate par décret, le CNRA craint de finir déconnecté des terres qui ont fait la richesse de la Côte d’Ivoire » (Enquête Media 16/06/2026).

